05 fév 2010

Les archives sonores de l’arpenteur K. #1

Catégorie : Do it myself!, L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 0:27

Depuis des années, je traîne une K7 qui est peut-être à ce jour la plus ancienne trace enregistrée de mon activité musicale. Des enregistrements antérieurs ont existé mais je ne les possède plus ou j’ignore que je les possède encore.

Je me suis enfin décidé à la numériser avant que je ne la perde ; c’est déjà un miracle qu’elle soit toujours en ma possession et qu’elle n’ait rendu l’âme d’avoir trop pris la poussière. Elle n’a jamais vraiment eu de boîtier, sa place c’est le lecteur de mon antique chaîne, ou le dessus de celle-ci.

Alors, cessons-là le verbiage liminaire, de quoi s’agit-il, qu’est-ce donc enfin que cette K7 ?

La fameuse K7 - Face A

C’est un enregistrement pirate d’une répétition. Une répétition d’un trio dans lequel j’ai joué pendant quelques mois. Ou au moins quelques semaines.

Pirate parce que seul Arnaud, le batteur, savait que nous étions enregistrés, sur un bon vieux magnéto-K7 / poste FM comme on en trouvait encore partout au début des années 90. C’est lui qui a appuyé sur le bouton de l’appareil, planqué dans la pièce. Et si je parle du début des années 90, c’est que nous devions être en 1993 ou 1994.

Répétition est d’ailleurs un bien grand mot puisque nous n’avions pas de répertoire à répéter. On se réunissait chez Arnaud, le samedi après-midi, et on improvisait. Totalement ou parfois sur un riff , une suite d’accords que l’on conservait d’une session à l’autre ou que l’un de nous avait trouvé dans son coin entre deux de nos rendez-vous. On ne savait pas suffisamment où l’on comptait aller pour vouloir constituer un répertoire. Ce qui explique aussi que ça n’a pas duré très longtemps.

Ce que vous vous préparez à écouter est d’une piètre qualité sonore (je n’ai que peu retouché le son après numérisation) et d’une médiocrité musicale assez féroce. Enjoy!

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03 fév 2010

Ouverture des archives sonores de l’arpenteur

Catégorie : Do it myself!, L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 23:05

Sous diverses formes, ce blog a maintenant quelques années. L’activité y est de plus en faible, le réservant à une partie de ma vie qui décline aussi bien. Pour x raisons, toutes aussi mauvaises les unes que les autres. Et puis je me suis aussi pris les pieds dans la ligne éditoriale.

Une des idées était de faire d’abscons le lieu de partage de mes créations musicales et vaguement textuelles. Et donc je ne texte ni ne compose plus. Évidemment.

Ceci dit, je nourris toujours le projet de.

Je ne partage donc pas grand chose et encore moins mon hypothétique musique. Le fait de ne jamais rien achever n’aide pas. D’ailleurs l’idée avait germé de proposer à l’écoute ce que je pouvais faire, au fur et à mesure que je le faisais,  ce qui avait pour séduisant de me débarrasser de l’obligation de terminer quoi que ce soit avant publication. Mais je n’ai pas su m’y tenir non plus. Je l’ai dit, toutes aussi mauvaises les unes que les autres sont mes excuses.

Il est donc temps de balancer quelque chose. Quelque chose, un truc, n’importe quoi.

Et n’importe quoi est bien le mot, puisque figurez-vous que je vais vous offrir ici non seulement de l’inédit, mais de l’historique, mais que ce seront bien les seules qualités de la chose. Disons que ça peut faire rire ou sourire aussi, ou non, mais ça dépendra plus de vous que de moi.

Allez, je vais m’en tenir là pour l’heure, ça fera office de teaser.

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12 nov 2009

Qu’est-ce qu’on fait avec 5€ ?

