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	<title>abscons &#187; cinéma</title>
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	<description>adj. obscur, difficile à comprendre. Le blog de l&#039;arpenteur K., en somme</description>
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		<title>Histoire(s) de cinéma : toutes les histoires (1988)</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 01:01:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pas évident de parler de ce film, premier volet d&#8217;Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard : succession d&#8217;images d&#8217;autres films, de fiction ou d&#8217;actualité, souvent arrêtées ou au ralenti, montage de sons et d&#8217;extraits de dialogue se superposant, comme se superposent à l&#8217;ensemble des mots qui s&#8217;inscrivent à l&#8217;écran, répétés. Le cinéma, c&#8217;est la superposition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pas évident de parler de ce film, premier volet d&#8217;<em>Histoire(s) du cinéma</em> de <strong>Jean-Luc Godard</strong> : succession d&#8217;images d&#8217;autres films, de fiction ou d&#8217;actualité, souvent arrêtées ou au ralenti, montage de sons et d&#8217;extraits de dialogue se superposant, comme se superposent à l&#8217;ensemble des mots qui s&#8217;inscrivent à l&#8217;écran, répétés. Le cinéma, c&#8217;est la superposition et l&#8217;entremêlement.</p>
<p style="text-align: justify;">La forme est dense, le propos relativement abscons et fractionné et pourtant, c&#8217;est fascinant. Parce que le travail du spectateur n&#8217;est pas mâché et que celui-ci doit être réceptif et attentif, qu&#8217;il doit chercher à comprendre, qu&#8217;il s&#8217;interroge et qu&#8217;il interroge. Parce qu&#8217;il y a également, dans ce rigoureux fatras, un point de vue auquel peut s&#8217;ajouter ou se soustraire le nôtre.</p>
<p><strong>JLG</strong> nous parle du cinéma, de son histoire, de ses histoires et de celle d&#8217;un XXe siècle qui pourrait bien être un siècle de nuit, la nuit d&#8217;une salle obscure percée par la lumière d&#8217;un projecteur et de l&#8217;écran qui la réfléchit.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce film peut même ravir les contempteurs de « branlette intellectuelle » ou autres prétentions artistiques puisqu&#8217;ils y trouveront, sans même en voir plus que les trois premières minutes, une parfaite illustration aux propos qu&#8217;ils assènent à langueur de temps : que seuls valent le divertissement et ce qui se reçoit sans effort.</p>
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		<title>What what ?</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2009 14:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
				<category><![CDATA[En passant]]></category>
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		<description><![CDATA[Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que ça ? Les plus terre-à-terre répondront : &#171;&#160;une photo&#160;&#187;, &#171;&#160;une image&#160;&#187;, &#171;&#160;des chevaux&#160;&#187;, &#171;&#160;des cow-boys&#160;&#187;, &#171;&#160;une photo avec des chevaux et des cow-boys&#160;&#187;&#8230; D&#8217;autres tenteront : &#171;&#160;un film ?&#160;&#187; , oseront peut-être un titre. Et personne n&#8217;aura vraiment tort. Pourtant personne n&#8217;aura raison autant que celui qui répondra Forty Guns. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que ça ?</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="whatthemovie" src="http://static.whatthemovie.com/system/images/stills/normal/6dbb/3445/1b57/153f/2e93/c386/fbaa/debd.jpg?1243397104" alt="" /></p>
<p>Les plus terre-à-terre répondront : &laquo;&nbsp;une photo&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;une image&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;des chevaux&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;des cow-boys&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;une photo avec des chevaux et des cow-boys&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p>D&#8217;autres tenteront : &laquo;&nbsp;un film ?&nbsp;&raquo; , oseront peut-être un titre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et personne n&#8217;aura vraiment tort. Pourtant personne n&#8217;aura raison autant que celui qui répondra <em>Forty Guns</em>. Et lui seul marquera un point, nib pour les autres. Et quand il aura fait ça, il recommencera et il recommencera, avec d&#8217;autres films, encore et encore. Et s&#8217;il marque des points, c&#8217;est bien évidemment qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un jeu, fortement addictif qui plus est (du moins en ce qui me concerne). Le concept est très simple : on vous propose une capture d&#8217;écran et vous devez trouver le film dont elle est issue. Soit parce que vous l&#8217;avez vu, soit parce certains détails vous mettent sur la voie, un objet (disons une <a title="Mais si, une DeLorean, m'enfin..." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/DeLorean_DMC-12">DeLorean</a> ?) ou une tête connue, soit parce que vous avez beaucoup de chance.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand une image est vraiment belle ou très intrigante, dérangeante, selon les goûts de chacun, ça donne envie de voir (ou revoir) le film mais pour ça, il faut le titre et c&#8217;est vraiment rageant de ne point le trouver, la solution n&#8217;étant accessible qu&#8217;un mois après que l&#8217;image a été proposée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le principe n&#8217;est pas nouveau, ce type de jeu fleurit fréquemment au sein de forums de cinéphiles (mais pas que), l&#8217;avantage ici c&#8217;est que l&#8217;on ne perd plus de temps à entretenir de vagues relations sociales, à attendre les relances de tel ou tel participant, à flooder, non, on peut enfin se concentrer sur l&#8217;essentiel à savoir : jouer, jouer, jouer et encore jouer (je vous ai dit que c&#8217;était fortement addictif ?). Et qui dit &laquo;&nbsp;point&nbsp;&raquo; dit &laquo;&nbsp;classements&nbsp;&raquo;, disponibles logiquement à ceux qui s&#8217;inscrivent. L&#8217;un d&#8217;eux prend en compte votre ancienneté sur le site, ce qui est assez partial. À ce propos et comme les occasions de frimer ne se présentent pas souvent, je profite de celle-ci : avec un screen résolu sur quatre, je figurais un peu avant la soixantième place du classement &laquo;&nbsp;All Time&nbsp;&raquo; avant que deux mois de déconnexion n&#8217;attaquent mon prestige. Damned.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà, maintenant que j&#8217;ai bien jacté sur le sujet et que vous tremblez d&#8217;impatience, ce site merveilleux, paradis des cinéphiles psychotiques et obsessionnels répond à l&#8217;adresse suivante : <a title="What the movie ?" href="http://whatthemovie.com">http://whatthemovie.com</a>. Le niveau de difficulté est très variable mais chacun devrait y trouver son compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir, un mot du film qui illustre ma logorrhée : <em>Forty Guns</em>. Western de 1957 signé <a title="Une courte présentation de Samuel Fuller" href="http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=9208">Samuel Fuller</a>, sacré personnage et grand cinéaste dont un dossier de Brazil 2 m&#8217;avait donné envie de découvrir l&#8217;oeuvre (je ne connaissais que son nom). L&#8217;image est tirée de la superbe scène d&#8217;ouverture de ce film intelligent, trouble, à l&#8217;esthétique soignée (juste ce qu&#8217;il faut en fait). Certaines idées scénaristiques sont plus qu&#8217;audacieuses pour l&#8217;époque et sont assez caractéristiques de la liberté de ton et d&#8217;esprit de <strong>Fuller</strong>.  Bref, je le recommande (même si le western est loin d&#8217;être mon genre de prédilection, prenez ça comme vous voulez).</p>
