05 jan 2010

Histoire(s) de cinéma : toutes les histoires (1988)

Catégorie : Kultur, écran(s)L'arpenteur K. @ 2:01

Pas évident de parler de ce film, premier volet d’Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard : succession d’images d’autres films, de fiction ou d’actualité, souvent arrêtées ou au ralenti, montage de sons et d’extraits de dialogue se superposant, comme se superposent à l’ensemble des mots qui s’inscrivent à l’écran, répétés. Le cinéma, c’est la superposition et l’entremêlement.

La forme est dense, le propos relativement abscons et fractionné et pourtant, c’est fascinant. Parce que le travail du spectateur n’est pas mâché et que celui-ci doit être réceptif et attentif, qu’il doit chercher à comprendre, qu’il s’interroge et qu’il interroge. Parce qu’il y a également, dans ce rigoureux fatras, un point de vue auquel peut s’ajouter ou se soustraire le nôtre.

JLG nous parle du cinéma, de son histoire, de ses histoires et de celle d’un XXe siècle qui pourrait bien être un siècle de nuit, la nuit d’une salle obscure percée par la lumière d’un projecteur et de l’écran qui la réfléchit.

Ce film peut même ravir les contempteurs de « branlette intellectuelle » ou autres prétentions artistiques puisqu’ils y trouveront, sans même en voir plus que les trois premières minutes, une parfaite illustration aux propos qu’ils assènent à langueur de temps : que seuls valent le divertissement et ce qui se reçoit sans effort.

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12 nov 2009

Qu’est-ce qu’on fait avec 5€ ?

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 23:36

On va voir 3 concerts ! Ce n’est pas compliqué, c’est marqué sur l’affiche ! Il faut vraiment tout vous dire… Bon, et qu’est-ce qu’on vous propose pour le prix d’un paquet de clopes  ? Trois groupes en provenance des États-Unis d’Amérique ? Oui, c’est exact, vous le saviez déjà ? Vous aviez vu l’affiche, c’est ça ?

Une belle affiche pour une belle soirée

Une belle affiche pour une belle soirée

Donc, au programme :

  • Schwervon!, duo à la scène comme à la ville, new-yorkais, elle fait les « poum-tchak » à la batterie et elle chante, il fait les « klang-klang » à la guitare et il chante aussi. Leur dernier album en date, Lowblow, est écoutable sur Deezer ou Spotify1. Pour ma part, je lui préfère Poseur, datant de 2004, qui est mine de rien l’un des disques que j’écoute le plus régulièrement depuis quelque temps déjà.
  • Angelo Spencer vient lui d’Olympia, il chante et il fait lui-même les « poum-tchak » et les « klang-klang », parce qu’en fait, Angelo Spencer, c’est un one-man band. Même si j’ai entendu dire qu’il aurait peut-être un invité surprise à ses côtés.
  • Desolation Wilderness vient également d’Olympia. Ce que j’ai pu écouter de leur musique me fait penser, entre autres, à celle des Écossais de Jesus and Mary Chain ou à l’album Distortion de Magnetic Fields. Vous pouvez trouver de quoi satisfaire votre auriculaire curiosité ici, tout en occupant vos yeux à un peu de lecture sur leur blog.

Précisons pour les mélomanes les plus avertis qu’Angelo Spencer et Desolation Wilderness sont signés chez K Records, label sur lequel ont pu sortir quelques galettes de Beck, Chicks on Speed, Kimya Dawson ou encore un EP de Gossip.

Bref, ça se passe à l’Assommoir à Saint Étienne, ce dimanche 15 novembre à partir de 17h30 pour une fin d’après-midi et un début de soirée cool.

  1. Si vous n’avez pas Spotify, vous pouvez vous inscrire gratuitement ici et télécharger le lecteur qui va bien []

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28 mai 2009

Je cite #9

Catégorie : Kultur, papier(s)L'arpenteur K. @ 13:58

« … Mon ambition n’était pas qu’il1 me connût ou m’estimât, mais bien d’apprendre quelque chose de lui ; c’est-à-dire de me laisser conduire par lui jusqu’à moi-même. Où, sinon, aurait-il dû me conduire ? Aucun disciple ne reçoit de l’extérieur ce qu’il ne porte déjà de toute manière en lui, fût-ce de façon latente, dans son inconscient. Tandis qu’il croit imiter son maître, ce sont ses propres forces qu’il reconnaît et développe. Gide, qui s’est beaucoup intéressé au problème de l’influence, le sait mieux que personne. Voici ce qu’il écrivait :

