12 nov 2009

Qu’est-ce qu’on fait avec 5€ ?

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 23:36

On va voir 3 concerts ! Ce n’est pas compliqué, c’est marqué sur l’affiche ! Il faut vraiment tout vous dire… Bon, et qu’est-ce qu’on vous propose pour le prix d’un paquet de clopes  ? Trois groupes en provenance des États-Unis d’Amérique ? Oui, c’est exact, vous le saviez déjà ? Vous aviez vu l’affiche, c’est ça ?

Une belle affiche pour une belle soirée

Une belle affiche pour une belle soirée

Donc, au programme :

  • Schwervon!, duo à la scène comme à la ville, new-yorkais, elle fait les « poum-tchak » à la batterie et elle chante, il fait les « klang-klang » à la guitare et il chante aussi. Leur dernier album en date, Lowblow, est écoutable sur Deezer ou Spotify1. Pour ma part, je lui préfère Poseur, datant de 2004, qui est mine de rien l’un des disques que j’écoute le plus régulièrement depuis quelque temps déjà.
  • Angelo Spencer vient lui d’Olympia, il chante et il fait lui-même les « poum-tchak » et les « klang-klang », parce qu’en fait, Angelo Spencer, c’est un one-man band. Même si j’ai entendu dire qu’il aurait peut-être un invité surprise à ses côtés.
  • Desolation Wilderness vient également d’Olympia. Ce que j’ai pu écouter de leur musique me fait penser, entre autres, à celle des Écossais de Jesus and Mary Chain ou à l’album Distortion de Magnetic Fields. Vous pouvez trouver de quoi satisfaire votre auriculaire curiosité ici, tout en occupant vos yeux à un peu de lecture sur leur blog.

Précisons pour les mélomanes les plus avertis qu’Angelo Spencer et Desolation Wilderness sont signés chez K Records, label sur lequel ont pu sortir quelques galettes de Beck, Chicks on Speed, Kimya Dawson ou encore un EP de Gossip.

Bref, ça se passe à l’Assommoir à Saint Étienne, ce dimanche 15 novembre à partir de 17h30 pour une fin d’après-midi et un début de soirée cool.

  1. Si vous n’avez pas Spotify, vous pouvez vous inscrire gratuitement ici et télécharger le lecteur qui va bien []

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07 avr 2009

Now, My Dear

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 3:11

Je ne suis pas très porté sur la musique de Marvin Gaye. J’ai essayé à plusieurs reprises mais en dehors de la BO de Trouble Man, point de salut. Trop smooth, trop « mmm », trop lova lova, trop suave, un côté chanteur de charme, chanteur pour dames, bref, j’ai l’impression qu’il n’a de cesse, à longueur de chansons, de me faire part de son irrépressible envie de me faire l’amour toute la nuit, sans jamais se rendre compte qu’il se trompe énormément à mon sujet. Entendu comme ça, je vous jure qu’au bout de deux morceaux, c’est déjà très lourd et généralement, je ne vais pas au-delà. Tout ceci est certainement très caricatural et réducteur et j’imagine tout à faire foutre en rogne les fans et amateurs du Prince de la Motown lisant ces lignes. Ce n’est pas le but et il ne faut pas prendre ça pour un jugement de valeur. J’ai personnellement beaucoup de mal, c’est tout.

Ceci dit et malgré cela, Marvin m’a offert une belle surprise aujourd’hui, d’un genre autre que celle de la découverte de Trouble Man.

Il vous faut maintenant connaître l’une de mes activités préférées et qui consiste à mettre un disque dans la platine, ou tout appareil permettant la diffusion de musique, et une guitare sur mes genoux afin d’en jouer « par-dessus » la musique. Bien souvent au désespoir de Madame, surtout quand c’est elle qui choisit et met le disque d’ailleurs. Je conçois très bien que l’on préfère écouter la musique dont on a envie sans qu’elle soit systématiquement accompagnée des « kling-kling » d’une guitare électrique non branchée. Ou des « klang-klang-kerrang » de la même guitare cette fois amplifiée. Mais c’est plus fort que moi.