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 23:36

On va voir 3 concerts ! Ce n’est pas compliqué, c’est marqué sur l’affiche ! Il faut vraiment tout vous dire… Bon, et qu’est-ce qu’on vous propose pour le prix d’un paquet de clopes  ? Trois groupes en provenance des États-Unis d’Amérique ? Oui, c’est exact, vous le saviez déjà ? Vous aviez vu l’affiche, c’est ça ?

Une belle affiche pour une belle soirée

Une belle affiche pour une belle soirée

Donc, au programme :

  • Schwervon!, duo à la scène comme à la ville, new-yorkais, elle fait les « poum-tchak » à la batterie et elle chante, il fait les « klang-klang » à la guitare et il chante aussi. Leur dernier album en date, Lowblow, est écoutable sur Deezer ou Spotify1. Pour ma part, je lui préfère Poseur, datant de 2004, qui est mine de rien l’un des disques que j’écoute le plus régulièrement depuis quelque temps déjà.
  • Angelo Spencer vient lui d’Olympia, il chante et il fait lui-même les « poum-tchak » et les « klang-klang », parce qu’en fait, Angelo Spencer, c’est un one-man band. Même si j’ai entendu dire qu’il aurait peut-être un invité surprise à ses côtés.
  • Desolation Wilderness vient également d’Olympia. Ce que j’ai pu écouter de leur musique me fait penser, entre autres, à celle des Écossais de Jesus and Mary Chain ou à l’album Distortion de Magnetic Fields. Vous pouvez trouver de quoi satisfaire votre auriculaire curiosité ici, tout en occupant vos yeux à un peu de lecture sur leur blog.

Précisons pour les mélomanes les plus avertis qu’Angelo Spencer et Desolation Wilderness sont signés chez K Records, label sur lequel ont pu sortir quelques galettes de Beck, Chicks on Speed, Kimya Dawson ou encore un EP de Gossip.

Bref, ça se passe à l’Assommoir à Saint Étienne, ce dimanche 15 novembre à partir de 17h30 pour une fin d’après-midi et un début de soirée cool.

  1. Si vous n’avez pas Spotify, vous pouvez vous inscrire gratuitement ici et télécharger le lecteur qui va bien []

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27 mai 2009

Nioukoulélé

Catégorie : En passant, L'home, RetrouvaillesL'arpenteur K. @ 0:26

Voici le petit nouveau, vraiment tout petit qui vient agrandir la famille des trucs à cordes qui peuplent la maison et ses annexes.

Il s’agit donc d’un ukulélé soprano, Brüko n°6 de son petit nom générique. À ce propos, il n’y a qu’un seul de mes instruments qui possède un nom bien à lui, qui ne soit pas celui d’une marque ou d’un modèle : ma bonne vieille Golgotha que je vous présenterai peut-être plus longuement un autre jour.

Revenons à Brüko, petit nouveau, qui est arrivé par surprise la semaine dernière (techniquement, on appelle ça un cadeau). Et très étrangement, la surprise a été de taille, à bien des égards. Car bien que le soprano soit le modèle le plus courant de sa famille, ce soprano-ci me parut plus petit que les quelques exemplaires de ukulélés déjà croisés. Et léger avec ça ! Fichtre il ne pèse rien ! Ou disons à peine plus.

Une autre surprise fut que malgré sa taille, ça fait tout de même pas mal de boucan, un Brükolélé.

Si l’accordage diffère de celui d’une guitare, les positions d’accords se ressemblent énormément. Si ce n’est que lorsque l’on joue ce qui est à la guitare un accord de Ré, on se retrouve avec un Sol au ukulélé et c’est rigolo. Quand on est guitariste, parce que je me doute bien que ça ne vous amuse pas plus que ça, vous.

Le son aussi est rigolo et c’est plutôt normal, c’est un ensemble, le ukulélé semblant être un instrument incroyablement cohérent : le nom est rigolo, la taille est rigolote ainsi que la façon d’en jouer, ce serait stupide d’avoir un son dérogeant. Et n’oublions pas le poids qui fait bien marrer aussi.