« Il est bien téméraire d’affirmer que l’on aurait pensé de même sans avoir lu tels auteurs qui paraîtront avoir été vos initiateurs. Pourtant il me semble que, n’eussé-je connu ni Dostoïevski, ni Nietzsche, ni Freud, ni X ou Z, j’aurais pensé tout de même et que je n’ai trouvé chez eux plutôt une autorisation qu’éveil. Surtout, ils m’ont appris à ne plus douter de moi-même, à ne pas avoir peur de ma pensée et à me laisser mener par elle, puisqu’aussi bien, je les y retrouvais. »

in Le TournantKlaus Mann

  1. André Gide []

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07 avr 2009

Now, My Dear

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 3:11

Je ne suis pas très porté sur la musique de Marvin Gaye. J’ai essayé à plusieurs reprises mais en dehors de la BO de Trouble Man, point de salut. Trop smooth, trop « mmm », trop lova lova, trop suave, un côté chanteur de charme, chanteur pour dames, bref, j’ai l’impression qu’il n’a de cesse, à longueur de chansons, de me faire part de son irrépressible envie de me faire l’amour toute la nuit, sans jamais se rendre compte qu’il se trompe énormément à mon sujet. Entendu comme ça, je vous jure qu’au bout de deux morceaux, c’est déjà très lourd et généralement, je ne vais pas au-delà. Tout ceci est certainement très caricatural et réducteur et j’imagine tout à faire foutre en rogne les fans et amateurs du Prince de la Motown lisant ces lignes. Ce n’est pas le but et il ne faut pas prendre ça pour un jugement de valeur. J’ai personnellement beaucoup de mal, c’est tout.

Ceci dit et malgré cela, Marvin m’a offert une belle surprise aujourd’hui, d’un genre autre que celle de la découverte de Trouble Man.

Il vous faut maintenant connaître l’une de mes activités préférées et qui consiste à mettre un disque dans la platine, ou tout appareil permettant la diffusion de musique, et une guitare sur mes genoux afin d’en jouer « par-dessus » la musique. Bien souvent au désespoir de Madame, surtout quand c’est elle qui choisit et met le disque d’ailleurs. Je conçois très bien que l’on préfère écouter la musique dont on a envie sans qu’elle soit systématiquement accompagnée des « kling-kling » d’une guitare électrique non branchée. Ou des « klang-klang-kerrang » de la même guitare cette fois amplifiée. Mais c’est plus fort que moi.

Marvin ? Ah oui !

Cet après-midi, j’avais des envies de musique cool et après une séance assez conséquente d’exercices guitaristiques rébarbatifs mais que j’apprécie néanmoins, je me suis octroyé une « jam session karaoké » comme indiquée précédemment.

Le premier truc semblant répondre au critère recherché de coolitude et se présentant à mon regard fut le nom, sur la pochette d’Here, My Dear, de Marvin Gaye. Pochette en elle-même plus laide que cool d’ailleurs, jugez plutôt1 :

cover.jpg

Je lançai donc la lecture de l’album et commençai à donner du « klang-klang-kerrang » (oui, elle était branchée, vous suivez, c’est bien). Et si d’habitude je peux jouer de façon assez mécanique ou disons instinctive, très rapidement et naturellement, à l’écoute des premières mesures, j’ai opté pour une approche différente. Plus impliquée et pourtant plus retenue, chantant intérieurement les notes que mes doigts allaient ou devaient jouer, j’ai voulu donner plus de sens en quelque sorte à ce qui sortait de ma guitare et du bonhomme. Difficile à décrire… Disons que depuis un petit moment je désire aborder la musique de façon un rien plus spirituel que je n’ai pu le faire ces dernières années, pour je ne sais quelle raison. Peut-être ai-je simplement oublié. Ainsi, j’ai actuellement tendance à voir comme une évidence le lien entre musique et spiritualité. Pourtant la musique peut se faire sans ça, sans cette recherche. On peut tout à fait attendre tout autre chose de la musique que l’on crée ou que l’on joue : pour certains, la musique c’est la recherche de la bière entre potes. Et si parmi ceux-ci, quelques uns placent leur quête de spiritualité dans la bière me demanderez-vous ? Demandez-leur directement, ça vaudra mieux.

