abscons

Accueil du site

abscons

abscons : adj. obscur, difficile à comprendre. Le blog de l’arpenteur K. en somme.
  • À l’intérieur

    1er mai 2008, par L’arpenteur K.

    Un film d’Alexandre Bustillo et Julien Maury (2007) avec Alysson Paradis, Béatrice Dalle et Nicolas Duvauchelle.

    Il y a beaucoup de choses à dire d’À l’intérieur, c’est déjà ça, mais pour être honnête, je l’ai vu il y a déjà un petit moment et cette chronique inachevée date un peu elle-même et je n’ai pas très envie de m’y replonger. Ce qui suit est donc incomplet, je vous le livre tel quel. Qui sait, je l’étofferai peut-être un jour, à l’occasion d’un second visionnage (et je pourrais même peut-être changer d’avis, hein, qui sait ?).

    Voilà, ça me gêne un peu de parler de ce film. Parce que le cinéma de genre est rare en France, qu’il faut le défendre, patin-couffin. Et que ça va m’être dur que de défendre À l’intérieur. Parce que je ne l’ai pas aimé, ni trouvé bon (c’est même pour ça que je ne l’aime pas). Et que je n’ai pas envie de tomber dans le travers du "ah oui mais c’est bien pour un film français", même si, par certains côtés, ça compte : c’est bien que l’on puisse voir un long-métrage français aussi gore et sanglant, mais faut pas pousser plus loin.
    Même si l’on peut apprécier un certain dynamitage formel, il est dommage que ça ne fonctionne pas. C’est vrai qu’il était audacieux de faire un court-métrage d’une heure et vingt minutes, mais qu’est-ce que c’est long ! Surtout pour un scénario qui semble étiré au possible et qui ne tient pas la route. Les réactions des personnages ne paraissent pas crédibles et le timing de ce qui se passe claudique. Sur ce dernier point, j’hésite entre un montage hasardeux, une écriture malingre ou une volonté de grapiller du temps et d’allonger la bobine. Ou ce n’est rien de tout ça et l’isolation sonore des escaliers entre le rez-de-chaussée et l’étage est proprement impressionnante et il est impossible d’entendre ce qu’il se passe à l’étage depuis le rez-de-chaussée et vice-versa.
    Le contexte politico-social ressemble plus à un prétexte qu’à autre chose. Les gars, la prochaine fois, si vous voulez glisser un message politique dans un de vos films, ne vous cassez pas, un plan avec un zombie qui pousse un caddie, vous verrez, ça a beaucoup plus d’impact et c’est toujours marrant.

    C’est tout, c’est un peu lapidaire, mais débrouillez-vous avec ça.


    Répondre à cet article

    4 Messages de forum

    • À l’intérieur

      4 mai 2008 21:24
      Personnellement, je ne comprend pas le désir qu’il existe un cinéma de genre français...

      Répondre à ce message

      • À l’intérieur 5 mai 2008 14:10, par L’arpenteur K.
        Mine de rien (mine de crayon) ça ne va pas être une mince affaire que de répondre à cela, à tel point qu’il va falloir que je planche un peu pour ne pas le faire n’importe comment. Je vous rassure, j’ai mes arguments, je tiens juste à les formuler correctement. À suivre donc.

        Répondre à ce message

        • À l’intérieur 6 mai 2008 11:35, par mpm
          Mine de plomb...

          Répondre à ce message

          • L’horreur n’a pas de frontière... 9 mai 2008 11:18, par Ska
            Il ne s’agit pas de défendre un film d’horreur parce qu’il est français, tu as raison. Pourquoi faudrait-il être plus sympa parce que c’est un film français ? C’est le travers dans lequel tombe ce machin que je ne supporte plus de lire (Mad Movies) en encensant des Eric Valette (Maléfique, quelle daube !), des Pascal Laugier (Saint-Ange, pitoyable) ou des Alexandre Aja (Haute tension, risible... même si le garçon s’est bien rattrapé avec son remake de La colline a des yeux). La moindre série B anglaise ou américaine vaut mieux que ces titres. Et pourtant, je défend vaille que vaille le cinéma français (au quotidien, c’est même mon boulot). Seulement voilà, il faudrait que les réalisateurs tentant de se confronter au genre horrifique comprennent qu’il faut sortir 1) de l’hommage révérencieux 2) de la parodie Je n’ai pas vu A l’intérieur. Parce que sur le sujet de la maternité, j’avais très peur du film de mecs un peu beaufs (bah oui, ils viennent de Mad Movies) fantasmant ce truc qui les dépasse. Mais sans doute me trompé-je....

            Voir en ligne : http://7and7is.over-blog.com

            Répondre à ce message


  • The Host

    18 février 2008, par L’arpenteur K.

    The Host (Gwoemul), film Sud-Coréen de Joon-ho Bong de 2006.

    JPEG - 232 ko

    Je vais faire court : je ne savais pas grand chose de ce film si ce n’était sa nationalité, que c’est un film d’horreur avec un énorme monstre sorti des eaux. J’en avais aussi lu et entendu que du bien et à mon tour, j’en conseille le visionnage. Ce n’est peut-être pas un grand film universel, on reste dans le cinéma de genre, mais c’est un film malin et intelligent, drôle et critique, émouvant (enfin, moi j’ai été ému) avec de vrais moments de tension. Il n’est pas parfait, mais son originalité comble quelques défauts minimes. Par exemple, il y a des plans de la créature où les effets spéciaux ne sont pas excellents, mais on s’en fout. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas ce qui compte ou disons pas tant que ça. C’est riche et généreux par bien d’autres aspects pour ne pas s’en formaliser.
    Maintenant une illustration de l’habileté scénaristique : le tout début du film, clichesque au possible, libère le reste du long-métrage de scènes d’hypothèses et de justifications sur la genèse de la créature toujours ou bien trop souvent lourdes et barbantes. Et c’est fait dans les règles de l’art, on n’y voit sans problème le clin d’oeil au genre avec la pointe d’humour et le décalage nécessaires et c’est vraiment utilisé de façon enthousiasmante.
    J’avais dit faire court, donc pour finir : la tension du film est présente et fonctionne parce que le réalisateur et les scénaristes ont su nous prouver dès le début qu’ils sont prêts à tout et à n’importe quoi, et dans le bon sens du terme. Du coup, en cassant ce qui sont de vilaines habitudes chez tant d’autres, d’un récit calibré, linéaire et finalement attendu, le spectateur reste sur ses gardes et se demande vraiment ce qu’il se prépare à voir.
    Bref, un divertissement de qualité, que je ressens aussi comme une oeuvre personnelle et qui offre même un message à ceux qui, comme moi, apprécient également de trouver un discours social ou politique dans les films de genre entre deux cadrages loufoques et quelques tripes à l’air.