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		<title>Eyes without a face #1</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Dec 2008 11:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bob Clark]]></category>
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		<description><![CDATA[Ne cherchez pas pour le titre, c&#8217;est une idée, comme ça, qui ne restera peut-être pas. J&#8217;ai voulu, impulsivement, un titre qui pourrait être récurrent et derrière lequel je pourrais parler brièvement des derniers films que j&#8217;ai vus. Celui-ci m&#8217;est apparu et ne semblait pas dénué de sens, en plus de l&#8217;hommage au film de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ne cherchez pas pour le titre, c&#8217;est une idée, comme ça, qui ne restera peut-être pas. J&#8217;ai voulu, impulsivement, un titre qui pourrait être récurrent et derrière lequel je pourrais parler brièvement des derniers films que j&#8217;ai vus. Celui-ci m&#8217;est apparu et ne semblait pas dénué de sens, en plus de l&#8217;hommage au film de <a title="Wikipedia, dis-moi qui est Franju" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Franju">Franju</a> (et pas à la chanson de <a title="âme sensible s'abstenir" href="http://www.youtube.com/watch?v=gBMdKhTBCCY">Billy Idol</a>, n&#8217;en déplaise à Madame), parce que j&#8217;aime à regarder mes films dans l&#8217;obscurité et n&#8217;être plus qu&#8217;une paire d&#8217;yeux. Avec un bout de cerveau qui traîne derrière tout de même et des lunettes devant. Et parfois aussi un peu de peau pour la chair de poule et une carcasse pour le tressaut.</p>
<p>Bref.</p>
<p style="text-align: justify;">Je viens de regarder <em>Conan the Barbarian</em> de <a title="John qui ?" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Milius">John Milius</a> (1982) avec l&#8217;actuel gouverneur de Californie dans le rôle titre<sup>1</sup> et <em>Dead of Night</em> de <a title="Bob qui ?" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bob_Clark">Bob Clark</a> (1974).</p>
<p style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_267" class="wp-caption alignright" style="width: 209px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-267" title="aff_conan_the_barbarian_ver2_xlg" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/12/conan_the_barbarian_ver2_xlg-199x300.jpg" alt="Conan le barbare" width="199" height="300" />
</dt>
</dl>
<p style="text-align: justify;">Je ne vais pas m&#8217;attarder sur le premier néanmoins, j&#8217;ai été assez surpris par ce qui est presque une absence de dialogues voire même de texte puisqu&#8217;il y a une voix off qui n&#8217;est pas très bavarde non plus. Je ne me souvenais pas que c&#8217;était à ce point. Et malgré ce que peuvent penser les plus taquins d&#8217;entre vous à propos des capacités de comédie du &laquo;&nbsp;chêne autrichien&nbsp;&raquo; et le peu de dialogues qu&#8217;on l&#8217;entend prononcer dans la plupart de ses films, dans <em>Conan</em>, c&#8217;est vachement bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce que ce film est remarquablement elliptique, et pas seulement cinématographiquement &laquo;&nbsp;parlant&nbsp;&raquo;, n&#8217;est-ce pas ? Du coup, pas de poncifs abêtissants, pas de sentences poussives qui sont autant d&#8217;insultes à l&#8217;intelligence des spectateurs, <strong>Milius</strong> fait confiance à sa mise en scène et à la puissance symbolique (et évocatrice pour faire plaisir à <a title="Son myspace" href="http://myspace.com/yannickdahan">Yannick Dahan</a>) de son héros et de son univers pour exprimer l&#8217;essentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, <strong>Milius</strong> grâce encore à l&#8217;ellipse et à sa mise en scène n&#8217;alourdit pas son film de plans détaillant ce fameux univers et qui auraient eu tendance à dire au spectateur : &laquo;&nbsp;tu as vu ? J&#8217;ai un beau décor médiéval, j&#8217;ai de beaux costumes heroic-fantasy, mate la direction artistique, tu as vu comme ça fait Conan ?&nbsp;&raquo;. C&#8217;est souvent le cas dans les mauvais films où des réalisateurs préfèrent s&#8217;attarder sur ce genre de détails pour mieux masquer la pauvreté du reste.</p>
<p style="text-align: justify;">Non, il traite cet univers dans son ensemble, tout ceci est intégré très naturellement et de ce fait, l&#8217;immersion du spectateur est facilitée, l&#8217;univers de Conan existe, nous y sommes, point. Pour ça, <strong>Milius </strong>s&#8217;aide beaucoup des décors naturels qui constituent l&#8217;essentiel des décors du films, dans une tradition qui est celle des westerns : la traversée par les protagonistes de grandes étendues désertiques.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_268" class="wp-caption alignleft" style="width: 209px"><img class="size-medium wp-image-268" title="aff_dead_of_night" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/12/dead_of_night-199x300.jpg" alt="Oui, c'est l'affiche d'un autre film et alors ? c'est marqué Dead of Night non ?" width="199" height="300" /><p class="wp-caption-text">Oui, c&#39;est l&#39;affiche d&#39;un autre film et alors, c&#39;est marqué Dead of Night non ?</p></div>
<p>Quant à <em>Dead of Night</em>, je n&#8217;en savais rien. Je n&#8217;avais pas prévu de le regarder quand quelques minutes avant sa diffusion sur Arte, Béplo m&#8217;a demandé via messagerie instantanée ce que j&#8217;en pensais. C&#8217;est à ce moment-là que j&#8217;ai découvert que c&#8217;était un film de <strong>Bob Clark</strong>. Et si je ne pense pas avoir vu grand chose de <strong>Bob Clark</strong>, je sais que son <em>Black Christmas</em> que j&#8217;ai découvert cette année m&#8217;a fait forte impression. Je constate néanmoins des points communs entre les deux films : la perte d&#8217;un enfant, les rockings-chairs, l&#8217;importance  et la prépondérance de l&#8217;ambiance et d&#8217;autres trucs que j&#8217;ai oubliés, ça m&#8217;apprendra à autant attendre avant de finir la rédaction d&#8217;un billet. J&#8217;espère d&#8217;ailleurs ne pas avoir écrit trop de conneries ci-dessus, j&#8217;ai la flemme de me relire.