Tout ça… pour dire quoi ? Que j’ai pris énormément de plaisir à écouter et à jouer avec Marvin. Même l’état de grâce semblait de la partie, les doigts suivaient, tombaient sur les bonnes cases, toutes les audaces étaient payantes, presque toutes les audaces…

Diantre, il est déjà bien tard, incroyable ce que je peux être long pour rédiger quoi que ce soit. Ce qui me permet cependant de dire qu’il y a dû y avoir un déclic puisque depuis que la rédaction de ce billet a débuté j’écoute vous-devinez-qui, dans la joie et l’allégresse et surtout sans me sentir harcelé sexuellement2.

Ne sachant qu’à peine ce que je suis en train d’écrire, je devine qu’il est temps d’aller dormir. Nous verrons plus tard pour la relecture.

  1. le chien de Mickey, l’ami de Mickey, c’est Dingo []
  2. pas d’analyse psychologique hâtive et approximative, merci []

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20 mar 2009

What what ?

Catégorie : En passant, Kultur, Retrouvailles, écran(s)L'arpenteur K. @ 15:51

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Les plus terre-à-terre répondront : « une photo », « une image », « des chevaux », « des cow-boys », « une photo avec des chevaux et des cow-boys »…

D’autres tenteront : « un film ? » , oseront peut-être un titre.

Et personne n’aura vraiment tort. Pourtant personne n’aura raison autant que celui qui répondra Forty Guns. Et lui seul marquera un point, nib pour les autres. Et quand il aura fait ça, il recommencera et il recommencera, avec d’autres films, encore et encore. Et s’il marque des points, c’est bien évidemment qu’il s’agit d’un jeu, fortement addictif qui plus est (du moins en ce qui me concerne). Le concept est très simple : on vous propose une capture d’écran et vous devez trouver le film dont elle est issue. Soit parce que vous l’avez vu, soit parce certains détails vous mettent sur la voie, un objet (disons une DeLorean ?) ou une tête connue, soit parce que vous avez beaucoup de chance.

Quand une image est vraiment belle ou très intrigante, dérangeante, selon les goûts de chacun, ça donne envie de voir (ou revoir) le film mais pour ça, il faut le titre et c’est vraiment rageant de ne point le trouver, la solution n’étant accessible qu’un mois après que l’image a été proposée.

Le principe n’est pas nouveau, ce type de jeu fleurit fréquemment au sein de forums de cinéphiles (mais pas que), l’avantage ici c’est que l’on ne perd plus de temps à entretenir de vagues relations sociales, à attendre les relances de tel ou tel participant, à flooder, non, on peut enfin se concentrer sur l’essentiel à savoir : jouer, jouer, jouer et encore jouer (je vous ai dit que c’était fortement addictif ?). Et qui dit « point » dit « classements », disponibles logiquement à ceux qui s’inscrivent. L’un d’eux prend en compte votre ancienneté sur le site, ce qui est assez partial. À ce propos et comme les occasions de frimer ne se présentent pas souvent, je profite de celle-ci : avec un screen résolu sur quatre, je figurais un peu avant la soixantième place du classement « All Time » avant que deux mois de déconnexion n’attaquent mon prestige. Damned.

Voilà, maintenant que j’ai bien jacté sur le sujet et que vous tremblez d’impatience, ce site merveilleux, paradis des cinéphiles psychotiques et obsessionnels répond à l’adresse suivante : http://whatthemovie.com. Le niveau de difficulté est très variable mais chacun devrait y trouver son compte.

Pour finir, un mot du film qui illustre ma logorrhée : Forty Guns. Western de 1957 signé Samuel Fuller, sacré personnage et grand cinéaste dont un dossier de Brazil 2 m’avait donné envie de découvrir l’oeuvre (je ne connaissais que son nom). L’image est tirée de la superbe scène d’ouverture de ce film intelligent, trouble, à l’esthétique soignée (juste ce qu’il faut en fait). Certaines idées scénaristiques sont plus qu’audacieuses pour l’époque et sont assez caractéristiques de la liberté de ton et d’esprit de Fuller.  Bref, je le recommande (même si le western est loin d’être mon genre de prédilection, prenez ça comme vous voulez).

