Wilderness est film de Michael J. Basset (2006) avec notamment Stephen Wight et Toby Kebbel.
Je ne vais pas révéler tout le scénario de ce thriller « horrifique » mais il s’agit d’une bande de délinquants britanniques envoyés sur une île déserte britannique en guise de punition, avec tout de même un garde-chiourme. Mais l’île n’est pas si déserte que ça et là, c’est le drame.
Bon, ça se regarde, le scénario n’est pas trop mal sans être d’une folle originalité et malgré quelques lourdeurs. Toby Kebbel a une bonne gueule mais ne m’a pas toujours convaincu, Steve Wight en nazillon fait du bon boulot mais tous les acteurs ne sont pas fabuleux ou n’ont pas été bien dirigés. Pour le genre (horrifique, je le rappelle), il reste sacrément dommage que les scènes de meurtres (bah oui, il y a des meurtres) soient systématiquement mal mises en scène et mal réalisées, gâchées (sauf une peut-être) et bien que certains les trouvent génialement gores, ça n’a pas été mon cas. Sur le papier ou ne serait-ce qu’à imaginer, ces morts sont assez crades et dérangeantes mais à l’image, bof. Ou je suis un vieux blasé (et encore, je pense que l’un n’empêche pas l’autre).
De toute façon, la réalisation est assez plate mais ce sont ces scènes là qui en pâtissent le plus.
Toujours à leur propos, je trouve étranges certains « effets » qui à mon sens n’ont pas leur place dans un film qui a tout pour être le plus réaliste possible et aurait dû l’être. Un exemple pour étayer le propos : je ne pense pas que je prendrais le temps d’être surpris qu’il me manque une moitié de main si dans le même temps je me faisais éviscérer. Oui, c’est un détail, mais ça compte. Ou est-ce un effet comique malvenu et raté, un clin d’oeil au genre, malvenu et raté, je ne sais pas.
Il vaut mieux oublier de prêter attention à la musique passablement mauvaise de Mark Thomas et au sound design pas brillant non plus.
Ça reste donc un film moyen, mais pas ennuyeux non plus, sauvé par les relations entre ses personnages et une certaine simplicité, une absence de prétention. Ça mérite d’être vu une fois mais sans doute pas de figurer dans sa dévédéthèque.
Et une petite chose encore : c’est toujours un plaisir d’écouter des britanniques s’exprimer avec un accent infernal (c’est peut-être même ce qui fait le plus peur dans Wilderness).