</p>
<p style="text-align: justify;">La réalisation et le montage sont assez troublants et peuvent sembler parfois approximatifs, ils le sont peut-être d&#8217;ailleurs, mais je ne saurais pas dire dans quelle mesure est-ce que c&#8217;est volontaire. Je sais en revanche que <strong>Bob Clark</strong> parvient ainsi à ajouter au malaise et à l&#8217;ambiance glauque que distille son film. C&#8217;est ballot, j&#8217;avais trouvé la formule de &laquo;&nbsp;déstabilisation du spectateur par la facture&nbsp;&raquo; et je me suis dégonflé. Soit.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir avec <em>The Night Andy Came Home</em><sup>2</sup>, j&#8217;ai lu quelque part qu&#8217;il s&#8217;agit du premier film avec un  <span class="fliptext">ǝıqɯoz</span> qui parle. Ah ? Je n&#8217;ai absolument pas dit un mot de l&#8217;histoire ? Ce n&#8217;est pas compliqué : regardez-le !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_160" class="footnote">vous le saviez déjà ?</li><li id="footnote_1_160" class="footnote">c&#8217;est l&#8217;un des nombreux titres de <em>Dead of Night</em>, avec <em>The Veteran, Deathdream</em>&#8230;</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Basilisk : monstre du désert</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 03:56:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est quatre heure du matin, je rentre à la maison et j&#8217;ai faim. J&#8217;allume la télévision pour m&#8217;occuper les yeux et l&#8217;esprit le temps de manger quelque chose et je tombe sur Basilisk : monstre du désert. De fait, je m&#8217;interroge, comment fait-on pour gagner de l&#8217;argent en pondant un scénario et un script [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il est quatre heure du matin, je rentre à la maison et j&#8217;ai faim. J&#8217;allume la télévision pour m&#8217;occuper les yeux et l&#8217;esprit le temps de manger quelque chose et je tombe sur<em> Basilisk : monstre du désert</em>. De fait, je m&#8217;interroge, comment fait-on pour gagner de l&#8217;argent en pondant un scénario et un script aussi naze ? Très sérieusement ça m&#8217;intéresse. Si pour écrire et voir se tourner un truc pareil, une telle merde, je peux toucher 30 000$ avant impôts, je suis très largement preneur ; j&#8217;aurais ainsi l&#8217;assurance de passer de vieux jours tranquille. Non, sans déconner, comment fait-on pour vivre de &laquo;&nbsp;ça&nbsp;&raquo; ?  Quel est le modèle économique et qui faut-il connaître ? Ça se vend combien un scénario de ce niveau ?</p>
<p>Merci à toutes celles et tous ceux qui pourront me répondre et qui par la même occasion contribueront à ouvrir une nouvelle voie professionnelle à l&#8217;arpenteur que je suis. Vous ne le savez peut-être pas encore, mais j&#8217;aime le cinéma d&#8217;exploitation. Vous ne voulez pas une lettre de motivation non plus ?</p>
<p>Je ne sais pas si c&#8217;est ce qu&#8217;il y a de plus représentatif de l&#8217;oeuvre mais voici un petit extrait :</p>
<p><a href="http://www.abscons.org/2008/11/16/basilisk-monstre-du-desert/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Yippee-ki-yay, motherfucker!</title>
		<link>http://www.abscons.org/2008/11/12/yippee-ki-yay-motherfucker/</link>
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		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 19:46:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a une semaine ou deux, je disais à Madame que j&#8217;apprécierais de passer une soirée cinéphilique mono-maniaque. Qu&#8217;est-ce ? Rien d&#8217;aussi compliqué que ne le suggère son intitulé : il s&#8217;agit de passer une soirée devant un téléviseur après avoir choisi une thématique et d&#8217;y ajouter un petit quelque chose relevant du défi, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a une semaine ou deux, je disais à Madame que j&#8217;apprécierais de passer une soirée cinéphilique mono-maniaque. Qu&#8217;est-ce ? Rien d&#8217;aussi compliqué que ne le suggère son intitulé : il s&#8217;agit de passer une soirée devant un téléviseur après avoir choisi une thématique et d&#8217;y ajouter un petit quelque chose relevant du défi, un truc un peu masochiste, histoire que l&#8217;on s&#8217;en souvienne plus tard, un enjeu. Mais c&#8217;est une affaire de goût personnel, chacun est libre d&#8217;organiser sa soirée comme il l&#8217;entend et d&#8217;y apporter sa touche. Illustration : une soirée <em>Back to the Future</em>, un excellent choix pour débuter. Les trois films sont de qualité et sont divertissants et c&#8217;est une trilogie qui est assez courte. Contrairement à celle du <em>Seigneur des anneaux</em> et que j&#8217;avais à l&#8217;esprit au moment d&#8217;en parler Ce n&#8217;est pas que je sois particulièrement fan, c&#8217;est peut-être même tout le contraire, mais c&#8217;est ici la durée honorable de l&#8217;entreprise qui est motivante<sup>1</sup> sans oublier le fait que l&#8217;oeuvre doit prendre une toute autre ampleur vue ainsi d&#8217;une traite.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà qu&#8217;avant-hier, au détour d&#8217;une bande-annonce, j&#8217;appris que Canal+ diffusait ce mardi 11 novembre l&#8217;intégrale, non pas du Seigneur des anneaux, mais de <em>Die Hard</em>. Et si là non plus, je ne suis pas un grand fan, loin s&#8217;en faut, ça faisait une belle coïncidence. Et les belles coïncidences, il faut savoir sauter dessus.</p>
<p><em>Die Hard</em>, donc.</p>