Marvin ? Ah oui !

Cet après-midi, j’avais des envies de musique cool et après une séance assez conséquente d’exercices guitaristiques rébarbatifs mais que j’apprécie néanmoins, je me suis octroyé une « jam session karaoké » comme indiquée précédemment.

Le premier truc semblant répondre au critère recherché de coolitude et se présentant à mon regard fut le nom, sur la pochette d’Here, My Dear, de Marvin Gaye. Pochette en elle-même plus laide que cool d’ailleurs, jugez plutôt1 :

cover.jpg

Je lançai donc la lecture de l’album et commençai à donner du « klang-klang-kerrang » (oui, elle était branchée, vous suivez, c’est bien). Et si d’habitude je peux jouer de façon assez mécanique ou disons instinctive, très rapidement et naturellement, à l’écoute des premières mesures, j’ai opté pour une approche différente. Plus impliquée et pourtant plus retenue, chantant intérieurement les notes que mes doigts allaient ou devaient jouer, j’ai voulu donner plus de sens en quelque sorte à ce qui sortait de ma guitare et du bonhomme. Difficile à décrire… Disons que depuis un petit moment je désire aborder la musique de façon un rien plus spirituel que je n’ai pu le faire ces dernières années, pour je ne sais quelle raison. Peut-être ai-je simplement oublié. Ainsi, j’ai actuellement tendance à voir comme une évidence le lien entre musique et spiritualité. Pourtant la musique peut se faire sans ça, sans cette recherche. On peut tout à fait attendre tout autre chose de la musique que l’on crée ou que l’on joue : pour certains, la musique c’est la recherche de la bière entre potes. Et si parmi ceux-ci, quelques uns placent leur quête de spiritualité dans la bière me demanderez-vous ? Demandez-leur directement, ça vaudra mieux.

Tout ça… pour dire quoi ? Que j’ai pris énormément de plaisir à écouter et à jouer avec Marvin. Même l’état de grâce semblait de la partie, les doigts suivaient, tombaient sur les bonnes cases, toutes les audaces étaient payantes, presque toutes les audaces…

Diantre, il est déjà bien tard, incroyable ce que je peux être long pour rédiger quoi que ce soit. Ce qui me permet cependant de dire qu’il y a dû y avoir un déclic puisque depuis que la rédaction de ce billet a débuté j’écoute vous-devinez-qui, dans la joie et l’allégresse et surtout sans me sentir harcelé sexuellement2.

Ne sachant qu’à peine ce que je suis en train d’écrire, je devine qu’il est temps d’aller dormir. Nous verrons plus tard pour la relecture.

  1. le chien de Mickey, l’ami de Mickey, c’est Dingo []
  2. pas d’analyse psychologique hâtive et approximative, merci []

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31 déc 2008

Musique de tables

Catégorie : Kultur, son(s), écran(s)L'arpenteur K. @ 12:13

En feuilletant l’un de mes vieux cahiers à la recherche d’un bout de texte particulier, je suis tombé sur une note en marge :  « Concert de mains Thierry de Mey ».

Tilt !

Je me souvenais avoir vu sur Arte, il y a bientôt dix ans, une vidéo montrant trois musiciens, tour à tour frapper et caresser de leurs mains des tables. Juste des tables. Ça m’avait beaucoup plu. Mais c’est bien tout ce dont je me souvenais à ce propos et j’ignorais avoir consigné ça par écrit, approximativement, quelque part. Une petite recherche plus tard, et voici Musique de tables de Thierry de Mey. Je ne pense pas qu’il s’agisse précisément de la vidéo vue à l’époque (je revois une salle vide de toute audience, mais je me trompe peut-être) ceci dit elle fera l’affaire et a le mérite de présenter l’œuvre dans son intégralité. Enjoy !