Mais tout rigolo qu’en soit le son, il n’empêche pas pour autant d’atteindre des émotions bien sérieuses. C’est dit.

Le seul défaut que je lui trouve pour l’instant à cet instrument, c’est qu’avec ses airs de jouet, presque de friandise, de machin tout mignon, il me donne une furieuse envie d’en avoir plein. Malheureusement sa modeste taille est trompeuse et ça vaut tout de même un certain prix tous ces trukulélés, qu’ils soient ténors, banjolélés, guitalélés, résonators etc.

Quoiqu’il en soit, je me promets de belles heures avec celui-ci, peut-être même quelques sympathiques compositions et ça fait plaisir.

(d’autres photographies de mon beau ukulélé sont disponibles pour les plus curieux)

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07 avr 2009

Now, My Dear

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 3:11

Je ne suis pas très porté sur la musique de Marvin Gaye. J’ai essayé à plusieurs reprises mais en dehors de la BO de Trouble Man, point de salut. Trop smooth, trop « mmm », trop lova lova, trop suave, un côté chanteur de charme, chanteur pour dames, bref, j’ai l’impression qu’il n’a de cesse, à longueur de chansons, de me faire part de son irrépressible envie de me faire l’amour toute la nuit, sans jamais se rendre compte qu’il se trompe énormément à mon sujet. Entendu comme ça, je vous jure qu’au bout de deux morceaux, c’est déjà très lourd et généralement, je ne vais pas au-delà. Tout ceci est certainement très caricatural et réducteur et j’imagine tout à faire foutre en rogne les fans et amateurs du Prince de la Motown lisant ces lignes. Ce n’est pas le but et il ne faut pas prendre ça pour un jugement de valeur. J’ai personnellement beaucoup de mal, c’est tout.

Ceci dit et malgré cela, Marvin m’a offert une belle surprise aujourd’hui, d’un genre autre que celle de la découverte de Trouble Man.

Il vous faut maintenant connaître l’une de mes activités préférées et qui consiste à mettre un disque dans la platine, ou tout appareil permettant la diffusion de musique, et une guitare sur mes genoux afin d’en jouer « par-dessus » la musique. Bien souvent au désespoir de Madame, surtout quand c’est elle qui choisit et met le disque d’ailleurs. Je conçois très bien que l’on préfère écouter la musique dont on a envie sans qu’elle soit systématiquement accompagnée des « kling-kling » d’une guitare électrique non branchée. Ou des « klang-klang-kerrang » de la même guitare cette fois amplifiée. Mais c’est plus fort que moi.

Marvin ? Ah oui !

Cet après-midi, j’avais des envies de musique cool et après une séance assez conséquente d’exercices guitaristiques rébarbatifs mais que j’apprécie néanmoins, je me suis octroyé une « jam session karaoké » comme indiquée précédemment.

Le premier truc semblant répondre au critère recherché de coolitude et se présentant à mon regard fut le nom, sur la pochette d’Here, My Dear, de Marvin Gaye. Pochette en elle-même plus laide que cool d’ailleurs, jugez plutôt1 :

cover.jpg

Je lançai donc la lecture de l’album et commençai à donner du « klang-klang-kerrang » (oui, elle était branchée, vous suivez, c’est bien). Et si d’habitude je peux jouer de façon assez mécanique ou disons instinctive, très rapidement et naturellement, à l’écoute des premières mesures, j’ai opté pour une approche différente. Plus impliquée et pourtant plus retenue, chantant intérieurement les notes que mes doigts allaient ou devaient jouer, j’ai voulu donner plus de sens en quelque sorte à ce qui sortait de ma guitare et du bonhomme. Difficile à décrire… Disons que depuis un petit moment je désire aborder la musique de façon un rien plus spirituel que je n’ai pu le faire ces dernières années, pour je ne sais quelle raison. Peut-être ai-je simplement oublié. Ainsi, j’ai actuellement tendance à voir comme une évidence le lien entre musique et spiritualité. Pourtant la musique peut se faire sans ça, sans cette recherche. On peut tout à fait attendre tout autre chose de la musique que l’on crée ou que l’on joue : pour certains, la musique c’est la recherche de la bière entre potes. Et si parmi ceux-ci, quelques uns placent leur quête de spiritualité dans la bière me demanderez-vous ? Demandez-leur directement, ça vaudra mieux.