    Répondre à cet article

    1 Message

    • The Host

      29 mars 2008 19:02, par Camif
      Si tout les films de monstres avaient cette qualité dans la psyhcologie des personnages humains, ce ne serait pas pour me deplaire. On est très loin des gnangnanerie des Godzilla et autre monstres japonais

      Répondre à ce message


  • Wilderness

    16 février 2008, par L’arpenteur K.

    Wilderness est film de Michael J. Basset (2006) avec notamment Stephen Wight et Toby Kebbel.

    Je ne vais pas révéler tout le scénario de ce thriller "horrifique" mais il s’agit d’une bande de délinquants britanniques qui sont envoyés sur une île déserte britannique en guise de punition, avec tout de même un garde-chiourme. Mais l’île n’est pas si déserte que ça et là, c’est le drame.

    JPEG - 169.9 ko
    Wilderness

    Bon, ça se regarde, le scénario n’est pas trop mal sans être d’une folle originalité et malgré quelques lourdeurs. Toby Kebbel a une bonne gueule mais ne m’a pas toujours convaincu, Steve Wight en nazillon fait du bon boulot mais tous les acteurs ne sont pas fabuleux ou n’ont pas été bien dirigés. Pour le genre (horrifique, je le rappelle), il reste sacrément dommage que les scènes de meurtres (bah oui, il y a des meurtres) soient systématiquement mal mises en scène et mal réalisées, gâchées (sauf une peut-être) et bien que certains les trouvent génialement gores, ça n’a pas été mon cas. Sur le papier ou ne serait-ce qu’à imaginer, ces morts sont assez crades et dérangeantes mais à l’image, bof. Ou je suis un vieux blasé (et encore, je pense que l’un n’empêche pas l’autre).
    De toute façon, la réalisation est assez plate mais ce sont ces scènes là qui en pâtissent le plus.
    Toujours à propos de ces mêmes scènes, je trouve étranges certains "effets" qui à mon sens n’ont pas leur place dans un film qui a tout pour être le plus réaliste possible et aurait dû l’être. Un exemple pour étayer le propos : je ne pense pas que je prendrais le temps d’être surpris qu’il me manque une moitié de main si dans le même temps je me faisais éviscérer. Oui, c’est un détail, mais ça compte. Ou est-ce un effet comique malvenu et raté, un clin d’oeil au genre, malvenu et raté, je ne sais pas.

    Il vaut mieux oublier de prêter attention à la musique passablement mauvaise de Mark Thomas et au sound design pas brillant non plus.

    Ça reste donc un film moyen, mais pas ennuyeux non plus, sauvé par les relations entre ses personnages et une certaine simplicité, une absence de prétention. Ça mérite d’être vu une fois mais sans doute pas de figurer dans sa dévédéthèque.

    Et une petite chose encore : c’est toujours un plaisir d’écouter des britanniques s’exprimer avec un accent infernal (c’est peut-être même ce qui fait le plus peur dans Wilderness).


    Répondre à cet article


  • Heartbreak Ridge

    31 janvier 2008, par L’arpenteur K.

    Heartbreak Ridge (1986), plus connu en France sous le titre du Maître de guerre, est un film de et avec Clint Eastwood que j’ai vu un certain nombre de fois et qu’il ne doit pas vraiment être la peine de présenter. C’est encore un film que j’ai découvert gamin, à l’époque où, pour Alexandre [1] et moi, un tel film, avec de l’action, plein de gros mots, d’argot et de répliques "coups de poing", était le summum de la coolitude.

    JPEG - 40.4 ko

    Il fallait, mardi soir, que je me change les idées, vraiment, et en ce moment le cinéma remplit assez bien cette fonction sur ma petite personne. Je n’avais aucune idée de quoi regarder, aucune inclinaison particulière, avant de tomber sur une bande-annonce de la Relève avec Charlie Sheen et Clint. Et encore une fois, Clint est apparu comme l’homme de la situation, il faut dire qu’il le porte un peu sur sa gueule et qu’il est coutumier du fait selon ses rôles les plus populaires.

    JPEG - 12.6 ko

    C’était décidé, c’est Clint qu’il me fallait pour oublier un instant les vicissitudes de la vie. Malgré sa longue carrière, il n’est pas énormément représenté dans notre dévédéthèque et le choix s’est porté sur... Heartbreak Ridge, forcément, sinon je n’en parlerais pas ici. Le choix tranquille de la valeur sûre ayant déjà fait ses preuves.

    Et à nouveau, j’ai pris du plaisir à le regarder et si j’en connais bon nombre de répliques par coeur, enfin, dans sa version française, ça m’a fait tout drôle de le voir en VO, ça ne devait être que la deuxième fois. J’avoue d’ailleurs que ça parle tellement vite et souvent avec un langage assez particulier, un accent pas possible, que sans les sous-titres j’aurais été véritablement paumé. Bon, et puis j’étais fatigué, hein. Quoiqu’il en soit, il y a un vrai travail sur l’écriture des dialogues, dont le trait est peut-être un peu forcé pour le côté comédie, mais qui fonctionne véritablement bien.

    Tiens, je me rends compte que je suis incapable de parler de la réalisation de ce film. Je ne dois pas parvenir à y être attentif, pris par l’histoire, les dialogues, ma propre nostalgie. J’en déduis donc qu’elle ne doit pas être trop mauvaise ou ratée, parce qu’en tel cas, tout pris que l’on soit, quand ça saute aux yeux... Peut-être est-elle simplement sobre et efficace. Ceci dit, j’ai quelques images en tête, quelques plans qui sont loin d’être dégueulasses (en me relisant, je me dis aussi qu’il y en a des pas terribles, notamment pendant une scène de combat).

