19 oct 2004

Savoir-faire

Catégorie : L'homeL'arpenteur K. @ 21:19

Un savoir-faire.
Qui est un moyen, pas une raison en soi, un savoir-faire qui est là pour mieux dire, plus que pour se montrer et se démontrer.
Quelque chose du fond et pas seulement de la forme, un réel savoir-faire, pas une recette répétée, à l’opposé de l’astuce.
L’astuce, isotrope à l’anecdote, peut-être efficace, mais pas essentielle.
Bien sûr, le savoir-faire n’est pas strictement essentiel, il lui suffit qu’il accompagne et remplisse modestement son rôle, transparent, au sens où l’entend la physique : qu’il se laisse aisément traverser par les ondes. Larousse dit aussi que ce qui est transparent permet de distinguer nettement les objets à travers son épaisseur. C’est bien cela que doit être le savoir-faire ?

Written on Uh Huh HerPJ Harvey

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18 oct 2004

Octobre 2004 – Loopone

Catégorie : Do it myself!, Work in progressL'arpenteur K. @ 2:27

Tout commence par un « documentaire » sur Philip Glass. S’ensuit l’envie de pianoter, présomptueusement, un quelque chose de minimal, répétitif et lent, et tentons notre chance, d’un peu joli. Mais je ne suis pas pianiste, et tout cela est donc rapidement proche du médiocre dès que je réécoute les quelques mesures enregistrées. N’en demeure une idée, quelque chose, qui me plaît ou du moins, m’intéresse et pour sauver, comme souvent, les apparences ou éviter les écueils d’une écoute peu agréable et répétée, une astuce consiste à ajouter une quelconque boucle rythmique qui noye un peu l’attention, le temps d’approfondir un peu sans trop souffrir. C’est un avantage de l’enregistrement MIDI, si le son du piano est un peu rude et intransigeant face à son pianiste, on le transforme en un son de Fender Rhodes, et tout est déjà plus doux et tolérant.

Reste que je suis un peu trop coutumier de l’astuce rythmique précitée et que j’ai donc des bouts de trucs, jamais très longs, mais tous un peu dans le même style, ce qui ne saurait me convenir, bien heureusement.

Bref, à peine retravaillé, cela donne ça :

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Et même si on peut se moquer du but premier d’un morceau, il n’était pas ici d’obtenir un énième morceau d’abstract hip-hop ou je ne sais quoi d’autre. Je reprends donc l’idée de départ pour retourner du côté de chez Glass. Et j’ai peut-être trouvé une piste intéressante… [à suivre]

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13 oct 2004

Salle d’attente(s)

Catégorie : En passant, L'homeL'arpenteur K. @ 20:45

Salle d’attente.

« Salle des pas perdus, salle des pas trouvés » comme le dit Manset.

Un petit garçon tousse de façon contagieuse. Bien sûr, je ne sais pas s’il peut transmettre quelque microbe ou virus, mais sa toux vous contamine tout de même, rendant votre propre respiration délicate : il cache, quelque part entre deux poumons, une pompe à pied pour matelas de plage. Désagréable dira-t-on. Entre la pompe et un peu d’agitation, le petit garçon raconte à sa mère, une blague qu’il a dû entendre dans la journée, contagieuse elle aussi puisque la voici :

« Maman, tu sais ce que nous donne la poule ?
- …
- La poule, elle nous donne les oeufs ! Et tu sais ce que nous donne le mouton ?
La mère fait toujours semblant de ne pas savoir.
- Le mouton, il nous donne la laine ! Et la vache ? Tu sais ce qu’elle nous donne la vache ?
- Non… répond la mère. Du lait ?
- Non, la vache, elle nous donne des devoirs ! »

Moi aussi je suis malade. J’ai ri.

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04 oct 2004

[Fragment - duplicata]

Catégorie : L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 0:47

Indocti dicunt omnia, Doctis est electio et modus.

Quand on n’a pas de talent, on dit tout. L’homme de talent choisit et se contient.

Quintilien

La retenue n’est aucune preuve de talent pour ceux dont je suis qui ne parviennent à s’exprimer. Quand le silence n’est pas raison ni volonté, mais l’unique manifestation, si dérisoire et pauvre, d’une souffrance muette, d’un vertigineux malaise, nés un jour de s’être senti indicible et d’inexorablement le demeurer.

L’encre qui sèche…

La pendule qui m’assène chaque seconde, avec un plaisir grandissant et pervers, et qui mêmement dissout ma patience…

L’épais brouillard de mes ratures, biffures, comme toute autre enclouure de mes mots et de mon être qui masque et se fait tordre de douleur chacune de mes phrases jusqu’à l’illisible, l’invisible, le néant. La pendule, le brouillard, l’encre sécheresse, l’encre pêcheresse, tout ça et le reste, l’incommensurable reste jusqu’à ce que je – plume – cahier – se ferment pour garder comme en une tombe mes sentiments, mes importances, moi…

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