<p style="text-align: justify;">Si j&#8217;avais évidemment adoré, gamin, <em>Piège de cristal</em>, je gardais en revanche un très mauvais souvenir de <em>58 minutes pour vivre</em> à tel point que j&#8217;avais ignoré le troisième volet et qu&#8217;il ne me serait jamais venu à l&#8217;idée de regarder le quatrième. Et puis, il faut le dire : l&#8217;<em>actioner</em><sup>2</sup> n&#8217;est pas mon genre préféré. Ceci dit, pour avoir discuté ici et là avec des fans hardcore de <strong>John McTiernan</strong>, j&#8217;étais assez curieux de revoir <em>Piège de cristal</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis donc laissé tenté par l&#8217;expérience. Et j&#8217;en suis sorti lobotomisé, mais ça c&#8217;est l&#8217;effet normal quand on regarde une télévision attentivement de 14h00 à 23h00. Ou de 9h00 à 18h00 remarquez, puisque ce n&#8217;est pas tant une question d&#8217;horaire que de durée.</p>
<p style="text-align: justify;">Neuf heures ! Neuf heures de <em>Die Hard</em>. Tout ça à cause d&#8217;une vicieuse envie d&#8217;intégrale cinoche et de quelques fans de <strong>McTiernan</strong>. Qui réalise les deux meilleurs opus de la franchise, il faut le reconnaître.</p>
<p style="text-align: justify;">Globalement, je les ai tous trouvés trop longs (ils durent tous plus de 2h00) et si <em>Piège de cristal</em> ne l&#8217;est qu&#8217;un tout petit peu vers la fin et n&#8217;en souffre pas, <em>Die Hard 4 : Retour en enfer </em>l&#8217;est quasiment dès le début puisqu&#8217;il ne présente aucun intérêt, ses enjeux dramatiques ne prenant jamais et le film se contentant d&#8217;aligner les marques de fabrique pour tenter de rester fidèle à la franchise.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>58 minutes pour vivre</em> doit être long aussi, mais en s&#8217;endormant une ou deux fois, ça passe plutôt bien. Je précise que l&#8217;endormissement n&#8217;est normalement pas toléré lors des soirées cinéphiliques et mono-maniaques sauf circonstances atténuantes avérées. Pour me défendre, je dirais que je me suis laissé surprendre par une soirée qui commençait à 14h00, qu&#8217;étant seul je ne pouvais me maintenir éveillé en daubant sur ce que j&#8217;étais en train de regarder, ce qui est sans doute l&#8217;une des meilleures techniques contre l&#8217;endormissement et que&#8230; le film ronfle franchement lui aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Décidément, ce <em>58 minutes pour vivre</em> ne m&#8217;a guère plus convaincu aujourd&#8217;hui qu&#8217;autrefois. Parce que le personnage de McClane n&#8217;est plus aussi crédible en gars qui se trouve au mauvais moment au mauvais endroit une seconde fois ; le seul qui en veut face à une administration et une technocratie paresseuses et conformistes. Et s&#8217;il n&#8217;y avait que ça ! Alors que le scénario d&#8217;<em>Une journée en enfer</em> s&#8217;affranchit très bien de cette faiblesse qu&#8217;est l&#8217;absence de &laquo;&nbsp;fraîcheur&nbsp;&raquo; du personnage en prenant quelque part son contre-pied : cette fois, c&#8217;est McClane qui est pris pour cible, directement. Et la présence du personnage de Zeus Carver (<strong>Samuel L. Jackson</strong>), même s&#8217;il n&#8217;y a rien d&#8217;original à la présence d&#8217;un <em>sidekick </em>((on dit &laquo;&nbsp;faire-valoir&nbsp;&raquo; en français, mais selon moi, ça n&#8217;a pas tout à fait la même signification)) dans ce type de film, oxygène un peu la formule.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma dernière expérience mémorable en matière d&#8217;intégrale avait été la diffusion, déjà sur Canal+, de l&#8217;intégrale <em>Star Wars</em>, un premier ou deux janvier. Intégrale qui a pour elle d&#8217;avoir ses meilleurs éléments à la fin, ce qui permet de s&#8217;accomoder plus facilement de l&#8217;ennui qui guette lors des trois premiers opus, alors que celle de <em>Die Hard</em> est plus en dent de scie et finit par le pire. Et me force à admettre que <strong>McTiernan</strong> l&#8217;emporte.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_115" class="footnote">plus de onze heures avec les &laquo;&nbsp;special extended edition&nbsp;&raquo;</li><li id="footnote_1_115" class="footnote">on dit &laquo;&nbsp;film d&#8217;action&nbsp;&raquo; en français</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>À l&#8217;intérieur</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2008 11:10:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un film d&#8217;Alexandre Bustillo et Julien Maury (2007) avec Alysson Paradis, Béatrice Dalle et Nicolas Duvauchelle. Il y a beaucoup de choses à dire d&#8217;À l&#8217;intérieur, c&#8217;est déjà ça, mais pour être honnête, je l&#8217;ai vu il y a déjà un petit moment et cette chronique inachevée date un peu elle-même et je n&#8217;ai pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un film d&#8217;<strong>Alexandre Bustillo</strong> et <strong>Julien Maury</strong> (2007) avec <strong>Alysson Paradis</strong>, <strong>Béatrice Dalle</strong> et <strong>Nicolas Duvauchelle</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a beaucoup de choses à dire d&#8217;<em>À l&#8217;intérieur</em>, c&#8217;est déjà ça, mais pour être honnête, je l&#8217;ai vu il y a déjà un petit moment et cette chronique inachevée date un peu elle-même et je n&#8217;ai pas très envie de m&#8217;y replonger. Ce qui suit est donc incomplet, je vous le livre tel quel. Qui sait, je l&#8217;étofferai peut-être un jour, à l&#8217;occasion d&#8217;un second visionnage (et je pourrais même peut-être changer d&#8217;avis, hein, qui sait ?).</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà, ça me gêne un peu de parler de ce film. Parce que le cinéma de genre est rare en France, qu&#8217;il faut le défendre, patin-couffin. Et que ça va m&#8217;être dur que de défendre <em>À l&#8217;intérieur</em>. Parce que je ne l&#8217;ai pas aimé, ni trouvé bon (c&#8217;est même pour ça que je ne l&#8217;aime pas). Et que je n&#8217;ai pas envie de tomber dans le travers du &laquo;&nbsp;ah oui mais c&#8217;est bien pour un film français&nbsp;&raquo;, même si, par certains côtés, ça compte : c&#8217;est bien que l&#8217;on puisse voir un long-métrage français aussi gore et sanglant, mais faut pas pousser plus loin.</p>