Tout ça… pour dire quoi ? Que j’ai pris énormément de plaisir à écouter et à jouer avec Marvin. Même l’état de grâce semblait de la partie, les doigts suivaient, tombaient sur les bonnes cases, toutes les audaces étaient payantes, presque toutes les audaces…

Diantre, il est déjà bien tard, incroyable ce que je peux être long pour rédiger quoi que ce soit. Ce qui me permet cependant de dire qu’il y a dû y avoir un déclic puisque depuis que la rédaction de ce billet a débuté j’écoute vous-devinez-qui, dans la joie et l’allégresse et surtout sans me sentir harcelé sexuellement2.

Ne sachant qu’à peine ce que je suis en train d’écrire, je devine qu’il est temps d’aller dormir. Nous verrons plus tard pour la relecture.

  1. le chien de Mickey, l’ami de Mickey, c’est Dingo []
  2. pas d’analyse psychologique hâtive et approximative, merci []

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31 déc 2008

Musique de tables

Catégorie : Kultur, son(s), écran(s)L'arpenteur K. @ 12:13

En feuilletant l’un de mes vieux cahiers à la recherche d’un bout de texte particulier, je suis tombé sur une note en marge :  « Concert de mains Thierry de Mey ».

Tilt !

Je me souvenais avoir vu sur Arte, il y a bientôt dix ans, une vidéo montrant trois musiciens, tour à tour frapper et caresser de leurs mains des tables. Juste des tables. Ça m’avait beaucoup plu. Mais c’est bien tout ce dont je me souvenais à ce propos et j’ignorais avoir consigné ça par écrit, approximativement, quelque part. Une petite recherche plus tard, et voici Musique de tables de Thierry de Mey. Je ne pense pas qu’il s’agisse précisément de la vidéo vue à l’époque (je revois une salle vide de toute audience, mais je me trompe peut-être) ceci dit elle fera l’affaire et a le mérite de présenter l’œuvre dans son intégralité. Enjoy !

Image de prévisualisation YouTube

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12 août 2008

De la quête du Graal et de l’agneau Pascal

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 2:05

Aujourd’hui, fidèle lecteur, tu vas être récompensé de ta fidèle lecture (le tutoiement n’est pas ici qu’une figure de style, je m’adresse bel et bien au seul fidèle lecteur de ce blog, l’unique, l’élu).
Ah, pardon, un oeil sur les statistiques de fréquentation de ce site me laisse penser qu’ils pourraient bien être deux.
Reprenons et tutoyons donc avec style.
Prépare-toi, fidèle lecteur, toi qui es l’élite de la blogosphère et au-delà (et encore une fois les statistiques de fréquentation de ce site le prouvent, l’humanité connectée moins deux personnes, c’est de l’élite élitiste de pointe, l’élite en moins de deux, reste Jésus Christ, fils de Dieu, saint sauveur tout ça, on a connu plus dégueulasse question croix podium non ?).

Bref.

Il était une fois, il y a longtemps, très longtemps… la vie, la belle vie qui coule dans nos veines, dans un moment d’extase gracile a porté à mon existence celle, ô combien précieuse, du Graal. Enfin… d’un Graal de plus, dans la mesure où chacun le sien et dans celle où j’ai depuis longtemps une liste de Graals qui n’en finit plus de ne plus finir.

Rebref.