    Le scénario de James Carabatsos ne fait pas forcément dans l’originalité mais va piocher dans différents registres avec un certain succès, en alternant entre la vie professionnelle et personnelle du sergent-tirailleur Highway qui finit par ne plus être à sa place nulle part et va se battre, au propre comme au figuré pour regagner son rang, au coeur des Marines comme dans celui de son ex-femme.

    JPEG - 13.6 ko
    Highway et son ex-femme

    Le vrai sujet du film doit être quelque part par là d’ailleurs, mais je vous épargne une analyse qui risquerait d’être trop approximative. Highway, toujours debout, n’en est pas moins un personnage cabossé et malgré ses faits d’arme et la fierté qu’il en tire, la guerre reste un truc dégueulasse, c’est montré dès le générique et cela est sous-tendu tout au long du film, et Tom Highway ne sait faire que ça.

    JPEG - 16.3 ko
    Générique
    JPEG - 14.9 ko
    JPEG - 18.5 ko

    Bon, pourquoi tout cet habituel verbiage ? Parce qu’il me semble que le Maître de guerre est un film assez mésestimé dans la filmographie du réalisateur Eastwood, qu’il est pourtant assez fidèle à ce qu’est son univers, et qu’il mérite d’être vu ou revu. C’est divertissant et ça reste intelligent et sensible et pas mal fait. C’est donc bien mieux que quelques tonnes de bouses que l’on sait si bien nous servir et dont certains se repaissent malheureusement avec un appétit sans faille.


    Répondre à cet article

    5 Messages de forum

    • Heartbreak Ridge

      1er février 2008 12:36, par Ska
      C’est marrant, je n’ai pas revu le film depuis sa sortie. Pourtant, je connais par coeur certaines répliques car un groupe d’amis voue un vrai culte à ce film et à ses dialogues (c’est un peu leur Père Noël est une ordure à eux). Vous vous entendriez bien... :-)

      Voir en ligne : http://7and7is.over-blog.com

      Répondre à ce message

      • Heartbreak Ridge 1er février 2008 13:03, par L’arpenteur K.
        Tu crois que l’on devrait monter un club ? Ou à l’heure du web 2.0 social bidule, une communauté Fessebook ?

        Répondre à ce message

        • Heartbreak Ridge 10 février 2008 22:14, par StephA
          Je suis membre de ce club. Ce film est plus que sous-estimé car beaucoup y ont vu un résultat des années Regean, le gars qui arrive qui sauve toute la compagnie, qui se gagne une guerre à lui tout seul, avec des dialogues savoureux et toujours délicats. Mais il suffit de voir la dernière image...juste la dernière image, l’ex du super marine qui vient le chercher à la fin de cette "petite guerre" et qui agite un minuscule drapeau américain avec un petit sourire qui en dit long...c’est là le vrai message de ce film... Mais bon Clint est superbe of course et je suis super objectif

          Voir en ligne : http://spiroupicture.over-blog.com/

          Répondre à ce message

          • Heartbreak Ridge 11 février 2008 01:10, par L’arpenteur K.
            Eh bien il ne reste plus à Ska qu’à nous organiser une convention ou tout du moins une rencontre, et pour le remercier, il aura le droit de le regarder à nouveau avec les commentaires de chacun. J’avais zappé le contexte politique de l’époque, merci de me l’avoir remis en tête.

            Répondre à ce message


  • Je cite #8

    25 janvier 2008, par L’arpenteur K.

    « Éléonore, beaucoup trop habituée à cette fatale irritation du coeur qui nous prive de tout autre sentiment, s’étonnait qu’un être si distrait, si froid, puisse supporter son immobile existence. Sa tante se levait tous les jours à la même heure, faisait sa prière à la même heure, recevait à la même heure les pieux amis qui venaient la visiter et dont l’existence était aussi monotone et apathique que la sienne. Les repas étaient réglés ; mais elle priait sans onction, mangeait sans appétit et se mettait au lit sans avoir la moindre incitation au sommeil. Sa vie était purement machinale, mais la machine était si bien montée qu’elle paraissait se rendre compte de ses mouvements et en éprouver une sorte de satisfaction.
    Éléonore s’efforça vainement d’imiter cette vie de froide médiocrité. Elle voyait un être inférieur à elle sous tous les rapports, jouir d’une espèce de bonheur, tandis qu’elle-même était malheureuse et s’en étonnait. Hélas ! elle ne savait pas que ceux qui sont privés de coeur et d’imagination sont les seuls qui sachent jouir des agréments de la vie. Une indolente et froide médiocrité leur suffit dans leurs occupations comme dans leurs distractions. Le plaisir ne signifie rien d’autre pour eux que d’être exempts de souffrances véritables, et ils n’associent la douleur qu’à l’idée de maux corporels ou calamités extérieures : la source de la douleur ou du plaisir ne se trouve jamais dans leur coeur, tandis que ceux qui sentent profondément l’y cherchent rarement ailleurs. Tant pis pour eux. C’est peut-être le meilleur de la condition humaine que d’être réduit à subvenir aux nécessités de la vie et d’être satisfait lorsqu’on y parvient ; au-delà, tout n’est que rêve de démence, agonie du désespoir. Mieux vaut la sombre mélancolie d’un jour d’hiver, dont la morne tristesse sans jamais diminuer du moins ne s’accroît point et que nous contemplons d’un oeil indifférent qui craint guère les menaces futures, que la glorieuse violence d’un jour d’été où, haletants sous la pourpre et l’or du couchant, nous voyons l’est s’assombrir, les armées du ciel assembler leur tonnerre, et la foudre, peut-être, nous réduire en cendres. »

    in Melmoth, Charles R. Maturin


    Répondre à cet article

    2 Messages de forum

    • Je cite #8

      15 février 2008 21:20, par Un autre

      Je n’aurais dit mieux.

      Je ressens cet extrait comme profondément vrai, et après tant d’errances, je crois que je préfère aspirer à la médiocrité. Si seulement.

      Merci pour cette découverte.