Image de prévisualisation YouTube

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12 août 2008

De la quête du Graal et de l’agneau Pascal

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 2:05

Aujourd’hui, fidèle lecteur, tu vas être récompensé de ta fidèle lecture (le tutoiement n’est pas ici qu’une figure de style, je m’adresse bel et bien au seul fidèle lecteur de ce blog, l’unique, l’élu).
Ah, pardon, un oeil sur les statistiques de fréquentation de ce site me laisse penser qu’ils pourraient bien être deux.
Reprenons et tutoyons donc avec style.
Prépare-toi, fidèle lecteur, toi qui es l’élite de la blogosphère et au-delà (et encore une fois les statistiques de fréquentation de ce site le prouvent, l’humanité connectée moins deux personnes, c’est de l’élite élitiste de pointe, l’élite en moins de deux, reste Jésus Christ, fils de Dieu, saint sauveur tout ça, on a connu plus dégueulasse question croix podium non ?).

Bref.

Il était une fois, il y a longtemps, très longtemps… la vie, la belle vie qui coule dans nos veines, dans un moment d’extase gracile a porté à mon existence celle, ô combien précieuse, du Graal. Enfin… d’un Graal de plus, dans la mesure où chacun le sien et dans celle où j’ai depuis longtemps une liste de Graals qui n’en finit plus de ne plus finir.

Rebref.

Je ne me souviens plus exactement pourquoi ni comment (et c’est bien la preuve de l’intervention d’une conscience supérieure et aimante), je fus en possession d’une cassette, que les marchands du temple de l’époque appelaient VHS, remplie des plus fins trésors. Dont celui-ci qui va suivre, tellement n’brick.

Cela fait aujourd’hui bientôt douze ans et sache mon ami que depuis lors, ma quête n’a jamais cessé, et que malgré l’âpre adversité de nos maigres existences qui m’a parfois ôté tout ce qu’elle a pu de mon énergie et de ma volonté afin de me voir échouer, toujours je me suis relevé, toujours, dès qu’il m’a été donné de le faire, j’ai retourné les bacs des disquaires les plus malfamés et délaissés de tous pour trouver le Graal. Il a fallu que je me fraie un chemin, sans jamais frémir ni me retourner, parmi les armées mortes de l’Enfer de la variété française, dans les limbes de la variété internationale eighties, que je traverse un noir océan de rock dur (mais qu’est-ce que tu dis ?). Diantre oui, j’en ai usé de la sandale rangers.

Sache encore qu’il m’aura fallu aller jusqu’aux lointaines contrées du Canada et du Québec (et la variété québécoise, hein, toi-même tu sais) avant de pouvoir le présenter, enfin, à la face avide d’un monde qui perd et reperd sans cesse ses repères. Et non, je n’y suis pas allé en rangers, mais Internet, tu connais ?

Enfin, fidèle lecteur parmi les fidèles, je me dois de te prévenir, sois attentif et concentre-toi, laisse-toi bercer par ce nectar musical mais ne laisse rien te détourner de la parole pascale, abandonne-toi complètement aux doux mots dits d’Eddy.

Le Graal…

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Tu as aimé ? C’est normal.
Tu en veux encore ? Bien sûr, oui, bien sûr, tu peux le ré-écouter.
Ça pose hein ? Ne me demande pas d’explications, je n’en ai pas, c’est, dans l’ordre des choses, impénétrable.

A side

A side

Mais maintenant que le fauve est lancé, on ne va pas l’arrêter comme ça. Je te prie donc de reprendre ton souffle, fidèle lecteur, avant d’aborder la face B de l’hostie noir vinyle.

et sa face B

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B side

B side

On ne va pas se mentir, c’est moins bien, mais tout de même, ce n’est pas complètement inoffensif.

Tu as eu du mal à lire les titres sur la rondelle ?
Ne bouge pas.