Je ne me souviens plus exactement pourquoi ni comment (et c’est bien la preuve de l’intervention d’une conscience supérieure et aimante), je fus en possession d’une cassette, que les marchands du temple de l’époque appelaient VHS, remplie des plus fins trésors. Dont celui-ci qui va suivre, tellement n’brick.

Cela fait aujourd’hui bientôt douze ans et sache mon ami que depuis lors, ma quête n’a jamais cessé, et que malgré l’âpre adversité de nos maigres existences qui m’a parfois ôté tout ce qu’elle a pu de mon énergie et de ma volonté afin de me voir échouer, toujours je me suis relevé, toujours, dès qu’il m’a été donné de le faire, j’ai retourné les bacs des disquaires les plus malfamés et délaissés de tous pour trouver le Graal. Il a fallu que je me fraie un chemin, sans jamais frémir ni me retourner, parmi les armées mortes de l’Enfer de la variété française, dans les limbes de la variété internationale eighties, que je traverse un noir océan de rock dur (mais qu’est-ce que tu dis ?). Diantre oui, j’en ai usé de la sandale rangers.

Sache encore qu’il m’aura fallu aller jusqu’aux lointaines contrées du Canada et du Québec (et la variété québécoise, hein, toi-même tu sais) avant de pouvoir le présenter, enfin, à la face avide d’un monde qui perd et reperd sans cesse ses repères. Et non, je n’y suis pas allé en rangers, mais Internet, tu connais ?

Enfin, fidèle lecteur parmi les fidèles, je me dois de te prévenir, sois attentif et concentre-toi, laisse-toi bercer par ce nectar musical mais ne laisse rien te détourner de la parole pascale, abandonne-toi complètement aux doux mots dits d’Eddy.

Le Graal…

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Tu as aimé ? C’est normal.
Tu en veux encore ? Bien sûr, oui, bien sûr, tu peux le ré-écouter.
Ça pose hein ? Ne me demande pas d’explications, je n’en ai pas, c’est, dans l’ordre des choses, impénétrable.

A side

A side

Mais maintenant que le fauve est lancé, on ne va pas l’arrêter comme ça. Je te prie donc de reprendre ton souffle, fidèle lecteur, avant d’aborder la face B de l’hostie noir vinyle.

et sa face B

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B side

B side

On ne va pas se mentir, c’est moins bien, mais tout de même, ce n’est pas complètement inoffensif.

Tu as eu du mal à lire les titres sur la rondelle ?
Ne bouge pas.

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au "cul") - Front

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au "cul") - Back

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au

N’est-ce pas ?
Pardon ? Les paroles maintenant ?
Les voici :

Joyeux Portugais rame tralalalère
Trouve la morue perdue au fond des mers
Pendant que…
Tout seul dans le vent, se caillant sans rien dire
Un grand goéland se fendait la tirelire

Ah ! si j’avais des plumes au cul
Je volerais vers le soleil
Mais j’ai survolé un barbecue
Elles repoussent plus pareil
(x2)

Comme un goéland qui aurait pris sa cuite
Volant, vacillant, tout en faisant « cui ! cui ! »
Comme un goéland qui tondait sa pelouse
Vit en sautillant arriver trois barbouses
Se lamenta…

Ah ! si j’avais des plumes au cul
Je volerais vers le soleil
Mais j’ai survolé un barbecue
Elles repoussent plus pareil »
Oui, tu avais bien compris.

Bon, maintenant que nous sommes, toi, lecteur et moi, dans la vrille la plus totale et le plus grand n’importe quoi, il ne me reste plus qu’à citer mes sources : la découverte d’Eddy Pascal, je la dois à l’Oeil du cyclone, émission foutraque et regrettée diffusée par Canal +. Et voici donc le numéro consacré qui restera encore longtemps dans mon panthéon personnel des plus grands moments que la télévision a pu m’offrir, ça dure un peu moins d’1/2 heure et si l’on peut entendre Eddy à la fin, tout ce qui précède vaut largement la peine d’être vu. À ce jour, je ne me lasse toujours pas de le regarder et je suis capable d’en chanter toutes les chansons, la larme à l’oeil, devant mon téléviseur. Prends garde à toi, tu risques bien de connaître la même extase, le même sort.

http://video.google.com/videoplay?docid=311414958994349248

P.-S.