<p>Même si l&#8217;on peut apprécier un certain dynamitage formel, il est dommage que ça ne fonctionne pas. C&#8217;est vrai qu&#8217;il était audacieux de faire un court-métrage d&#8217;une heure et vingt minutes, mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;est long ! Surtout pour un scénario qui semble étiré au possible et qui ne tient pas la route. Les réactions des personnages ne paraissent pas crédibles et le timing de ce qui se passe claudique. Sur ce dernier point, j&#8217;hésite entre un montage hasardeux, une écriture malingre ou une volonté de grappiller du temps et d&#8217;allonger la bobine. Ou ce n&#8217;est rien de tout ça et l&#8217;isolation sonore des escaliers entre le rez-de-chaussée et l&#8217;étage est proprement impressionnante et il est impossible d&#8217;entendre ce qu&#8217;il se passe à l&#8217;étage depuis le rez-de-chaussée et vice-versa.</p>
<p>Le contexte politico-social ressemble plus à un prétexte qu&#8217;à autre chose. Les gars, la prochaine fois, si vous voulez glisser un message politique dans un de vos films, ne vous cassez pas, un plan avec un zombie qui pousse un caddie, vous verrez, ça a beaucoup plus d&#8217;impact et c&#8217;est toujours marrant.</p>
<p>C&#8217;est tout, c&#8217;est un peu lapidaire, mais débrouillez-vous avec ça.</p>
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		<title>The Host</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 12:16:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[The Host (Gwoemul), film Sud-Coréen de Joon-ho Bong de 2006. Je vais faire court : je ne savais pas grand chose de ce film si ce n&#8217;était sa nationalité, que c&#8217;est un film d&#8217;horreur avec un énorme monstre sorti des eaux. J&#8217;en avais aussi lu et entendu que du bien et à mon tour, j&#8217;en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_196" class="wp-caption alignright" style="width: 230px"><a href="http://www.abscons.org/wp-content/2008/11/the_host.jpg" rel="lightbox[18]"><img class="size-medium wp-image-196" title="The Host" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/11/the_host-220x300.jpg" alt="The Host" width="220" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">The Host</p></div>
<p><em>The Host</em> (<em>Gwoemul</em>), film Sud-Coréen de <strong>Joon-ho Bong</strong> de 2006.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vais faire court : je ne savais pas grand chose de ce film si ce n&#8217;était sa nationalité, que c&#8217;est un film d&#8217;horreur avec un énorme monstre sorti des eaux. J&#8217;en avais aussi lu et entendu que du bien et à mon tour, j&#8217;en conseille le visionnage. Ce n&#8217;est peut-être pas un grand film universel, on reste dans le cinéma de genre, mais c&#8217;est un film malin et intelligent, drôle et critique, émouvant (enfin, moi j&#8217;ai été ému) avec de vrais moments de tension. Il n&#8217;est pas parfait, mais son originalité comble quelques défauts minimes. Par exemple, il y a des plans de la créature où les effets spéciaux ne sont pas excellents, mais on s&#8217;en fout. Pourquoi ? Parce que ce n&#8217;est pas ce qui compte ou disons pas tant que ça. C&#8217;est riche et généreux par bien d&#8217;autres aspects pour ne pas s&#8217;en formaliser.</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant une illustration de l&#8217;habileté scénaristique : le tout début du film, clichesque au possible, libère le reste du long-métrage de scènes d&#8217;hypothèses et de justifications sur la genèse de la créature toujours ou bien trop souvent lourdes et barbantes. Et c&#8217;est fait dans les règles de l&#8217;art, on n&#8217;y voit sans problème le clin d&#8217;oeil au genre avec la pointe d&#8217;humour et le décalage nécessaires et c&#8217;est vraiment utilisé de façon enthousiasmante.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;avais dit faire court, donc pour finir : la tension du film est présente et fonctionne parce que le réalisateur et les scénaristes ont su nous prouver dès le début qu&#8217;ils sont prêts à tout et à n&#8217;importe quoi, et dans le bon sens du terme. Du coup, en cassant ce qui sont de vilaines habitudes chez tant d&#8217;autres, d&#8217;un récit calibré, linéaire et finalement attendu, le spectateur reste sur ses gardes et se demande vraiment ce qu&#8217;il se prépare à voir.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, un divertissement de qualité, que je ressens aussi comme une oeuvre personnelle et qui offre même un message à ceux qui, comme moi, apprécient également de trouver un discours social ou politique dans les films de genre entre deux cadrages loufoques et quelques tripes à l&#8217;air.</p>
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		<title>Wilderness</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 16:51:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Wilderness est film de Michael J. Basset (2006) avec notamment Stephen Wight et Toby Kebbel. Je ne vais pas révéler tout le scénario de ce thriller &#171;&#160;horrifique&#160;&#187; mais il s’agit d’une bande de délinquants britanniques envoyés sur une île déserte britannique en guise de punition, avec tout de même un garde-chiourme. Mais l’île n’est pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Wilderness</em> est film de <strong>Michael J. Basset</strong> (2006) avec notamment <strong>Stephen Wight</strong> et <strong>Toby Kebbel</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vais pas révéler tout le scénario de ce thriller &laquo;&nbsp;horrifique&nbsp;&raquo; mais il s’agit d’une bande de délinquants britanniques envoyés sur une île déserte britannique en guise de punition, avec tout de même un garde-chiourme. Mais l’île n’est pas si déserte que ça et là, c’est le drame.</p>
