Il y a une semaine ou deux, je disais à Madame que j’apprécierais de passer une soirée cinéphilique mono-maniaque. Qu’est-ce ? Rien d’aussi compliqué que ne le suggère son intitulé : il s’agit de passer une soirée devant un téléviseur après avoir choisi une thématique et d’y ajouter un petit quelque chose relevant du défi, un truc un peu masochiste, histoire que l’on s’en souvienne plus tard, un enjeu. Mais c’est une affaire de goût personnel, chacun est libre d’organiser sa soirée comme il l’entend et d’y apporter sa touche. Illustration : une soirée Back to the Future, un excellent choix pour débuter. Les trois films sont de qualité et sont divertissants et c’est une trilogie qui est assez courte. Contrairement à celle du Seigneur des anneaux et que j’avais à l’esprit au moment d’en parler Ce n’est pas que je sois particulièrement fan, c’est peut-être même tout le contraire, mais c’est ici la durée honorable de l’entreprise qui est motivante1 sans oublier le fait que l’oeuvre doit prendre une toute autre ampleur vue ainsi d’une traite.
Et voilà qu’avant-hier, au détour d’une bande-annonce, j’appris que Canal+ diffusait ce mardi 11 novembre l’intégrale, non pas du Seigneur des anneaux, mais de Die Hard. Et si là non plus, je ne suis pas un grand fan, loin s’en faut, ça faisait une belle coïncidence. Et les belles coïncidences, il faut savoir sauter dessus.
Die Hard, donc.
Si j’avais évidemment adoré, gamin, Piège de cristal, je gardais en revanche un très mauvais souvenir de 58 minutes pour vivre à tel point que j’avais ignoré le troisième volet et qu’il ne me serait jamais venu à l’idée de regarder le quatrième. Et puis, il faut le dire : l’actioner2 n’est pas mon genre préféré. Ceci dit, pour avoir discuté ici et là avec des fans hardcore de John McTiernan, j’étais assez curieux de revoir Piège de cristal.
Je me suis donc laissé tenté par l’expérience. Et j’en suis sorti lobotomisé, mais ça c’est l’effet normal quand on regarde une télévision attentivement de 14h00 à 23h00. Ou de 9h00 à 18h00 remarquez, puisque ce n’est pas tant une question d’horaire que de durée.
Neuf heures ! Neuf heures de Die Hard. Tout ça à cause d’une vicieuse envie d’intégrale cinoche et de quelques fans de McTiernan. Qui réalise les deux meilleurs opus de la franchise, il faut le reconnaître.
Globalement, je les ai tous trouvés trop longs (ils durent tous plus de 2h00) et si Piège de cristal ne l’est qu’un tout petit peu vers la fin et n’en souffre pas, Die Hard 4 : Retour en enfer l’est quasiment dès le début puisqu’il ne présente aucun intérêt, ses enjeux dramatiques ne prenant jamais et le film se contentant d’aligner les marques de fabrique pour tenter de rester fidèle à la franchise.
58 minutes pour vivre doit être long aussi, mais en s’endormant une ou deux fois, ça passe plutôt bien. Je précise que l’endormissement n’est normalement pas toléré lors des soirées cinéphiliques et mono-maniaques sauf circonstances atténuantes avérées. Pour me défendre, je dirais que je me suis laissé surprendre par une soirée qui commençait à 14h00, qu’étant seul je ne pouvais me maintenir éveillé en daubant sur ce que j’étais en train de regarder, ce qui est sans doute l’une des meilleures techniques contre l’endormissement et que… le film ronfle franchement lui aussi.
Décidément, ce 58 minutes pour vivre ne m’a guère plus convaincu aujourd’hui qu’autrefois. Parce que le personnage de McClane n’est plus aussi crédible en gars qui se trouve au mauvais moment au mauvais endroit une seconde fois ; le seul qui en veut face à une administration et une technocratie paresseuses et conformistes. Et s’il n’y avait que ça ! Alors que le scénario d’Une journée en enfer s’affranchit très bien de cette faiblesse qu’est l’absence de « fraîcheur » du personnage en prenant quelque part son contre-pied : cette fois, c’est McClane qui est pris pour cible, directement. Et la présence du personnage de Zeus Carver (Samuel L. Jackson), même s’il n’y a rien d’original à la présence d’un sidekick ((on dit « faire-valoir » en français, mais selon moi, ça n’a pas tout à fait la même signification)) dans ce type de film, oxygène un peu la formule.