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31 déc 2008

Musique de tables

Catégorie : Kultur, son(s), écran(s)L'arpenteur K. @ 12:13

En feuilletant l’un de mes vieux cahiers à la recherche d’un bout de texte particulier, je suis tombé sur une note en marge :  « Concert de mains Thierry de Mey ».

Tilt !

Je me souvenais avoir vu sur Arte, il y a bientôt dix ans, une vidéo montrant trois musiciens, tour à tour frapper et caresser de leurs mains des tables. Juste des tables. Ça m’avait beaucoup plu. Mais c’est bien tout ce dont je me souvenais à ce propos et j’ignorais avoir consigné ça par écrit, approximativement, quelque part. Une petite recherche plus tard, et voici Musique de tables de Thierry de Mey. Je ne pense pas qu’il s’agisse précisément de la vidéo vue à l’époque (je revois une salle vide de toute audience, mais je me trompe peut-être) ceci dit elle fera l’affaire et a le mérite de présenter l’œuvre dans son intégralité. Enjoy !

Image de prévisualisation YouTube

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19 déc 2008

Eyes without a face #1

Catégorie : Kultur, écran(s)L'arpenteur K. @ 12:57

Ne cherchez pas pour le titre, c’est une idée, comme ça, qui ne restera peut-être pas. J’ai voulu, impulsivement, un titre qui pourrait être récurrent et derrière lequel je pourrais parler brièvement des derniers films que j’ai vus. Celui-ci m’est apparu et ne semblait pas dénué de sens, en plus de l’hommage au film de Franju (et pas à la chanson de Billy Idol, n’en déplaise à Madame), parce que j’aime à regarder mes films dans l’obscurité et n’être plus qu’une paire d’yeux. Avec un bout de cerveau qui traîne derrière tout de même et des lunettes devant. Et parfois aussi un peu de peau pour la chair de poule et une carcasse pour le tressaut.

Bref.

Je viens de regarder Conan the Barbarian de John Milius (1982) avec l’actuel gouverneur de Californie dans le rôle titre1 et Dead of Night de Bob Clark (1974).

Conan le barbare

Je ne vais pas m’attarder sur le premier néanmoins, j’ai été assez surpris par ce qui est presque une absence de dialogues voire même de texte puisqu’il y a une voix off qui n’est pas très bavarde non plus. Je ne me souvenais pas que c’était à ce point. Et malgré ce que peuvent penser les plus taquins d’entre vous à propos des capacités de comédie du « chêne autrichien » et le peu de dialogues qu’on l’entend prononcer dans la plupart de ses films, dans Conan, c’est vachement bien.

Parce que ce film est remarquablement elliptique, et pas seulement cinématographiquement « parlant », n’est-ce pas ? Du coup, pas de poncifs abêtissants, pas de sentences poussives qui sont autant d’insultes à l’intelligence des spectateurs, Milius fait confiance à sa mise en scène et à la puissance symbolique (et évocatrice pour faire plaisir à Yannick Dahan) de son héros et de son univers pour exprimer l’essentiel.

De même, Milius grâce encore à l’ellipse et à sa mise en scène n’alourdit pas son film de plans détaillant ce fameux univers et qui auraient eu tendance à dire au spectateur : « tu as vu ? J’ai un beau décor médiéval, j’ai de beaux costumes heroic-fantasy, mate la direction artistique, tu as vu comme ça fait Conan ? ». C’est souvent le cas dans les mauvais films où des réalisateurs préfèrent s’attarder sur ce genre de détails pour mieux masquer la pauvreté du reste.

Non, il traite cet univers dans son ensemble, tout ceci est intégré très naturellement et de ce fait, l’immersion du spectateur est facilitée, l’univers de Conan existe, nous y sommes, point. Pour ça, Milius s’aide beaucoup des décors naturels qui constituent l’essentiel des décors du films, dans une tradition qui est celle des westerns : la traversée par les protagonistes de grandes étendues désertiques.

Oui, c'est l'affiche d'un autre film et alors ? c'est marqué Dead of Night non ?

Oui, c'est l'affiche d'un autre film et alors, c'est marqué Dead of Night non ?