      Répondre à ce message

      • Je cite #8 16 février 2008 18:52, par L’arpenteur K.
        Mais de rien !
        Melmoth est un livre noir, de différentes façons, mais pas seulement. Et j’estime qu’il serait fort dommage de le lire en passant à côté de son humour discret bien qu’assez présent et incisif, en filigrane.

        Répondre à ce message


  • Invasion Earth : The Aliens Are Here

    16 janvier 2008, par L’arpenteur K.

    J’aime le cinéma. Et j’ai failli l’oublier : je regardais de moins en moins de films. Et je m’y remets, doucement mais sûrement et par mes premières amours, le cinéma de genre horrifique. Je crois très sincèrement que c’est par ce là que tout a débuté. Gamin, j’avais la chance que mes parents aient eu un magnétoscope et que la maison fut suffisamment ouverte à mes petits voisins pour se transformer en vidéo-club. Je louais un film, le matin, le regardais seul, s’il me plaisait j’allais chercher Alexandre, seul garçon de mon âge dans le coin et on le regardait ensemble. Et si vraiment il en valait la peine, j’organisais une séance le soir même avec les filles. Je me souviens ainsi d’Alien II vu 3 fois dans la même journée et de la réplique de Ripley dans son robot, passée en boucle 12 fois de suite : "ne la touche pas sale pute !".
    Je me souviens aussi des samedi soirs avec Karim, où il louait de quoi tenir la nuit entière. Et là la découverte de Evil Dead, Scanners, Wolfen... J’avais onze ou douze ans.
    Plus tard, il a y eu la découverte des films de la Hammer, des séries B, Z, des nanards, des Troma. Et les pointures d’un autre genre, Welles, Pasolini etc la liste serait trop longue.

    Pour ces raisons, et plus encore, quand je me suis renseigné sur ce qu’il était possible de regarder à la TV ce soir et que Invasion Earth : The Aliens Are Here allait commencer, j’ai zappé sans conviction avec juste un zeste de curiosité, sait-on jamais.

    Et du coup, rapide critique de ce film de Robert Skotak, sorti en 1988.

    Invasion Earth : The Aliens Are Here

    Pour commencer, c’est le seul film en tant que réalisateur de Robert Skotak et on comprend aisément pourquoi à la vision de cette... oeuvre. Ceci dit, le gars est plus connu pour son travail dans les effets spéciaux (un Oscar pour Aliens, un autre pour Terminator II etc).

    Le casting : on s’en fout, vous comprendrez bientôt pourquoi.

    Quelques mots de l’histoire : des insectes extra-terrestres (ou l’inverse) et humanoïdes s’emparent d’un cinéma pour première étape de l’invasion de la Terre. Leur plan (n°9 évidemment), diffuser des bandes-annonces et des extraits de classiques de la science-fiction des années 50 et 60 aux spectateurs présents dans la salle pour... euh... mmm... pourquoi on ne sait pas vraiment, mais c’est avec ça (et avec une machine de leur cru) qu’ils vont dominer le monde, c’est sûr. Voilà.

    Et c’est donc parti pour un peu moins d’1h30 de séquences, en noir & blanc essentiellement, de films tels que Plan 9 From Outer Space, The Thing From Another World, Invasion Of The Body Snatchers, Rodan etc, entrecoupées de scènes originales mais navrantes, stupides et laides. Et je ne vais pas m’évertuer à détailler l’horrible réalisation, le montage pourri de ces quelques scènes...

    Vous comprendrez maintenant aisément pourquoi l’on se fout du casting, puisque les scènes originales représentent sans doute un peu moins de 20% de la durée totale du film et que le jeu (sic) des comédiens (re-sic) est nul et non-avenu. Après enquête, il s’avère que ce film fut la seule expérience cinématographique pour beaucoup et que la carrière de ceux qui ont insisté a souvent été bien courte.
    Aussi surprenant que cela puisse paraître, il semble donc que l’on puisse faire un vrai mauvais film tout en utilisant majoritairement des images d’autres films, qui, sans tous être excellents, ont tous une renommée et une certaine importance dans leur genre.
    J’imagine que le point de départ de Invasion Earth était de leur rendre hommage mais c’est incroyablement raté. Je n’ose imaginer en revanche un autre point de départ à ce désastre.
    Bref, ce film est une merde qui ne mérite même pas un visionnage de curiosité (je le sais mieux que vous, je l’ai fait subi).
    Le seul intérêt que l’on puisse éventuellement y trouver, c’est qu’il peut servir de support à une soirée concours entre cinéphiles spécialistes pour déterminer lequel d’entre eux reconnaît le plus grand nombre de films "cités". Enfin, pas trop spécialistes non plus, ils risqueraient de s’ennuyer.

    Bon, pour les trop curieux et têtus qui se diraient que ça pourrait être bien de voir ce film pour s’initier aux films de SF des années 50 et 60, voici la liste des films dont sont issus les extraits :

    - The Thing from Another World (1951)
    - The War of the Worlds (1953)
    - Them ! (1954)
    - It Came from Beneath the Sea (1955)
    - Invasion of the Body Snatchers (1956)
    - Earth vs. the Flying Saucers (1956)
    - It Conquered the World (1956)
    - The Mole People (1956)
    - Sora no daikaijû Radon (1956)
    - 20 Million Miles to Earth (1957)
    - The Giant Claw (1957)
    - Invasion of the Saucer Men (1957)
    - The Amazing Colossal Man (1957)
    - War of the Colossal Beast (1958)
    - Fiend Without a Face (1958)
    - The Blob (1958)
    - The Trollenberg Terror (1958)
    - The Hideous Sun Demon (1959)
    - The Angry Red Planet (1960)
    - Reptilicus (1961)
    - Konga (1961)
    - Journey to the Seventh Planet (1962)
    - Kingu Kongu tai Gojira (1962)

    Voilà, allez plutôt regarder ceux-là en vous épargnant Invasion Earth : The Aliens Are Here, enfin, je dis ça pour vous.


    Répondre à cet article

    3 Messages de forum

    • Invasion Earth : The Aliens Are Here

      19 janvier 2008 10:33, par Ska
      Ah, les nuits vidéos avec les potes... Avec des films d’horreur... Oui, j’ai bien connu ça... La VHS était alors un bien précieux... On enregistrait, copiait (quand on avait deux scopes) tout ce qui nous passait sous les yeux pour ensuite en faire profiter les autres...