<div id="attachment_187" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.abscons.org/wp-content/2008/11/wilderness_aff.jpg" rel="lightbox[17]"><img class="size-medium wp-image-187" title="Une affiche de Wilderness" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/11/wilderness_aff-300x224.jpg" alt="Une affiche de Wilderness" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Une affiche de Wilderness</p></div>
<p style="text-align: justify;">Bon, ça se regarde, le scénario n’est pas trop mal sans être d’une folle originalité et malgré quelques lourdeurs. <strong>Toby Kebbel </strong>a une bonne gueule mais ne m’a pas toujours convaincu, <strong>Steve Wight</strong> en nazillon fait du bon boulot mais tous les acteurs ne sont pas fabuleux ou n’ont pas été bien dirigés. Pour le genre (horrifique, je le rappelle), il reste sacrément dommage que les scènes de meurtres (bah oui, il y a des meurtres) soient systématiquement mal mises en scène et mal réalisées, gâchées (sauf une peut-être) et bien que certains les trouvent génialement gores, ça n’a pas été mon cas. Sur le papier ou ne serait-ce qu’à imaginer, ces morts sont assez crades et dérangeantes mais à l’image, bof. Ou je suis un vieux blasé (et encore, je pense que l’un n’empêche pas l’autre).<br />
De toute façon, la réalisation est assez plate mais ce sont ces scènes là qui en pâtissent le plus.<br />
Toujours à leur propos, je trouve étranges certains &laquo;&nbsp;effets&nbsp;&raquo; qui à mon sens n’ont pas leur place dans un film qui a tout pour être le plus réaliste possible et aurait dû l’être. Un exemple pour étayer le propos : je ne pense pas que je prendrais le temps d’être surpris qu’il me manque une moitié de main si dans le même temps je me faisais éviscérer. Oui, c’est un détail, mais ça compte. Ou est-ce un effet comique malvenu et raté, un clin d’oeil au genre, malvenu et raté, je ne sais pas.</p>
<p>Il vaut mieux oublier de prêter attention à la musique passablement mauvaise de <strong>Mark Thomas</strong> et au sound design pas brillant non plus.
</p>
<p style="text-align: justify;">Ça reste donc un film moyen, mais pas ennuyeux non plus, sauvé par les relations entre ses personnages et une certaine simplicité, une absence de prétention. Ça mérite d’être vu une fois mais sans doute pas de figurer dans sa dévédéthèque.</p>
<p>Et une petite chose encore : c’est toujours un plaisir d’écouter des britanniques s’exprimer avec un accent infernal (c’est peut-être même ce qui fait le plus peur dans Wilderness).</p>
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		<title>Heartbreak Ridge</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2008 16:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Heartbreak Ridge (1986), plus connu en France sous le titre du Maître de guerre, est un film de et avec Clint Eastwood que j’ai vu un certain nombre de fois et qu’il ne doit pas vraiment être la peine de présenter. C’est encore un film que j’ai découvert gamin, à l’époque où, pour Alexandre et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_232" class="wp-caption alignright" style="width: 213px"><img class="size-full wp-image-232" title="aff_heartbreak_ridge" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/01/aff_heartbreak_ridge-203x300.jpg" alt="Heartbreak Ridge - L'affiche" width="203" height="300" /><p class="wp-caption-text">Heartbreak Ridge - L&#39;affiche</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Heartbreak Ridge</em> (1986), plus connu en France sous le titre du <em>Maître de guerre</em>, est un film de et avec <strong>Clint Eastwood</strong> que j’ai vu un certain nombre de fois et qu’il ne doit pas vraiment être la peine de présenter. C’est encore un film que j’ai découvert gamin, à l’époque où, pour Alexandre et moi, un tel film, avec de l’action, plein de gros mots, d’argot et de répliques &laquo;&nbsp;coups de poing&nbsp;&raquo;, était le summum de la coolitude.</p>
<p style="text-align: justify;">Il fallait, mardi soir, que je me change les idées, vraiment, et en ce moment le cinéma remplit assez bien cette fonction sur ma petite personne. Je n’avais aucune idée de quoi regarder, aucune inclinaison particulière, avant de tomber sur une bande-annonce de la <em>Relève</em> avec <strong>Charlie Sheen</strong> et <strong>Clint</strong>. Et encore une fois, <strong>Clint </strong>est apparu comme l’homme de la situation, il faut dire qu’il le porte un peu sur sa gueule et qu’il est coutumier du fait selon ses rôles les plus populaires.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_233" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-233" title="heartbreakridge_4" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/01/heartbreakridge_4-300x168-150x150.jpg" alt="Le sergent-tirailleur Highway" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Le sergent-tirailleur Highway</p></div>
<p>C’était décidé, c’est <strong>Clint</strong> qu’il me fallait pour oublier un instant les vicissitudes de la vie. Malgré sa longue carrière, il n’est pas énormément représenté dans notre dévédéthèque et le choix s’est porté sur&#8230; <em>Heartbreak Ridge</em>, forcément, sinon je n’en parlerais pas ici. Le choix tranquille de la valeur sûre ayant déjà fait ses preuves.</p>