Il va sans dire que si M. Eddy Pascal ou quelqu’un de son entourage venait à faire un tour par ici, je serais ravi d’en savoir un peu plus sur la genèse de ce morceau ou sur sa carrière. Sait-on jamais, pour me contacter, ça peut se faire là : contact (arobase) abscons.org.

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04 déc 2007

Ce que le temps passe…

Catégorie : En passant, L'homeL'arpenteur K. @ 1:00

Oui, c’est vrai ça, c’est dingue, il y a des jours où je regrette de ne pas trouver matière à alimenter ce blog alors que lorsque matière il y a, je n’en fais rien et le temps passe suffisamment pour que tout ce qui pourrait être une actualité perde de sa fraîcheur. Du coup, exit les bonnes découvertes comme les Betty Ford Clinic, groupe rennais de rock n’roll, incroyablement pêchu sur scène, drôle et sympathique en dehors.

Exit aussi le concert des Liars pour lequel j’ai gagné deux places alors qu’il s’en faut pourtant avant que j’arrive à gagner quoique ce soit à un concours. Et HTRK, leur première partie ?
Et ce que je pense du live de Dominique A et du dernier album en date d’Einstürzende Neubauten ?
La proposition de Trouble Maker de faire de la musique avec lui ?
La suite de mes aventures d’apprenti « sondier » ?
La royale invitation d’Axel à venir assister au concert de Turbonegro au Trabendo le 10 décembre, ça vous dit quelque chose ?
De même, étiez-vous au courant que je commets des compilations de titres entre 120 et 130 BPM pour le cour de gym local ?
Et mes débuts en tant que prof de guitare, ça ne vous dit rien non plus ?
De tout ça, vous ne savez rien, et je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.
Fichtre !

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23 oct 2007

White Chalk

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 19:42
White Chalk - PJ Harvey

White Chalk - PJ Harvey

Du dernier album en date de PJ Harvey je ne savais pas grand chose avant de l’écouter, simplement qu’il y serait plus affaire de piano que de guitare.

La première écoute de White Chalk a dû être mitigée, pour cause d’absence de grosse claque. Et quelque part c’est normal, tout ici est calme, disons plus calme que d’habitude. Pas de riff éructant, pas de guitare écorchée, l’écorchure se trouve ailleurs et je devine que PJ a souhaité continuer à gratter en elle plutôt que sur une guitare saturée.

Pour me faire une meilleure idée j’ai bien sûr ré-écouté cet album, encore et encore à tel point que c’est le disque que j’écoute le plus en ce moment, bien que je sois toujours incapable en cet instant de dire tout le bien ou tout le mal que j’en pense. Enfin, s’il m’était vraiment désagréable, il resterait dans son coin sans que je cherche à creuser. Je n’arrive tout simplement pas à le cerner et c’est intéressant. Cela vient en partie du côté éthéré de ses chansons et de la voix de PJ (idée que l’on retrouve dans l’ambiance de la pochette). Et en partie du fait que, un peu dans le même esprit, certaines chansons s’achèvent parfois un peu tôt, mais cela laisse plutôt un goût de reviens-y que d’inachevé. En fait, elles n’ont que l’air de s’achever trop tôt, car c’est finement joué, PJ reste dans la concision de ce qu’elle a à dire et à transmettre et s’évite de tomber dans la longueur poussive que l’on entend bien trop souvent dès que certains artistes ralentissent le tempo.