      Voir en ligne : http://7and7is.over-blog.com

      Répondre à ce message

      • Invasion Earth : The Aliens Are Here 21 janvier 2008 18:13, par L’arpenteur K.

        C’est vrai qu’aujourd’hui les choses ont énormément changé et même si la dématérialisation des oeuvres à des côtés fantastiques, je suis un peu nostalgique de cette époque où l’on pouvait attendre des années avant d’avoir accès et de voir un film un peu rare, censuré ou tout simplement pas grand public. Dès que l’on avait le truc en main, il fallait absolument le regarder dans l’heure ou presque. On avait eu le temps de fantasmer le film, de s’en imaginer cent fois le scénario ou les images que l’on y verrait.

        Aujourd’hui le rapport s’est presque inversé, en étant un peu débrouillard sur le Net, on peut quasiment tout avoir, dans l’heure, direction le disque dur où il y a déjà des tonnes de trucs à regarder (ou à écouter) et à partir de là attendre un moment avant de le voir (ou de l’oublier). Rhalala, la discussion de dinosaures !

        Répondre à ce message

    • Invasion Earth : The Aliens Are Here

      23 janvier 2008 13:33, par Ama-L
      Ca me rappelle mon propre accès au cinéma d’horreur, les samedis tard de Canal +. De Brain Dead à Freddy je ne sais combien, j’adorais ça, et je me rappelle quelques crises de fou-rire devant les représentants les plus maladroits du genre (et quelques suées devant les plus maîtrisés).

      Voir en ligne : http://www.bruitquipense.fr

      Répondre à ce message


  • Du Jazz dans le ravin

    7 décembre 2007, par L’arpenteur K.

    Suite à la lecture d’un article sur une possible découverte du jazz signé par G.T. m’est revenue une anecdote que je vais m’empresser de narrer ici (pour ne pas remettre à demain, n’est-ce pas ama-L).

    Elle remonte au temps où je vivais à Vannes, ville que je ne porte pas dans mon coeur (la faute aux Vannetais) mais qui avait au moins le mérite de proposer quelques boutiques qui me permettaient de m’approvisionner en disques (au moins 4, ce qui n’est pas rien pour une ville de cette taille). Deux d’entre elles étaient indépendantes, d’un côté le Lobo Record Shop qui s’appliquait à me ruiner en galettes vinlyques Funk/Reggae/Exotica (...) et de l’autre, une boutique qui faisait un peu d’occasion mais qui valait surtout le détour pour une importante collection de 33rpm de Jazz et dont j’ai oublié le nom.

    Sachant cela, je décide un jour de m’y rendre pour converser avec le propriétaire des lieux et lui demander conseil. Jusque là, je m’étais contenté d’entrer, de jouer à la pioche dans les bacs, faire mes emplettes et zou. Naïvement, je lui demande par où commencer pour aborder le Jazz en bon psychotique absolutiste et encyclopédiste fantasmé que je suis. Ce monsieur d’un certain âge face à ma candide jeunesse me répond, tout en vaquant à je ne sais quelle occupation cachée par son comptoir, que s’il faut commencer par quelque chose, c’est le Jazz New-Orleans de Louis Armstrong. Je sens bien qu’il m’a prit un peu de haut, et c’est vrai que je ne devais pas vraiment avoir la gueule à vouloir écouter du Jazz (et oui, il y a des gens pour croire qu’il faut une gueule pour ça). Il a peut-être cru que je venais simplement lui faire perdre son temps et me payer sa tête. C’est mal me connaître, en même temps, vous me direz...

    Je lui explique gentiment que j’ai déjà quelques disques à la maison, pas forcément de Louis Armstrong, j’en conviens, mais que pour le coup, je n’avais besoin de lui pour trouver ce nom-là, merci. En ce point mon souvenir de la scène n’est pas exact mais cela me surprendrait beaucoup que dans la formulation de ma requête initiale j’ai omis de mentionner, modestement, la présence d’une culture musicale, la mienne, certes petite, mais qui apprécie tout de même de se faire connaître et là, Louis Armstrong, non mais oh ! J’attendais un peu plus de sa part que de m’évincer à grand coup d’évidence.

    Pour l’aider à m’apporter la meilleure réponse possible à mon attente hardie, je lui donne plus de précisions sur les quelques noms que l’on trouvait (et trouve toujours) dans ma discothèque et que j’affectionne tout particulièrement, Charles Mingus, John Coltrane, Archie Shepp, genre.

    Là-dessus, sans me prêter beaucoup plus d’attention, il rétorque, cuistre, que c’est intéressant de vouloir s’intéresser et découvrir le Jazz en commençant par ceux qui l’ont tué. Ni plus, ni moins. Emballé, c’est pesé. Non mais franchement ! Ahurissant, n’est-il pas ? Et là, je me rends compte que cet homme à qui j’avais prêté une fine connaissance du domaine n’avait qu’Armstrong ou Ellington en tête. Tout au moins de ce qu’il voulait m’en laisser connaître. Charlie Parker ? C’était déjà limite. Le Jazz ne pouvait être sans pupitre, sans Big Band ! Ostraciste ! Diantre, ça m’énerve.

    Ce jour-là, j’ai quand même acheté un disque à ce coquin : Let My Children Hear Music de Mingus. Petite revanche.

    Charles Mingus - Let My Children Hear Music

    Qui plus est, je soupçonnais le sinistre de mettre un peu trop d’acétone dans la solution qu’il utilisait pour nettoyer ses vinyles d’occasion pour en avoir quelques uns à la maison qui n’affichent pas une rayure et qui pourtant craquent et sautent une fois sur la platine.

    Tout ça pour dire quoi ? Rien, c’était une anecdote.