<p style="text-align: justify;">Et à nouveau, j’ai pris du plaisir à le regarder et si j’en connais bon nombre de répliques par coeur, enfin, dans sa version française, ça m’a fait tout drôle de le voir en VO, ça ne devait être que la deuxième fois. J’avoue d’ailleurs que ça parle tellement vite et souvent avec un langage assez particulier, un accent pas possible, que sans les sous-titres j’aurais été véritablement paumé. Bon, et puis j’étais fatigué, hein. Quoiqu’il en soit, il y a un vrai travail sur l’écriture des dialogues, dont le trait est peut-être un peu forcé pour le côté comédie, mais qui fonctionne véritablement bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Tiens, je me rends compte que je suis incapable de parler de la réalisation de ce film. Je ne dois pas parvenir à y être attentif, pris par l’histoire, les dialogues, ma propre nostalgie. J’en déduis donc qu’elle ne doit pas être trop mauvaise ou ratée, parce qu’en tel cas, tout pris que l’on soit, quand ça saute aux yeux&#8230; Peut-être est-elle simplement sobre et efficace. Ceci dit, j’ai quelques images en tête, quelques plans qui sont loin d’être dégueulasses (en me relisant, je me dis aussi qu’il y en a des pas terribles, notamment pendant une scène de combat).</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario de <strong>James Carabatsos</strong> ne fait pas forcément dans l’originalité mais va piocher dans différents registres avec un certain succès, en alternant entre la vie professionnelle et personnelle du sergent-tirailleur Highway qui finit par ne plus être à sa place nulle part et va se battre, au propre comme au figuré pour regagner son rang, au coeur des Marines comme dans celui de son ex-femme.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_234" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-234" title="heartbreakridge_2" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/01/heartbreakridge_2-300x168-150x150.jpg" alt="Highway et son ex-femme" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Highway et son ex-femme</p></div>
<p>Le vrai sujet du film doit être quelque part par là d’ailleurs, mais je vous épargne une analyse qui risquerait d’être trop approximative. Highway, toujours debout, n’en est pas moins un personnage cabossé et malgré ses faits d’arme et la fierté qu’il en tire, la guerre reste un truc dégueulasse, c’est montré dès le générique et cela est sous-tendu tout au long du film, et Tom Highway ne sait faire que ça.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_235" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-235" title="heartbreakridge" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/01/heartbreakridge-300x168-150x150.jpg" alt="Une image du générique" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Une image du générique</p></div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Bon, pourquoi tout cet habituel verbiage ? Parce qu’il me semble que le <em>Maître de guerre</em> est un film assez mésestimé dans la filmographie du réalisateur <strong>Eastwood</strong>, qu’il est pourtant assez fidèle à ce qu’est son univers, et qu’il mérite d’être vu ou revu. C’est divertissant et ça reste intelligent et sensible et pas mal fait. C’est donc bien mieux que quelques tonnes de bouses que l’on sait si bien nous servir et dont certains se repaissent malheureusement avec un appétit sans faille.</p>
<div id="attachment_237" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-237" title="heartbreakridge_6" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/01/heartbreakridge_6-300x168-150x150.jpg" alt="Choozoo raconte" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Choozoo raconte</p></div>
<div id="attachment_236" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-236" title="heartbreakridge_3" src="http://www.abscons.org/wp-content/2008/01/heartbreakridge_3-300x168-150x150.jpg" alt="Highway et Choozoo, son vieux compère" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Highway et Choozoo, son vieux compère</p></div>
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		<title>Invasion Earth : The Aliens Are Here</title>
		<link>http://www.abscons.org/2008/01/16/invasion-earth-the-aliens-are-here/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Jan 2008 00:57:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’aime le cinéma. Et j’ai failli l’oublier : je regardais de moins en moins de films. Je m’y remets, doucement mais sûrement et par mes premières amours : le cinéma de genre horrifique. Je crois très sincèrement que c’est par ce  biais-là que tout a débuté. Gamin, j’avais la chance que mes parents aient eu un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div id="attachment_102" class="wp-caption alignright" style="width: 219px"><a href="http://localhost/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/aff_invasion_earth.jpg" rel="lightbox[15]"><img class="size-medium wp-image-102" title="Invasion Earth - L'affiche" src="http://localhost/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/aff_invasion_earth-209x300.jpg" alt="L'affiche" width="209" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La jaquette est pourrie, le film l&#39;est aussi</p></div>
<p style="text-align: justify;">J’aime le cinéma. Et j’ai failli l’oublier : je regardais de moins en moins de films.</p>
