Peut-être est-ce un héritage direct de mes lectures de la Ferme des animaux de George Orwell mais j’ai un penchant presque naturel pour les films où les animaux parlent.
Et je ne m’en suis jamais caché, je l’avoue même fréquemment.
Et de ce fait, Madame m’offre Stuart Little 2.
Le hic est que je n’ai pas vu Stuart Little tout court et que je suis souvent sceptique envers les sequels. Je pense que je devrais tout de même pouvoir comprendre de quoi il retourne, sans en connaître le premier volet, et puis, concernant les suites… je trouve Babe 2 tout à fait honorable, d’ailleurs je me souviens avoir été assez surpris par l’atmosphère beaucoup plus sombre que dans le premier, non ?
28 sept 2004
Des animaux qui parlent
20 sept 2004
[Fragment - sur papier utilitaire de suivi de bobine]
Il n’y a pas de secret
Qualité ! Rendement !
Il faut produire
Il faut produire
Ne jamais oublier
Que ta vie est rythmée
Au profit des machines
Et de leurs propriétaires
Et là plus que jamais
La propriété c’est le vol
Le vol d’une vie entière
Tu es une machine molle
Mais hors de toute littérature
Il n’y a plus d’intérêt
A porter ce titre
17 sept 2004
La tyrannie de la communication
Gare de Lyon à Paris, un train à prendre, quoi d’autre ?
Rien à lire, dix minutes devant moi, je me précipite dans un de ces points de vente de livres que l’on ne nommera pas librairie. Me voilà prêt pour mon voyage ferroviaire, un bouquin d’Ignacio Ramonet dans la main : la Tyrannie de la communication.
L’auteur y traite de la crise du journalisme, de la surinformation et de la désinformation, de l’économie du secteur et plus particulièrement des immenses conglomérats qui se forment pour contrôler les médias et la communication, de la télé-réalité, d’Internet et de Lady Di. Et caetera, bien entendu.
Dépouillé pour dépouillé : ce livre m’a déçu.
Je lui trouve quelques raccourcis un peu hasardeux, il manque de cohérence (dans ses répétitions, aussi contradictoire que cela puisse paraître), à se demander si ce n’est pas une compilation d’articles remaniés pour l’occasion.
Ignacio Ramonet critique le mimétisme entre les différents médias, le fait qu’ils s’auto-alimentent de plus en plus alors que le début de son livre est presque une succession de propos rapportés, tirés de Télérama, du Monde et tant d’autres… Cela se remarque d’autant plus qu’il se « contente » par la suite de citer les sources au lieu de reprendre des bouts d’entretiens, voire des paragraphes entiers. Il se réfère également beaucoup à des articles ou des auteurs du Monde Diplomatique, ce qui est compréhensible, puisqu’il en est le rédacteur en chef, mais j’aurais justement souhaité un peu plus de réserve quant au fait de le citer (alors que, si ça se trouve, il a déjà fait preuve d’une immense réserve, aïe ! )
J’ai été également déçu par le fait de ne pas en apprendre plus de choses (j’entends d’ici « sale petit prétentieux »), le fait est que je suis déjà un peu sensibilisé sur le sujet, mais je ne peux pas dire que je n’ai rien appris non plus. J’ai parfois eu l’impression de me trouver face à quelques lieux communs (pas si communs, mais un peu quand même).
Bon, il faut reconnaître que ce livre est facile à lire, et se lit vite, seulement… ce petit quelque chose qui me dit qu’il en a été de même quant à son écriture me perturbe.
Et là je conclus :
C’est néanmoins un livre que je conseillerai aux néophytes du scepticisme médiatique, il est d’ailleurs peut-être écrit pour eux, et si mes propos paraissent ici péjoratifs, c’est que je m’exprime mal. Et je dois admettre que depuis que j’ai achevé la lecture de la Tyrannie de la communication, je suis encore plus mal à l’aise en écoutant les infos à la radio, encore plus dépité et énervé (en plus du fait que le 7-9 de France Inter devienne une émission de droite). Et même si ce livre ne devait me servir qu’en ça, c’est toujours ça.
16 sept 2004
Classique
Vous avez besoin de faire du sport,
vous avez envie de faire du sport,
vous avez un vélo,
vous aimez le vélo,
les pneumatiques de votre vélo sont dégonflés,
vous n’en faites jamais,
vous avez la pompe,
mais il vous manque l’embout,
vous attendez,
un jour, une fulgurance, vous achetez l’embout,
ce n’est pas le bon, il ne correspond pas,
vous attendez quelque temps,
assez longtemps, en fait, vous descendez,
vous vérifiez que l’embout n’est vraiment pas le bon,
il est constant dans son inadaptabilité,
alors vous attendez,
vous êtes vous aussi constant dans l’attente,
vous avez pris 7 kilos,
et un an.
Vous êtes un cas de figure classique.
13 sept 2004
Berlin
I’m now, right now in Berlin.
Je suis à Berlin.
I’m sitting at the window of an hotel room , too luxurious for me, and I write. And I smoke.
J’ai repris la cigarette.
In the down street, a young guy and his friend play with a gun.
Je ne le vois pas tout de suite, ils se bousculent, l’ami plaque ses mains en l’air sur un panneau publicitaire, à ce moment, je ne sais pas encore que c’est l’ami, l’autre le bouscule encore et se tient derrière lui.
It looks like a stickup.
Now they laugh.
Je vois l’arme.
Is it a fake ?
Il range l’arme sous son t-shirt, dans son pantalon.
Just like in the movies.
They laugh again and look around them.
The street.
La rue.
Alors c’est ce serait ça, la rue, ici ?
Young guys with a weapon who laugh ?