    Répondre à cet article

    4 Messages de forum

    • Du Jazz dans le ravin

      14 décembre 2007 23:45, par bobo*
      arretes donc de penser comme chez téléramaaaaaaaaaaaaaa !!!! fais d’la zikkkkkkkkkkk ! bouges toi l’fion ’spece de poule naine ! j’m’en va t’botter l’derriere moi ! allez !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! oh de djiou !!!!!!!!!!!!! c’pô vrai c’mec mérite des baffes ! alleeeeeeeez au boulot !!!!!!! bibiiiiiiiiiiiiis ! FRed*

      Répondre à ce message

      • Du Jazz dans le ravin 18 décembre 2007 03:03, par L’arpenteur K.
        Télérama toi-même ! Non mais oh. Franchement, d’où ça sort ça ? Pour ta gouverne (rien à voir avec ton gouvernail), je bosse sur un morceau ces jours-ci, même que je le maquette en même temps que je le compose, na ! Pour les baffes, c’est sur réservation, t’as pris ton ticket ? Bon et ces pistes brutes du dernier album, il faut que je vienne les chercher moi-même, c’est ça ? Je te préviens, si je me déplace, il t’en coûtera un Vittel Fraise. Au fait, je n’ai jamais osé te le dire mais je crois que ton clavier a un problème, il frise l’hystérie. Niark Niark.

        Répondre à ce message

    • Bon, passons mes mauvais jeux de mots, et laissons jaillir l’expression du plaisir trop rare de venir cliquer par ici de temps à autres. Cette belle anecdote, qui m’en rappelle tellement de vécue et certaines narrées aussi par-ci par-là (chez Ska par exemple) donne tellement la rage qu’on est quand même vachement cerné par les cons. Même quand ils bénéficient des meilleurs préjugés (pensez-donc : un disquaire !).

      Il faudrait aussi que je dise que les chroniques de films m’ont bien plu, notamment le Maître de guerre (rhaaaaaa... lovely).

      Mais si y a un truc qui me frustre à donf’, c’est POURQUOI on peut pas écouter la musique à K (pas la musique caca, ça y en a sur universal.com) ? Hein ? Même le Myspace qu’on trouve qu’en glougloutant n’a pas un chti morceau ou deux à nous mettre sous l’oreille. C’est fou ça, non ?

      Voir en ligne : Pop Hits, le hit parade chanté

      Répondre à ce message

      • Tout d’abord, c’est toujours un plaisir que de compter parmi mes quelques lecteurs mon cher Christophe ! Plus encore si tu continues à me complimenter de la sorte. Pour la musique, il y en a quelque part sur ce blog, mais c’est clair qu’il faut la trouver, elle se cache, et elle le fait bien. Je travaille sur une nouvelle version de ce site où tout ça apparaîtra de façon plus claire, mais au rythme auquel je bosse dessus, deux lignes de CSS par ci, trois lignes de code par là, il va falloir être patient. Comme pour tout ce que je fais d’ailleurs. Bon, puisque c’est ça, je m’y remets là maintenant tout de suite. Parce que je suis immensément sympa, du son, il y en a , toujours le même depuis un an. Il y a de nouveaux morceaux à venir, mais ils se construisent doucement.

        Répondre à ce message


  • Ce que le temps passe...

    4 décembre 2007, par L’arpenteur K.
    Oui, c’est vrai ça, c’est dingue, il y a des jours où je regrette de ne pas trouver matière à alimenter ce blog alors que lorsque matière il y a, je n’en fais rien et le temps passe suffisamment pour que tout ce qui pourrait être une actualité perde de sa fraîcheur. Du coup, exit les bonnes découvertes comme les Betty Ford Clinic, groupe rennais de rock n’roll, incroyablement pêchu sur scène, drôle et sympathique en dehors.
    Exit aussi le concert des Liars pour lequel j’ai gagné deux places alors qu’il s’en faut pourtant avant que j’arrive à gagner quoique ce soit à un concours. Et HTRK, leur première partie ?
    Et ce que je pense du live de Dominique A et du dernier album en date d’Einstürzende Neubauten ?
    La proposition de Trouble Maker de faire de la musique avec lui ?
    La suite de mes aventures d’apprenti "sondier" ?
    La royale invitation d’Axel à venir assister au concert de Turbonegro au Trabendo le 10 décembre, ça vous dit quelque chose ?
    De même, étiez-vous au courant que je commets des compilations de titres entre 120 et 130 BPM pour le cour de gym local ?
    Et mes débuts en tant que prof de guitare, ça ne vous dit rien non plus ?
    De tout ça, vous ne savez rien, et je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.
    Fichtre !

    Répondre à cet article

    1 Message


  • Patate Froide (depuis le temps)

    9 novembre 2007, par L’arpenteur K.

    Pour faire comme les petits camarades arbobo et ama-L, parce que je n’ai vraiment rien d’autre à foutre (en fait, c’est tout le contraire) et aussi pour m’attirer toujours plus de lecteurs, je vais m’essayer à répondre au questionnaire suivant (que ceux qui me connaissent un tant soit peu rigolent, incapable que je suis de faire des choix et éprouvant toutes les difficultés du monde à faire des réponses qui en soient vraiment) :

    3 chansons qui ont changé ma vie :
    C’est marrant mais là, tout de suite, j’ai l’impression de confondre "qui ont changé ma vie" avec "qui m’ont fait chialer ma race"

    - Goodbye Pork Pie Hat de Charlie Mingus dans sa reprise par Jeff Beck
    - Peaches In Regalia de Frank Zappa sur Hot Rats
    - La Bamba de Richie Valens dans sa version originale ou dans la version Los Lobos (que j’ai découvertes en même temps)
    - Strange Fruit de Billie Holiday
    - La Suite pour violoncelle n°1 en Sol majeur (un peu au pif, j’espère que c’est bien celle-là) de Johann-Sebastian Bach
    - Johnny B. Goode par Marty McFly with the Starlighters que j’ai failli oublier, damned !

    Certes, ça fait plus de trois, mais bon...

    free music

    3 chansons que j’ai honte d’aimer, mais que je connais par coeur quand même et que j’adore chanter quand je m’oublie :
    Avec ma mémoire défaillante il y a peu de chansons que je connais par coeur, et pour le coup, celles dont je parviens à me souvenir ne sont pas forcément celles que j’ai honte d’aimer. Alors, je réponds quoi ?