<p style="text-align: justify;">Je m’y remets, doucement mais sûrement et par mes premières amours : le cinéma de genre horrifique. Je crois très sincèrement que c’est par ce  biais-là que tout a débuté. Gamin, j’avais la chance que mes parents aient eu un magnétoscope et que la maison fut suffisamment ouverte à mes petits voisins pour se transformer en &laquo;&nbsp;ciné-club&nbsp;&raquo;. Je louais un film le matin, le regardais une première fois seul, s’il me plaisait j’allais chercher Alexandre, seul garçon de mon âge dans le coin et on le regardait ensemble. Et si vraiment il en valait la peine, j’organisais une séance le soir même avec les filles du voisinage. Je me souviens ainsi d’<em>Aliens</em> vu 3 fois dans la même journée et de la réplique de Ripley dans son robot, passée en boucle 12 fois de suite : &laquo;&nbsp;ne la touche pas sale pute !&nbsp;&raquo;.<br />
Je me souviens aussi des samedi soirs avec Karim, quand il louait de quoi tenir la nuit entière. De là, la découverte de <em>Evil Dead</em>, <em>Scanners</em>, <em>Wolfen</em>&#8230; J’avais onze ou douze ans.<br />
Plus tard, il a y eu la découverte des films de la <strong>Hammer</strong>, des séries B, Z, des nanards, des <strong>Troma</strong>. Et les pointures d’un autre genre : <strong>Welles</strong>, <strong>Pasolini</strong>, <strong>Cassavetes</strong> etc. La liste serait trop longue.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces raisons, et plus encore, quand je me suis renseigné sur ce qu’il était possible de regarder à la TV ce soir et que <em>Invasion Earth : The Aliens Are Here</em> allait commencer, j’ai zappé sans conviction avec juste un zeste de curiosité, sait-on jamais.</p>
<p>Et du coup, rapide critique de ce film de <strong>Robert Skotak</strong>, sorti en 1988.</p>
<p class="spip">
<p>Pour commencer, c’est le seul film en tant que réalisateur de <strong>Robert Skotak</strong> et on comprend aisément pourquoi à la vision de cette&#8230; oeuvre. Ceci dit, le gars est plus connu pour son travail dans les effets spéciaux : un Oscar pour <em>Aliens</em>, un autre pour <em>Terminator 2</em>&#8230;</p>
<p>Le casting : on s’en fout, vous comprendrez bientôt pourquoi.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques mots de l’histoire : des insectes extra-terrestres (ou l’inverse) et humanoïdes s’emparent d’un cinéma pour première étape de l’invasion de la Terre. Leur plan (n°9 évidemment) : diffuser des bandes-annonces et des extraits de classiques de la science-fiction des années 50 et 60 aux spectateurs présents dans la salle pour&#8230; euh&#8230; mmm&#8230; pourquoi on ne sait pas vraiment, mais c’est avec ça (et avec une machine de leur cru) qu’ils vont dominer le monde, c’est sûr. Voilà.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est donc parti pour un peu moins d’1h30 de séquences, en noir &amp; blanc essentiellement, de films tels que <em>Plan 9 From Outer Space</em>, <em>The Thing From Another World</em>, <em>Invasion Of The Body Snatchers</em>, <em>Rodan</em>, la liste est longue, entrecoupées de scènes originales mais navrantes, stupides et laides. Et je ne vais pas m’évertuer à détailler l’horrible réalisation, le montage pourri de ces quelques scènes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Vous comprendrez maintenant aisément pourquoi l’on se fout du casting, puisque les scènes originales représentent sans doute un peu moins de 20% de la durée totale du film et que le jeu (sic) des comédiens (re-sic) est nul et non-avenu. Après enquête, il s’avère que ce film fut la seule expérience cinématographique pour beaucoup et que la carrière de ceux qui ont insisté a souvent été bien courte.<br />
Aussi surprenant que cela puisse paraître, il semble donc que l’on puisse faire un vrai mauvais film tout en utilisant majoritairement des images d’autres films, qui, sans tous être excellents, ont tous une renommée et une certaine importance dans leur genre.<br />
J’imagine que le point de départ de <em>Invasion Earth </em>était de leur rendre hommage mais c’est incroyablement raté. Je n’ose imaginer en revanche un autre point de départ à ce désastre.<br />
Bref, ce film est une merde qui ne mérite même pas un visionnage de curiosité (je le sais mieux que vous, je l’ai subi).<br />
Le seul intérêt que l’on puisse éventuellement y trouver, c’est qu’il peut servir de support à une soirée concours entre cinéphiles spécialistes pour déterminer lequel d’entre eux reconnaît le plus grand nombre de films &laquo;&nbsp;cités&nbsp;&raquo;. Enfin, pas trop spécialistes non plus, ils risqueraient de s’ennuyer.</p>
<p>Bon, pour les trop curieux et autres têtus qui se diraient que ça pourrait être bien de voir ce film pour s’initier aux films de SF des années 50 et 60, voici la liste des films dont sont issus les extraits :</p>
<ul>
<li><em>The Thing from Another World</em> (1951)</li>
<li><em>The War of the Worlds </em>(1953)</li>
<li><em>Them!</em> (1954)</li>
<li><em>It Came from Beneath the Sea </em>(1955)</li>
<li><em>Invasion of the Body Snatchers</em> (1956)</li>
<li><em>Earth vs. the Flying Saucers</em> (1956)</li>
<li><em>It Conquered the World</em> (1956)</li>
<li><em>The Mole People</em> (1956)</li>
<li><em>Sora no daikaijû Radon </em>(1956)</li>
<li><em>20 Million Miles to Earth </em>(1957)</li>
<li><em>The Giant Claw</em> (1957)</li>
<li><em>Invasion of the Saucer Men</em> (1957)</li>
<li><em>The Amazing Colossal Man</em> (1957)</li>
<li><em>War of the Colossal Beast</em> (1958)</li>
<li><em>Fiend Without a Face</em> (1958)</li>
<li><em>The Blob</em> (1958)</li>
<li><em>The Trollenberg Terror</em> (1958)</li>
<li><em>The Hideous Sun Demon</em> (1959)</li>
<li><em>The Angry Red Planet</em> (1960)</li>
<li><em>Reptilicus</em> (1961)</li>
<li><em>Konga</em> (1961)</li>
<li><em>Journey to the Seventh Planet</em> (1962)</li>
<li><em>Kingu Kongu tai Gojira</em> (1962)</li>
</ul>
<p>Voilà, allez plutôt regarder ceux-là en vous épargnant <em>Invasion Earth : The Aliens Are Here</em>, enfin, je dis ça pour vous.</p>
</div>
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