05 fév 2010

Les archives sonores de l’arpenteur K. #1

Catégorie : Do it myself!, L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 0:27

Depuis des années, je traîne une K7 qui est peut-être à ce jour la plus ancienne trace enregistrée de mon activité musicale. Des enregistrements antérieurs ont existé mais je ne les possède plus ou j’ignore que je les possède encore.

Je me suis enfin décidé à la numériser avant que je ne la perde ; c’est déjà un miracle qu’elle soit toujours en ma possession et qu’elle n’ait rendu l’âme d’avoir trop pris la poussière. Elle n’a jamais vraiment eu de boîtier, sa place c’est le lecteur de mon antique chaîne, ou le dessus de celle-ci.

Alors, cessons-là le verbiage liminaire, de quoi s’agit-il, qu’est-ce donc enfin que cette K7 ?

La fameuse K7 - Face A

C’est un enregistrement pirate d’une répétition. Une répétition d’un trio dans lequel j’ai joué pendant quelques mois. Ou au moins quelques semaines.

Pirate parce que seul Arnaud, le batteur, savait que nous étions enregistrés, sur un bon vieux magnéto-K7 / poste FM comme on en trouvait encore partout au début des années 90. C’est lui qui a appuyé sur le bouton de l’appareil, planqué dans la pièce. Et si je parle du début des années 90, c’est que nous devions être en 1993 ou 1994.

Répétition est d’ailleurs un bien grand mot puisque nous n’avions pas de répertoire à répéter. On se réunissait chez Arnaud, le samedi après-midi, et on improvisait. Totalement ou parfois sur un riff , une suite d’accords que l’on conservait d’une session à l’autre ou que l’un de nous avait trouvé dans son coin entre deux de nos rendez-vous. On ne savait pas suffisamment où l’on comptait aller pour vouloir constituer un répertoire. Ce qui explique aussi que ça n’a pas duré très longtemps.

Ce que vous vous préparez à écouter est d’une piètre qualité sonore (je n’ai que peu retouché le son après numérisation) et d’une médiocrité musicale assez féroce. Enjoy!

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03 fév 2010

Ouverture des archives sonores de l’arpenteur

Catégorie : Do it myself!, L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 23:05

Sous diverses formes, ce blog a maintenant quelques années. L’activité y est de plus en faible, le réservant à une partie de ma vie qui décline aussi bien. Pour x raisons, toutes aussi mauvaises les unes que les autres. Et puis je me suis aussi pris les pieds dans la ligne éditoriale.

Une des idées était de faire d’abscons le lieu de partage de mes créations musicales et vaguement textuelles. Et donc je ne texte ni ne compose plus. Évidemment.

Ceci dit, je nourris toujours le projet de.

Je ne partage donc pas grand chose et encore moins mon hypothétique musique. Le fait de ne jamais rien achever n’aide pas. D’ailleurs l’idée avait germé de proposer à l’écoute ce que je pouvais faire, au fur et à mesure que je le faisais,  ce qui avait pour séduisant de me débarrasser de l’obligation de terminer quoi que ce soit avant publication. Mais je n’ai pas su m’y tenir non plus. Je l’ai dit, toutes aussi mauvaises les unes que les autres sont mes excuses.

Il est donc temps de balancer quelque chose. Quelque chose, un truc, n’importe quoi.

Et n’importe quoi est bien le mot, puisque figurez-vous que je vais vous offrir ici non seulement de l’inédit, mais de l’historique, mais que ce seront bien les seules qualités de la chose. Disons que ça peut faire rire ou sourire aussi, ou non, mais ça dépendra plus de vous que de moi.

Allez, je vais m’en tenir là pour l’heure, ça fera office de teaser.

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27 mai 2009

Nioukoulélé

Catégorie : En passant, L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 0:26

Voici le petit nouveau, vraiment tout petit qui vient agrandir la famille des trucs à cordes qui peuplent la maison et ses annexes.

Il s’agit donc d’un ukulélé soprano, Brüko n°6 de son petit nom générique. À ce propos, il n’y a qu’un seul de mes instruments qui possède un nom bien à lui, qui ne soit pas celui d’une marque ou d’un modèle : ma bonne vieille Golgotha que je vous présenterai peut-être plus longuement un autre jour.

Revenons à Brüko, petit nouveau, qui est arrivé par surprise la semaine dernière (techniquement, on appelle ça un cadeau). Et très étrangement, la surprise a été de taille, à bien des égards. Car bien que le soprano soit le modèle le plus courant de sa famille, ce soprano-ci me parut plus petit que les quelques exemplaires de ukulélés déjà croisés. Et léger avec ça ! Fichtre il ne pèse rien ! Ou disons à peine plus.

Une autre surprise fut que malgré sa taille, ça fait tout de même pas mal de boucan, un Brükolélé.

Si l’accordage diffère de celui d’une guitare, les positions d’accords se ressemblent énormément. Si ce n’est que lorsque l’on joue ce qui est à la guitare un accord de Ré, on se retrouve avec un Sol au ukulélé et c’est rigolo. Quand on est guitariste, parce que je me doute bien que ça ne vous amuse pas plus que ça, vous.

Le son aussi est rigolo et c’est plutôt normal, c’est un ensemble, le ukulélé semblant être un instrument incroyablement cohérent : le nom est rigolo, la taille est rigolote ainsi que la façon d’en jouer, ce serait stupide d’avoir un son dérogeant. Et n’oublions pas le poids qui fait bien marrer aussi.

Mais tout rigolo qu’en soit le son, il n’empêche pas pour autant d’atteindre des émotions bien sérieuses. C’est dit.