    - Deux ou trois chansons de Goldorak (mais je n’ai pas toujours honte)
    - Le Papa Pingouin de Sophie et Magaly
    - I Was Made For Lovin’ You de Kiss

    3 groupes ou artistes dont je ne pourrais jamais me lasser, même quand je serais un vieux croûton tout ridé :

    - Einstürzende Neubauten
    - Johann-Sebastian Bach
    - Dominique A
    - Frank Zappa
    - John Coltrane

    Oui, encore plus de trois, mais c’est dur votre truc-là.

    Le groupe/chanteur/chanteuse qui me rend gaga, fan de, bref complètement ridicule et pas vraiment malgré moi.
    Dominique A dès qu’on me laisse en dire plus de trois mots.

    La chanson que j’aurais voulu avoir écrite, composée et éventuellement jouée devant un stade en délire :
    mmm... nous avons là presque deux questions en une...
    Une chanson des Stooges pourrait peut-être répondre aux deux d’un coup, disons T.V. Eye ou Dirt.

    Le groupe que je ne pourrais jamais cesser d’aimer, même si maintenant c’est de la daube, qu’il s’est vendu aux majors et qu’on lui a collé un styliste fou pour le relooker :
    The Stooges, je ne me lasse pas de Funhouse alors que le dernier album fait un peu mal au cul.

    Le groupe dont je fais partie, dans mes rêves les plus fous :
    Les Bad Seeds de Nick Cave

    Le groupe dont j’aurais voulu provoquer le split, et pas que dans mes rêves les plus fous :

    Diantre que la liste est longue ! Allez, le premier qui me passe en tête, U2 !

    Le chanteur/ la chanteuse dont j’aurais voulu, si j’avais été un psychopathe, voler la vie, les amis et la carrière :
    Je fais valoir mon droit de réserve : je suis un psychopathe, je ne peux pas écouter un album que je trouve bon sans imaginer que j’en joue tous les instruments, dont j’aurai composé toutes les parties, que j’en suis le génial producteur etc. Bref, je me vois à tous les postes sauf pour les parties chant des filles et c’est peut-être pour ça que j’aime tant les voix féminines, ça doit me reposer l’ego de les écouter.

    Le groupe/chanteur/chanteuse dont j’attends de pied ferme la nouvelle production :
    Einstürzende Neubauten vient tout juste de sortir un album et je n’ai pas encore eu le temps de m’en plâtrer les oreilles : disqualifié.
    Le prochain album studio de Dominique A !
    Ou le mien (arf arf).


    Répondre à cet article

    9 Messages de forum

    • Patate Froide (depuis le temps)

      9 novembre 2007 11:16, par arbobo

      bienvenu au club des psychopathes ;-)

      (mais promet de ne pas m’approcher à moins de 5 mètres, quand même ^^

      Voir en ligne : http://www.arbobo.fr

      Répondre à ce message

      • Patate Froide (depuis le temps) 10 novembre 2007 14:05, par L’arpenteur K.

        Dans une pathologie un poil différente, j’ai hier soir rencontré Christian, très sympathique batteur d’un excellent groupe rock de Rennes, Betty Ford Clinic (mais ils chantent en anglais, les lâches ;) ) qui m’a l’air d’être un sacré psychopathe de la galette vinylique.

        Bon, et puis question distance de sécurité, tu as de la marge, avant que je ne te retrouve dans mon café-concert auvergnat de prédilection ! De plus en ce moment, en bon provincial snob, je boude tout déplacement vers la capitale... Tu peux donc dormir tranquille.

        Répondre à ce message

    • Patate Froide (depuis le temps)

      9 novembre 2007 15:13, par Ska
      Ouais, Marty McFly ! Bien vu... ;-) En regardant ces jours-ci des vieilles captations d’AC/DC en concert, je découvre en Angus Young l’influence manifeste de Michael J.Fox pour cette séquence mythique...

      Voir en ligne : http://7and7is.over-blog.com

      Répondre à ce message

      • Patate Froide (depuis le temps) 10 novembre 2007 14:25, par L’arpenteur K.

        Figure-toi que dans un souci d’honnêteté, je ne pouvais pas ne pas mentionner cette version avant celle du Chuck. Je crois que cette scène a réellement contribué à développer plus encore en moi des envies, des fantasmes et tout ce que l’on veut dans ce genre, de jouer de la guitare électrique, de faire du rock n’roll, d’être une rock star enfin bref, la totale pour le gamin de 9 ans que j’étais. Pour l’anecdote, mon père avait loué pour moi cette VHS au pif lors de sa sortie dans les vidéo-clubs et je l’ai regardée bien cinq fois en deux jours. Depuis, j’ai arrêté le compteur à 26 visions je crois. Mais il n’est pas impossible que j’en ajoute une autre cet après-midi même.

        Quant aux influences d’Angus c’est fort probable et ce serait d’ailleurs parfaitement raccord avec l’idée d’anachronisme utilisée tout au long du film, et si je n’ai pas le souvenir exact de toute la scène, je me souviens de quelques pas de Duckwalk chers à Angus. Et la création du Duckwalk reste attribué à Chuck Berry. D’ailleurs, l’anachronisme fonctionne aussi avec le vieux grigou de Berry, puisque le film se déroule en 1955, année de la sortie de son premier single (me semble-t-il) et que Johnny B. Goode ne sortira lui qu’en 1958. Bon, je vais regarder tout ça à nouveau et reviendrais là-dessus si besoin. Bon à table !

        Répondre à ce message

        • Patate Froide (depuis le temps) 12 novembre 2007 12:06
          Donc c’est bien ça... C’est Marty McFly qui a inventé le duckwalk et Johnny B Goode... CQFD... J’ai également une fascination totale pour Retour vers le futur. Moi, j’avais douze ans quand je l’ai vu (à sa sortie, en salle) et cela fait partie de mes meilleurs souvenirs de cinéma. C’est un film dont je ne me lasse pas. Je ne l’ai pas vu 26 fois mais pas mal de fois tout de même. J’ai également un faible pour le numéro 2, prodigieusement intelligent dans la façon dont il utilise le principe même de la suite.

          Répondre à ce message

          • Patate Froide (depuis le temps) 12 novembre 2007 12:07, par Ska
            Euh, c’était Ska, j’avais oublié de signer...