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au "cul") - Front

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au "cul") - Back

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au

N’est-ce pas ?
Pardon ? Les paroles maintenant ?
Les voici :

Joyeux Portugais rame tralalalère
Trouve la morue perdue au fond des mers
Pendant que…
Tout seul dans le vent, se caillant sans rien dire
Un grand goéland se fendait la tirelire

Ah ! si j’avais des plumes au cul
Je volerais vers le soleil
Mais j’ai survolé un barbecue
Elles repoussent plus pareil
(x2)

Comme un goéland qui aurait pris sa cuite
Volant, vacillant, tout en faisant « cui ! cui ! »
Comme un goéland qui tondait sa pelouse
Vit en sautillant arriver trois barbouses
Se lamenta…

Ah ! si j’avais des plumes au cul
Je volerais vers le soleil
Mais j’ai survolé un barbecue
Elles repoussent plus pareil »
Oui, tu avais bien compris.

Bon, maintenant que nous sommes, toi, lecteur et moi, dans la vrille la plus totale et le plus grand n’importe quoi, il ne me reste plus qu’à citer mes sources : la découverte d’Eddy Pascal, je la dois à l’Oeil du cyclone, émission foutraque et regrettée diffusée par Canal +. Et voici donc le numéro consacré qui restera encore longtemps dans mon panthéon personnel des plus grands moments que la télévision a pu m’offrir, ça dure un peu moins d’1/2 heure et si l’on peut entendre Eddy à la fin, tout ce qui précède vaut largement la peine d’être vu. À ce jour, je ne me lasse toujours pas de le regarder et je suis capable d’en chanter toutes les chansons, la larme à l’oeil, devant mon téléviseur. Prends garde à toi, tu risques bien de connaître la même extase, le même sort.

http://video.google.com/videoplay?docid=311414958994349248

P.-S.

Il va sans dire que si M. Eddy Pascal ou quelqu’un de son entourage venait à faire un tour par ici, je serais ravi d’en savoir un peu plus sur la genèse de ce morceau ou sur sa carrière. Sait-on jamais, pour me contacter, ça peut se faire là : contact (arobase) abscons.org.

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23 oct 2007

White Chalk

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 19:42
White Chalk - PJ Harvey

White Chalk - PJ Harvey

Du dernier album en date de PJ Harvey je ne savais pas grand chose avant de l’écouter, simplement qu’il y serait plus affaire de piano que de guitare.

La première écoute de White Chalk a dû être mitigée, pour cause d’absence de grosse claque. Et quelque part c’est normal, tout ici est calme, disons plus calme que d’habitude. Pas de riff éructant, pas de guitare écorchée, l’écorchure se trouve ailleurs et je devine que PJ a souhaité continuer à gratter en elle plutôt que sur une guitare saturée.

Pour me faire une meilleure idée j’ai bien sûr ré-écouté cet album, encore et encore à tel point que c’est le disque que j’écoute le plus en ce moment, bien que je sois toujours incapable en cet instant de dire tout le bien ou tout le mal que j’en pense. Enfin, s’il m’était vraiment désagréable, il resterait dans son coin sans que je cherche à creuser. Je n’arrive tout simplement pas à le cerner et c’est intéressant. Cela vient en partie du côté éthéré de ses chansons et de la voix de PJ (idée que l’on retrouve dans l’ambiance de la pochette). Et en partie du fait que, un peu dans le même esprit, certaines chansons s’achèvent parfois un peu tôt, mais cela laisse plutôt un goût de reviens-y que d’inachevé. En fait, elles n’ont que l’air de s’achever trop tôt, car c’est finement joué, PJ reste dans la concision de ce qu’elle a à dire et à transmettre et s’évite de tomber dans la longueur poussive que l’on entend bien trop souvent dès que certains artistes ralentissent le tempo.

Une chose dont je peux d’ores et déjà dire que je l’apprécie, c’est la mise en place des morceaux et leur construction. Pas de fioriture certes, mais de l’élégance et de l’intelligence. Et ça commence dès The Devil, premier titre de cet album que je trouve être par ailleurs une excellente entrée en matière. Quelque part, on pourrait penser que le squelette de chaque morceau nous est présenté avant l’arrivée des ensembles qui l’habillent, qu’ils soient rythmiques ou autres. Râh, toute la subtilité de la mise en place, au hasard, de Silence et tout ce qui s’en suit tout au long du morceau avant de finir sans finir… Bref, PJ nous présente ses chansons comme nues puis les étoffe, les ornemente, les tend, les tord et nous avec.