Quant à Dead of Night, je n’en savais rien. Je n’avais pas prévu de le regarder quand quelques minutes avant sa diffusion sur Arte, Béplo m’a demandé via messagerie instantanée ce que j’en pensais. C’est à ce moment-là que j’ai découvert que c’était un film de Bob Clark. Et si je ne pense pas avoir vu grand chose de Bob Clark, je sais que son Black Christmas que j’ai découvert cette année m’a fait forte impression. Je constate néanmoins des points communs entre les deux films : la perte d’un enfant, les rockings-chairs, l’importance  et la prépondérance de l’ambiance et d’autres trucs que j’ai oubliés, ça m’apprendra à autant attendre avant de finir la rédaction d’un billet. J’espère d’ailleurs ne pas avoir écrit trop de conneries ci-dessus, j’ai la flemme de me relire.

La réalisation et le montage sont assez troublants et peuvent sembler parfois approximatifs, ils le sont peut-être d’ailleurs, mais je ne saurais pas dire dans quelle mesure est-ce que c’est volontaire. Je sais en revanche que Bob Clark parvient ainsi à ajouter au malaise et à l’ambiance glauque que distille son film. C’est ballot, j’avais trouvé la formule de « déstabilisation du spectateur par la facture » et je me suis dégonflé. Soit.

Pour finir avec The Night Andy Came Home2, j’ai lu quelque part qu’il s’agit du premier film avec un ǝıqɯoz qui parle. Ah ? Je n’ai absolument pas dit un mot de l’histoire ? Ce n’est pas compliqué : regardez-le !

  1. vous le saviez déjà ? []
  2. c’est l’un des nombreux titres de Dead of Night, avec The Veteran, Deathdream… []

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16 déc 2008

Derrick’s dead

Catégorie : Kultur, écran(s)L'arpenteur K. @ 21:41

Madame me l’a annoncé hier : Horst est mort. Derrick is dead. Et je ne pensais pas spécialement en parler ici mais puisque M. Mario Cavallero Jr s’est fendu d’une notice funèbre à grand coup de Fatals Picards (avec lesquels j’ai toujours beaucoup de mal d’ailleurs), voici donc une autre ressource multimédia rendant hommage, à sa manière, à l’impassible et austère bourre teuton.

http://www.dailymotion.com/videox4duxv

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16 nov 2008

Basilisk : monstre du désert

Catégorie : En passant, Kultur, L'home, écran(s)L'arpenteur K. @ 4:56

Il est quatre heure du matin, je rentre à la maison et j’ai faim. J’allume la télévision pour m’occuper les yeux et l’esprit le temps de manger quelque chose et je tombe sur Basilisk : monstre du désert. De fait, je m’interroge, comment fait-on pour gagner de l’argent en pondant un scénario et un script aussi naze ? Très sérieusement ça m’intéresse. Si pour écrire et voir se tourner un truc pareil, une telle merde, je peux toucher 30 000$ avant impôts, je suis très largement preneur ; j’aurais ainsi l’assurance de passer de vieux jours tranquille. Non, sans déconner, comment fait-on pour vivre de « ça » ?  Quel est le modèle économique et qui faut-il connaître ? Ça se vend combien un scénario de ce niveau ?

Merci à toutes celles et tous ceux qui pourront me répondre et qui par la même occasion contribueront à ouvrir une nouvelle voie professionnelle à l’arpenteur que je suis. Vous ne le savez peut-être pas encore, mais j’aime le cinéma d’exploitation. Vous ne voulez pas une lettre de motivation non plus ?

Je ne sais pas si c’est ce qu’il y a de plus représentatif de l’oeuvre mais voici un petit extrait :

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12 nov 2008

Yippee-ki-yay, motherfucker!

Catégorie : Kultur, écran(s)L'arpenteur K. @ 20:46

Il y a une semaine ou deux, je disais à Madame que j’apprécierais de passer une soirée cinéphilique mono-maniaque. Qu’est-ce ? Rien d’aussi compliqué que ne le suggère son intitulé : il s’agit de passer une soirée devant un téléviseur après avoir choisi une thématique et d’y ajouter un petit quelque chose relevant du défi, un truc un peu masochiste, histoire que l’on s’en souvienne plus tard, un enjeu. Mais c’est une affaire de goût personnel, chacun est libre d’organiser sa soirée comme il l’entend et d’y apporter sa touche. Illustration : une soirée Back to the Future, un excellent choix pour débuter. Les trois films sont de qualité et sont divertissants et c’est une trilogie qui est assez courte. Contrairement à celle du Seigneur des anneaux et que j’avais à l’esprit au moment d’en parler Ce n’est pas que je sois particulièrement fan, c’est peut-être même tout le contraire, mais c’est ici la durée honorable de l’entreprise qui est motivante1 sans oublier le fait que l’oeuvre doit prendre une toute autre ampleur vue ainsi d’une traite.

