Retour aux affaires. Enfin presque ou disons, très tranquillement : une guitare que l’on gratouille en donnant un peu de voix.
Puis des tours et des détours, sur la moquette et dans la tête.
Perte de temps ou mise en condition, c’est selon.
Puis je me suis décidé, ai branché la basse, une partie du toutim et je me suis amusé ou j’ai exploré, c’est selon.
Des pistes se sont dessinées, à voir maintenant comment je peux les mettre en pratique, musicalement, techniquement.
Cela étant, rien de très productif, je ne sais toujours pas l’être. En quoi que ce soit.
Ces derniers jours sont maussades, désagréables, quelque peu douloureux et torturés. Mon humeur s’en ressent, elle est exécrable et je suis, comme toujours, bien incapable de m’en expliquer verbalement.
Le moral décline à grands pas et je le regarde s’émietter avec la réactivité d’une souche qui se verrait pourrir.
Toujours la même histoire en somme.
Mon inactivité me ronge et j’aurais pourtant des tas de choses à faire, à commencer par celles qui me plaisent, et pourtant rien.
Toujours la même histoire disais-je.
Depuis trop longtemps.
Et malgré tout ce temps, aucune solution, pas le moindre bout d’idée sur ce qui pourrait amorcer le changement.
Comme chaque nuit, je vais me dire que c’est pour demain, que ce sera le grand jour, que demain, je suis un autre homme.
Maintenant que c’est dit, vous verrez que demain soir, on en rigolera.
Vous en rigolerez peut-être.
J’avoue que je ne serai pas contre d’en rire un peu demain soir.