05 jan 2010

Histoire(s) de cinéma : toutes les histoires (1988)

Catégorie : Kultur, écran(s)L'arpenteur K. @ 2:01

Pas évident de parler de ce film, premier volet d’Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard : succession d’images d’autres films, de fiction ou d’actualité, souvent arrêtées ou au ralenti, montage de sons et d’extraits de dialogue se superposant, comme se superposent à l’ensemble des mots qui s’inscrivent à l’écran, répétés. Le cinéma, c’est la superposition et l’entremêlement.

La forme est dense, le propos relativement abscons et fractionné et pourtant, c’est fascinant. Parce que le travail du spectateur n’est pas mâché et que celui-ci doit être réceptif et attentif, qu’il doit chercher à comprendre, qu’il s’interroge et qu’il interroge. Parce qu’il y a également, dans ce rigoureux fatras, un point de vue auquel peut s’ajouter ou se soustraire le nôtre.

JLG nous parle du cinéma, de son histoire, de ses histoires et de celle d’un XXe siècle qui pourrait bien être un siècle de nuit, la nuit d’une salle obscure percée par la lumière d’un projecteur et de l’écran qui la réfléchit.

Ce film peut même ravir les contempteurs de « branlette intellectuelle » ou autres prétentions artistiques puisqu’ils y trouveront, sans même en voir plus que les trois premières minutes, une parfaite illustration aux propos qu’ils assènent à langueur de temps : que seuls valent le divertissement et ce qui se reçoit sans effort.

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05 jan 2006

Atypique ?

Catégorie : Kultur, papier(s)L'arpenteur K. @ 2:00

Qui est ce type, à la radio, qui parle de Kafka comme l’un de ses auteurs de prédilection, de la nuit et des nuits dans la nuit parce que la nuit n’est pas la même à 22 heures, 2 heures , 4 heures et demie ou minuit, qui parle des voyages en train, d’un rapport à la lenteur, de celui à l’écriture ?
Qui est ce gars qui parle d’écrire dans la lenteur des trains de nuit qui vont à Prague ou à Berlin ?
Qui peut donc énumérer tout ça, tout moi exagérant, en l’espace de 10 ou 20 minutes ?
Éric Faye, écrivain ?
Malgré toutes ces choses qui m’interpellent, n’est-il tout de même pas rudement bien vivant pour que je puisse le lire ?

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17 juin 2005

Toujours sur la ligne blanche

Catégorie : Kultur, son(s)L'arpenteur K. @ 2:20

Oh, la violente envie d’écouter un vieux Bashung.
Surpris en plein travail, discret, clandestin, à une heure dilettante.
« Toujours sur la ligne blanche » dit-il, « toujours sur la ligne »…
Alors on se sent de prendre la nuit. À filer les albums, les écouter, un après l’autre, chronologiques et avec concentration.
Et sans doute qu’après cela, au matin rendu tien, à l’heure où retentira la sonnerie du réveil s’achèvera un voyage. Plus ou moins long, selon…

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