Et voilà qu’avant-hier, au détour d’une bande-annonce, j’appris que Canal+ diffusait ce mardi 11 novembre l’intégrale, non pas du Seigneur des anneaux, mais de Die Hard. Et si là non plus, je ne suis pas un grand fan, loin s’en faut, ça faisait une belle coïncidence. Et les belles coïncidences, il faut savoir sauter dessus.

Die Hard, donc.

Si j’avais évidemment adoré, gamin, Piège de cristal, je gardais en revanche un très mauvais souvenir de 58 minutes pour vivre à tel point que j’avais ignoré le troisième volet et qu’il ne me serait jamais venu à l’idée de regarder le quatrième. Et puis, il faut le dire : l’actioner2 n’est pas mon genre préféré. Ceci dit, pour avoir discuté ici et là avec des fans hardcore de John McTiernan, j’étais assez curieux de revoir Piège de cristal.

Je me suis donc laissé tenté par l’expérience. Et j’en suis sorti lobotomisé, mais ça c’est l’effet normal quand on regarde une télévision attentivement de 14h00 à 23h00. Ou de 9h00 à 18h00 remarquez, puisque ce n’est pas tant une question d’horaire que de durée.

Neuf heures ! Neuf heures de Die Hard. Tout ça à cause d’une vicieuse envie d’intégrale cinoche et de quelques fans de McTiernan. Qui réalise les deux meilleurs opus de la franchise, il faut le reconnaître.

Globalement, je les ai tous trouvés trop longs (ils durent tous plus de 2h00) et si Piège de cristal ne l’est qu’un tout petit peu vers la fin et n’en souffre pas, Die Hard 4 : Retour en enfer l’est quasiment dès le début puisqu’il ne présente aucun intérêt, ses enjeux dramatiques ne prenant jamais et le film se contentant d’aligner les marques de fabrique pour tenter de rester fidèle à la franchise.

58 minutes pour vivre doit être long aussi, mais en s’endormant une ou deux fois, ça passe plutôt bien. Je précise que l’endormissement n’est normalement pas toléré lors des soirées cinéphiliques et mono-maniaques sauf circonstances atténuantes avérées. Pour me défendre, je dirais que je me suis laissé surprendre par une soirée qui commençait à 14h00, qu’étant seul je ne pouvais me maintenir éveillé en daubant sur ce que j’étais en train de regarder, ce qui est sans doute l’une des meilleures techniques contre l’endormissement et que… le film ronfle franchement lui aussi.

Décidément, ce 58 minutes pour vivre ne m’a guère plus convaincu aujourd’hui qu’autrefois. Parce que le personnage de McClane n’est plus aussi crédible en gars qui se trouve au mauvais moment au mauvais endroit une seconde fois ; le seul qui en veut face à une administration et une technocratie paresseuses et conformistes. Et s’il n’y avait que ça ! Alors que le scénario d’Une journée en enfer s’affranchit très bien de cette faiblesse qu’est l’absence de « fraîcheur » du personnage en prenant quelque part son contre-pied : cette fois, c’est McClane qui est pris pour cible, directement. Et la présence du personnage de Zeus Carver (Samuel L. Jackson), même s’il n’y a rien d’original à la présence d’un sidekick ((on dit « faire-valoir » en français, mais selon moi, ça n’a pas tout à fait la même signification)) dans ce type de film, oxygène un peu la formule.

Ma dernière expérience mémorable en matière d’intégrale avait été la diffusion, déjà sur Canal+, de l’intégrale Star Wars, un premier ou deux janvier. Intégrale qui a pour elle d’avoir ses meilleurs éléments à la fin, ce qui permet de s’accomoder plus facilement de l’ennui qui guette lors des trois premiers opus, alors que celle de Die Hard est plus en dent de scie et finit par le pire. Et me force à admettre que McTiernan l’emporte.

  1. plus de onze heures avec les « special extended edition » []
  2. on dit « film d’action » en français []

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