Voici donc le moment de dire que les arrangements sur cet album ne sont ni anodins, ni plats et purement décoratifs. Encore une fois, nous sommes dans le registre de la subtilité, de la parcimonie. Ils sont la chair de ces chansons, grâce auquels elles prennent corps, et la voix de Polly Jean, dans son éther ou au contraire d’une proximité palpable (Before Departure) remplit le tout de son âme. Les arrangements et la production de White Chalk ne semblent pas figés, on sent l’aléatoire poindre et la vie qui va avec, on croit entendre ici ou là, le bruit d’un tabouret ou d’une pédale de piano et qu’est-ce que c’est bien ! Car ça crée à la fois une proximité avec l’auditeur, ces petits bruits, et ça contribue à l’univers fantasmagorique et à l’atmosphère fantomatique de l’album (en l’écoutant, je suis persuadé qu’il a été enregistré à l’automne ou en hiver dans une vieille bâtisse anglaise, isolée, un rien hantée, au bord d’une falaise brumeuse).

En fait, c’est étrange parce qu’après ça j’aurai bien du mal à vous convaincre que je n’aime pas ce disque et ça serait idiot parce que ce n’est pas vrai, mais je l’apprécie peut-être plus dans le détail que dans son ensemble. Et ce n’est pas vraiment ça non plus ! Bon… écoutez-le, faites-vous une idée par vous-même, ça vaudra mieux. Na ! Et si vous n’êtes pas assez grand pour ça, vous pouvez aussi lire ce qu’en pense arbobo.

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26 avr 2007

The Mind Is A Terrible Thing To Taste

Catégorie : En passant, Kultur, L'home, son(s)L'arpenteur K. @ 8:37
The Mind is a Terrible Thing to Taste - cover

The Mind is a Terrible Thing to Taste

Je n’ai pourtant plus 15 ans, je ne suis même pas en colère et je m’envoie un vieux Ministry dans la gueule au réveil. Dans le casque, fort, très fort, Al Jourgensen et ses petits copains tentent de me maintenir éveillé, autant que je puisse l’être dans l’instant et me ruinent non sans méthode les conduits auditifs.

La nuit a été bien pourrie, pas moyen de s’endormir en se couchant à une heure pourtant déraisonnable. Même le verbiage auto-satisfait d’un gars sur France Culture n’y a rien fait. Et ensuite des réveils répétés, pour échapper à des cauchemars répétitifs eux-aussi, crades et glauques, s’inspirant les uns des autres, remplis de morts, passées ou à venir, de femmes qui se lancent dans des concours de laparotomies ratées, chairs et photos à l’appui etc.

Madame me dit que je fais depuis peu un certain raffut en grinçant des dents pendant mon sommeil, et la douleur à la mâchoire qui me crispe face et neurones en atteste.

Je me suis jeté sur mon ordinateur pour tenter de rester éveillé et écris ces mots complètement défoncé de fatigue et donc dépourvu de lucidité, mais ce n’est pas grave. Ferez-vous véritablement la différence ?

Pour finir, un petit cadeau, une douceur « indus » issue de l’album The Mind Is A Terrible Thing To Taste, qui pour avoir bientôt 20 ans (!!!) tient encore franchement la route et plus que ça même. Et faites-moi plaisir, réécoutez Burning Inside, demain matin, au réveil, fort, très fort.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

P.S.

Et avec ça, il ne me reste que des Craven « A » sans filtre à fumer.

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17 juin 2005

Toujours sur la ligne blanche

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 2:20

Oh, la violente envie d’écouter un vieux Bashung.
Surpris en plein travail, discret, clandestin, à une heure dilettante.
« Toujours sur la ligne blanche » dit-il, « toujours sur la ligne »…
Alors on se sent de prendre la nuit. À filer les albums, les écouter, un après l’autre, chronologiques et avec concentration.
Et sans doute qu’après cela, au matin rendu tien, à l’heure où retentira la sonnerie du réveil s’achèvera un voyage. Plus ou moins long, selon…

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