Ma dernière expérience mémorable en matière d’intégrale avait été la diffusion, déjà sur Canal+, de l’intégrale Star Wars, un premier ou deux janvier. Intégrale qui a pour elle d’avoir ses meilleurs éléments à la fin, ce qui permet de s’accomoder plus facilement de l’ennui qui guette lors des trois premiers opus, alors que celle de Die Hard est plus en dent de scie et finit par le pire. Et me force à admettre que McTiernan l’emporte.

13 novembre 2008 17:49
Très joli site. Toujours aussi sobre que le précédent. Dommage pour tout ce boulot à refaire. j’ai corrigé et vérifié mes liens.
Tu regarderas dans ton administration, tu peux choisir la langue pour les visiteurs pour les commentaires.
Bon, maintenant, le billet du jour, qui correspond à une de mes pratiques fétiches : l’intégrale !
Ah, le plaisir de découvrir une saison nouvelle de 24 h chrono en un week-end (soit 20 h de projection, la pub prenant du temps).Idem pour The West Wing.
Là , Marie Dominique accepte de partager avec moi ces tunnels canapé-dévédé-fromage-pinard, vu qu’elle est aussi une mordue.
Pour les films, elle suit moins, même si notre record fut il y a quelques années l’intégrale des James Bond (à l’époque 17 épisodes de 2h à 2h30) en 6 jours ! Et entre chaque épisode, bien entendu, des débats sur les qualités intrinsèques et relatives de chaque opus, le tout guidé par plusieurs ouvrages spécialisés.
Retour vers le futur est aussi une intégrale que j’aime me faire de temps à autres (disons tous les 18-24 mois maxi, et ce invariablement depuis 20 ans !)
Déjà fait aussi en un soir/un week-end la trilogie Bourne, la série Callaghan, Alien.
Pour Die Hard, je n’y avais pas pensé, et je crois que je vais bientôt proposé ça à parie Do. faut que je choppe le 4 avant, qu’on rigole. le 3 est pour moi un film que j’aime à me refaire de temps à autres, il y a quelques semaines encore (bravo pour ton titre d’ailleurs).
Enfin, pour le Seigneur des anneaux, il fut une période où je me suis fait 3 fois l’intégrale des versions longues (11 h !) en moins d’un mois. mais là , je suis le seul à pouvoir le supporter.
Je souhaite quand même me faire les 6 star wars un de ces jours, même si episode 1 est un peu difficile à avaler. mais là , il va me falloir inviter quelques nerds chez moi dans les landes, vu que Marie Do ne sera peut-être pas du marathon (quoique, elle m’accompagna à new York lorsque je suis allé voir en 99 Episode 1, je ne pouvais pas me résoudre à attendre 1 mois la sortie française…).
je vais aussi me refaire un Bourne trilogy bientôt.
13 novembre 2008 18:15
Merci, je ne pense pas garder ce thème à terme. Mais comme je suis une feignasse, il risque pourtant d’y rester un petit moment. Merci aussi pour la vérification de tes liens.
Pour la langue des visiteurs, il y a une option « bien pendue » ? Il faut que je regarde ça, je m’aperçois seulement maintenant que certains bouts de l’interface sont en anglais.
Maintenant, pour ce qui est cette pratique fétiche je dis : « respect ». Parce qu’à titre personnel, il est vrai que j’ai un peu lâché l’affaire (mais j’ai sous la main de quoi me faire une intégrale American Ninja pour me rattraper). En même temps, ça ne m’étonne guère de ta part.
Pour les marathons-séries, c’est plutôt à Madame qu’il faut s’adresser, c’est elle la grande spécialiste à la maison.
Pour Retour vers le futur, ça devrait se faire prochainement, avec Madame qui est tout aussi fan que ma pomme (on est des trentenaires quoi). La Bourne Trilogy devrait venir aussi, par curiosité n’en ayant vu aucun, même si je crains que ça ne soit pas ma tasse de thé. Et je pense également de plus en plus à celle de Denys Arcand.
J’ai certaines propensions à faire le nerd, mais entre les Landes et l’Auvergne, ça fait un bout, et c’est dommage. Tu aurais toi-même pu venir à la maison pour une intrégale Police Academy (même si je ne pense pas que ça puisse être possible, en vrai, l’intégrale Police Academy).