Le seul défaut que je lui trouve pour l’instant à cet instrument, c’est qu’avec ses airs de jouet, presque de friandise, de machin tout mignon, il me donne une furieuse envie d’en avoir plein. Malheureusement sa modeste taille est trompeuse et ça vaut tout de même un certain prix tous ces trukulélés, qu’ils soient ténors, banjolélés, guitalélés, résonators etc.

Quoiqu’il en soit, je me promets de belles heures avec celui-ci, peut-être même quelques sympathiques compositions et ça fait plaisir.

(d’autres photographies de mon beau ukulélé sont disponibles pour les plus curieux)

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20 mar 2009

What what ?

Catégorie : En passant, Kultur, Retrouvailles, écran(s)L'arpenteur K. @ 15:51

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Les plus terre-à-terre répondront : « une photo », « une image », « des chevaux », « des cow-boys », « une photo avec des chevaux et des cow-boys »…

D’autres tenteront : « un film ? » , oseront peut-être un titre.

Et personne n’aura vraiment tort. Pourtant personne n’aura raison autant que celui qui répondra Forty Guns. Et lui seul marquera un point, nib pour les autres. Et quand il aura fait ça, il recommencera et il recommencera, avec d’autres films, encore et encore. Et s’il marque des points, c’est bien évidemment qu’il s’agit d’un jeu, fortement addictif qui plus est (du moins en ce qui me concerne). Le concept est très simple : on vous propose une capture d’écran et vous devez trouver le film dont elle est issue. Soit parce que vous l’avez vu, soit parce certains détails vous mettent sur la voie, un objet (disons une DeLorean ?) ou une tête connue, soit parce que vous avez beaucoup de chance.

Quand une image est vraiment belle ou très intrigante, dérangeante, selon les goûts de chacun, ça donne envie de voir (ou revoir) le film mais pour ça, il faut le titre et c’est vraiment rageant de ne point le trouver, la solution n’étant accessible qu’un mois après que l’image a été proposée.

Le principe n’est pas nouveau, ce type de jeu fleurit fréquemment au sein de forums de cinéphiles (mais pas que), l’avantage ici c’est que l’on ne perd plus de temps à entretenir de vagues relations sociales, à attendre les relances de tel ou tel participant, à flooder, non, on peut enfin se concentrer sur l’essentiel à savoir : jouer, jouer, jouer et encore jouer (je vous ai dit que c’était fortement addictif ?). Et qui dit « point » dit « classements », disponibles logiquement à ceux qui s’inscrivent. L’un d’eux prend en compte votre ancienneté sur le site, ce qui est assez partial. À ce propos et comme les occasions de frimer ne se présentent pas souvent, je profite de celle-ci : avec un screen résolu sur quatre, je figurais un peu avant la soixantième place du classement « All Time » avant que deux mois de déconnexion n’attaquent mon prestige. Damned.

Voilà, maintenant que j’ai bien jacté sur le sujet et que vous tremblez d’impatience, ce site merveilleux, paradis des cinéphiles psychotiques et obsessionnels répond à l’adresse suivante : http://whatthemovie.com. Le niveau de difficulté est très variable mais chacun devrait y trouver son compte.

Pour finir, un mot du film qui illustre ma logorrhée : Forty Guns. Western de 1957 signé Samuel Fuller, sacré personnage et grand cinéaste dont un dossier de Brazil 2 m’avait donné envie de découvrir l’oeuvre (je ne connaissais que son nom). L’image est tirée de la superbe scène d’ouverture de ce film intelligent, trouble, à l’esthétique soignée (juste ce qu’il faut en fait). Certaines idées scénaristiques sont plus qu’audacieuses pour l’époque et sont assez caractéristiques de la liberté de ton et d’esprit de Fuller.  Bref, je le recommande (même si le western est loin d’être mon genre de prédilection, prenez ça comme vous voulez).

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04 oct 2004

[Fragment - duplicata]

Catégorie : L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 0:47

Indocti dicunt omnia, Doctis est electio et modus.

Quand on n’a pas de talent, on dit tout. L’homme de talent choisit et se contient.

Quintilien

La retenue n’est aucune preuve de talent pour ceux dont je suis qui ne parviennent à s’exprimer. Quand le silence n’est pas raison ni volonté, mais l’unique manifestation, si dérisoire et pauvre, d’une souffrance muette, d’un vertigineux malaise, nés un jour de s’être senti indicible et d’inexorablement le demeurer.

L’encre qui sèche…

La pendule qui m’assène chaque seconde, avec un plaisir grandissant et pervers, et qui mêmement dissout ma patience…

L’épais brouillard de mes ratures, biffures, comme toute autre enclouure de mes mots et de mon être qui masque et se fait tordre de douleur chacune de mes phrases jusqu’à l’illisible, l’invisible, le néant. La pendule, le brouillard, l’encre sécheresse, l’encre pêcheresse, tout ça et le reste, l’incommensurable reste jusqu’à ce que je – plume – cahier – se ferment pour garder comme en une tombe mes sentiments, mes importances, moi…

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20 sept 2004

[Fragment - sur papier utilitaire de suivi de bobine]

Catégorie : L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 2:23

Il n’y a pas de secret
Qualité ! Rendement !
Il faut produire
Il faut produire
Ne jamais oublier
Que ta vie est rythmée
Au profit des machines
Et de leurs propriétaires
Et là plus que jamais
La propriété c’est le vol
Le vol d’une vie entière
Tu es une machine molle
Mais hors de toute littérature
Il n’y a plus d’intérêt
A porter ce titre

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