Un film d’Alexandre Bustillo et Julien Maury (2007) avec Alysson Paradis, Béatrice Dalle et Nicolas Duvauchelle.
Il y a beaucoup de choses à dire d’À l’intérieur, c’est déjà ça, mais pour être honnête, je l’ai vu il y a déjà un petit moment et cette chronique inachevée date un peu elle-même et je n’ai pas très envie de m’y replonger. Ce qui suit est donc incomplet, je vous le livre tel quel. Qui sait, je l’étofferai peut-être un jour, à l’occasion d’un second visionnage (et je pourrais même peut-être changer d’avis, hein, qui sait ?).
Voilà , ça me gêne un peu de parler de ce film. Parce que le cinéma de genre est rare en France, qu’il faut le défendre, patin-couffin. Et que ça va m’être dur que de défendre À l’intérieur. Parce que je ne l’ai pas aimé, ni trouvé bon (c’est même pour ça que je ne l’aime pas). Et que je n’ai pas envie de tomber dans le travers du « ah oui mais c’est bien pour un film français », même si, par certains côtés, ça compte : c’est bien que l’on puisse voir un long-métrage français aussi gore et sanglant, mais faut pas pousser plus loin.
Même si l’on peut apprécier un certain dynamitage formel, il est dommage que ça ne fonctionne pas. C’est vrai qu’il était audacieux de faire un court-métrage d’une heure et vingt minutes, mais qu’est-ce que c’est long ! Surtout pour un scénario qui semble étiré au possible et qui ne tient pas la route. Les réactions des personnages ne paraissent pas crédibles et le timing de ce qui se passe claudique. Sur ce dernier point, j’hésite entre un montage hasardeux, une écriture malingre ou une volonté de grappiller du temps et d’allonger la bobine. Ou ce n’est rien de tout ça et l’isolation sonore des escaliers entre le rez-de-chaussée et l’étage est proprement impressionnante et il est impossible d’entendre ce qu’il se passe à l’étage depuis le rez-de-chaussée et vice-versa.
Le contexte politico-social ressemble plus à un prétexte qu’à autre chose. Les gars, la prochaine fois, si vous voulez glisser un message politique dans un de vos films, ne vous cassez pas, un plan avec un zombie qui pousse un caddie, vous verrez, ça a beaucoup plus d’impact et c’est toujours marrant.
C’est tout, c’est un peu lapidaire, mais débrouillez-vous avec ça.

4 mai 2008 21:24
Personnellement, je ne comprend pas le désir qu’il existe un cinéma de genre français…
5 mai 2008 14:10
Mine de rien (mine de crayon) ça ne va pas être une mince affaire que de répondre à cela, à tel point qu’il va falloir que je planche un peu pour ne pas le faire n’importe comment. Je vous rassure, j’ai mes arguments, je tiens juste à les formuler correctement. À suivre donc.
6 mai 2008 11:35
Mine de plomb…
9 mai 2008 11:18
Il ne s’agit pas de défendre un film d’horreur parce qu’il est français, tu as raison. Pourquoi faudrait-il être plus sympa parce que c’est un film français ? C’est le travers dans lequel tombe ce machin que je ne supporte plus de lire (Mad Movies) en encensant des Eric Valette (Maléfique, quelle daube !), des Pascal Laugier (Saint-Ange, pitoyable) ou des Alexandre Aja (Haute tension, risible… même si le garçon s’est bien rattrapé avec son remake de La colline a des yeux). La moindre série B anglaise ou américaine vaut mieux que ces titres. Et pourtant, je défend vaille que vaille le cinéma français (au quotidien, c’est même mon boulot). Seulement voilà , il faudrait que les réalisateurs tentant de se confronter au genre horrifique comprennent qu’il faut sortir 1) de l’hommage révérencieux 2) de la parodie Je n’ai pas vu A l’intérieur. Parce que sur le sujet de la maternité, j’avais très peur du film de mecs un peu beaufs (bah oui, ils viennent de Mad Movies) fantasmant ce truc qui les dépasse. Mais sans doute me trompé-je….