Une chose dont je peux d’ores et déjà dire que je l’apprécie, c’est la mise en place des morceaux et leur construction. Pas de fioriture certes, mais de l’élégance et de l’intelligence. Et ça commence dès The Devil, premier titre de cet album que je trouve être par ailleurs une excellente entrée en matière. Quelque part, on pourrait penser que le squelette de chaque morceau nous est présenté avant l’arrivée des ensembles qui l’habillent, qu’ils soient rythmiques ou autres. Râh, toute la subtilité de la mise en place, au hasard, de Silence et tout ce qui s’en suit tout au long du morceau avant de finir sans finir… Bref, PJ nous présente ses chansons comme nues puis les étoffe, les ornemente, les tend, les tord et nous avec.

Voici donc le moment de dire que les arrangements sur cet album ne sont ni anodins, ni plats et purement décoratifs. Encore une fois, nous sommes dans le registre de la subtilité, de la parcimonie. Ils sont la chair de ces chansons, grâce auquels elles prennent corps, et la voix de Polly Jean, dans son éther ou au contraire d’une proximité palpable (Before Departure) remplit le tout de son âme. Les arrangements et la production de White Chalk ne semblent pas figés, on sent l’aléatoire poindre et la vie qui va avec, on croit entendre ici ou là, le bruit d’un tabouret ou d’une pédale de piano et qu’est-ce que c’est bien ! Car ça crée à la fois une proximité avec l’auditeur, ces petits bruits, et ça contribue à l’univers fantasmagorique et à l’atmosphère fantomatique de l’album (en l’écoutant, je suis persuadé qu’il a été enregistré à l’automne ou en hiver dans une vieille bâtisse anglaise, isolée, un rien hantée, au bord d’une falaise brumeuse).

En fait, c’est étrange parce qu’après ça j’aurai bien du mal à vous convaincre que je n’aime pas ce disque et ça serait idiot parce que ce n’est pas vrai, mais je l’apprécie peut-être plus dans le détail que dans son ensemble. Et ce n’est pas vraiment ça non plus ! Bon… écoutez-le, faites-vous une idée par vous-même, ça vaudra mieux. Na ! Et si vous n’êtes pas assez grand pour ça, vous pouvez aussi lire ce qu’en pense arbobo.

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26 avr 2007

The Mind Is A Terrible Thing To Taste

Catégorie : En passant, Kultur, L'home, son(s)L'arpenteur K. @ 8:37
The Mind is a Terrible Thing to Taste - cover

The Mind is a Terrible Thing to Taste

Je n’ai pourtant plus 15 ans, je ne suis même pas en colère et je m’envoie un vieux Ministry dans la gueule au réveil. Dans le casque, fort, très fort, Al Jourgensen et ses petits copains tentent de me maintenir éveillé, autant que je puisse l’être dans l’instant et me ruinent non sans méthode les conduits auditifs.

La nuit a été bien pourrie, pas moyen de s’endormir en se couchant à une heure pourtant déraisonnable. Même le verbiage auto-satisfait d’un gars sur France Culture n’y a rien fait. Et ensuite des réveils répétés, pour échapper à des cauchemars répétitifs eux-aussi, crades et glauques, s’inspirant les uns des autres, remplis de morts, passées ou à venir, de femmes qui se lancent dans des concours de laparotomies ratées, chairs et photos à l’appui etc.

Madame me dit que je fais depuis peu un certain raffut en grinçant des dents pendant mon sommeil, et la douleur à la mâchoire qui me crispe face et neurones en atteste.

Je me suis jeté sur mon ordinateur pour tenter de rester éveillé et écris ces mots complètement défoncé de fatigue et donc dépourvu de lucidité, mais ce n’est pas grave. Ferez-vous véritablement la différence ?

Pour finir, un petit cadeau, une douceur « indus » issue de l’album The Mind Is A Terrible Thing To Taste, qui pour avoir bientôt 20 ans (!!!) tient encore franchement la route et plus que ça même. Et faites-moi plaisir, réécoutez Burning Inside, demain matin, au réveil, fort, très fort.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

P.S.

Et avec ça, il ne me reste que des Craven « A » sans filtre à fumer.

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