            Voir en ligne : http://7and7is.over-blog.com

            Répondre à ce message

            • Patate Froide (depuis le temps) 12 novembre 2007 12:23, par L’arpenteur K.
              Eh oui, sacré McFly. J’ai donc regardé une fois de plus Back To The Future samedi et j’avais oublié un détail d’importance dans cette scène. Le groupe avec lequel il joue, les Starlighters, est le groupe de Marvin Berry, que l’on voit téléphoner à son cousin, Chuck, au moment où McFly entame Johnny B. Goode pour lui dire d’écouter ça, genre "le son du futur que tu cherchais".

              Répondre à ce message

    • Patate Froide (depuis le temps)

      13 novembre 2007 17:10, par Ama-L

      Tu as quand même un mal de chien à te restreindre, l’arpenteur ;-)

      Il me semble que je vois de quelle suite pour violoncelle de Bach tu veux parler. Bach, c’est peut-être le seul compositeur au monde qui peut me provoquer une crise mystique, à ce niveau de sublime ça devient assez inexplicable.

      Voir en ligne : http://www.bruitquipense.fr

      Répondre à ce message

      • Patate Froide (depuis le temps) 14 novembre 2007 00:15, par L’arpenteur K.

        C’est exactement ça, en tout et pour tout, j’ai un mal de chien à me restreindre (dans l’absolu, parce que dans la vie quotidienne ma paresse légendaire m’aide grandement).

        Les Suites pour violoncelle de Bach me font un effet incommensurable, elles sont un peu la plénitude, la quadrature du cercle et tutti quanti. Je partage ton sentiment sur l’écoute de Bach, ça me fait un peu le même effet et nous ne sommes pas les seuls, on doit à Cioran quelques phrases bien senties à ce sujet qui expriment ça très bien : « Sans Bach, la théologie serait dépourvue d’objet, la Création fictive, le néant péremptoire. S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu », "Dieu peut remercier Bach, parce que Bach est la preuve de l’existence de Dieu", « Bach, échelle de larmes sur laquelle gravissent nos désirs de Dieu » ou encore « Si seulement Dieu avait fait notre monde aussi parfait que Bach a fait le sien divin » etc.

        Répondre à ce message


  • White Chalk

    23 octobre 2007, par L’arpenteur K.

    White Chalk's cover Du dernier album en date de PJ Harvey je ne savais pas grand chose avant de l’écouter, simplement qu’il y serait plus affaire de piano que de guitare.

    La première écoute de White Chalk a dû être mitigée, pour cause d’absence de grosse claque. Et quelque part c’est normal, tout ici est calme, disons plus calme que d’habitude. Pas de riff éructant, pas de guitare écorchée, l’écorchure se trouve ailleurs et je devine que PJ a souhaité continuer à gratter en elle plutôt que sur une guitare saturée.

    free music

    Pour me faire une meilleure idée j’ai bien sûr ré-écouté cet album, encore et encore à tel point que c’est le disque que j’écoute le plus en ce moment, bien que je sois toujours incapable en cet instant de dire tout le bien ou tout le mal que j’en pense. Enfin, s’il m’était vraiment désagréable, il resterait dans son coin sans que je cherche à creuser. Je n’arrive tout simplement pas à le cerner et c’est intéressant. Cela vient en partie du côté éthéré de ses chansons et de la voix de PJ (idée que l’on retrouve dans l’ambiance de la pochette). Et en partie du fait que, un peu dans le même esprit, certaines chansons s’achèvent parfois un peu tôt, mais cela laisse plutôt un goût de reviens-y que d’inachevé. En fait, elles n’ont que l’air de s’achever trop tôt, car c’est finement joué, PJ reste dans la concision de ce qu’elle a à dire et à transmettre et s’évite de tomber dans la longueur poussive que l’on entend bien trop souvent dès que certains artistes ralentissent le tempo.

    Une chose dont je peux d’ores et déjà dire que je l’apprécie, c’est la mise en place des morceaux et leur construction. Pas de fioriture certes, mais de l’élégance et de l’intelligence. Et ça commence dès The Devil, premier titre de cet album que je trouve être par ailleurs une excellente entrée en matière. Quelque part, on pourrait penser que le squelette de chaque morceau nous est présenté avant l’arrivée des ensembles qui l’habillent, qu’ils soient rythmiques ou autres. Râh, toute la subtilité de la mise en place, au hasard, de Silence et tout ce qui s’en suit tout au long du morceau avant de finir sans finir... Bref, PJ nous présente ses chansons comme nues puis les étoffe, les ornemente, les tend, les tord et nous avec.

    Voici donc le moment de dire que les arrangements sur cet album ne sont ni anodins, ni plats et purement décoratifs. Encore une fois, nous sommes dans le registre de la subtilité, de la parcimonie. Ils sont la chair de ces chansons, grâce auquels elles prennent corps, et la voix de Polly Jean, dans son éther ou au contraire d’une proximité palpable (Before Departure) remplit le tout de son âme. Les arrangements et la production de White Chalk ne semblent pas figés, on sent l’aléatoire poindre et la vie qui va avec, on croit entendre ici ou là, le bruit d’un tabouret ou d’une pédale de piano et qu’est-ce que c’est bien ! Car ça crée à la fois une proximité avec l’auditeur, ces petits bruits, et ça contribue à l’univers fantasmagorique et à l’atmosphère fantomatique de l’album (en l’écoutant, je suis persuadé qu’il a été enregistré à l’automne ou en hiver dans une vieille bâtisse anglaise, isolée, un rien hantée, au bord d’une falaise brumeuse).

    En fait, c’est étrange parce qu’après ça j’aurai bien du mal à vous convaincre que je n’aime pas ce disque et ça serait idiot parce que ce n’est pas vrai, mais je l’apprécie peut-être plus dans le détail que dans son ensemble. Et ce n’est pas vraiment ça non plus ! Bon... écoutez-le, faites-vous une idée par vous-même, ça vaudra mieux. Na ! Et si vous n’êtes pas assez grand pour ça, vous pouvez aussi lire ce qu’en pense arbobo.


    Répondre à cet article



0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette