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	<title>abscons &#187; RoboCop</title>
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	<description>adj. Obscur, difficile à comprendre</description>
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		<title>Le festin nu</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Dec 2006 10:40:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'arpenteur K.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kultur]]></category>
		<category><![CDATA[écran(s)]]></category>
		<category><![CDATA[Burroughs]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Festin Nu de David Cronenberg (1991) d&#8217;après le roman de William S. Burroughs Je tenais à revoir le Festin nu parce que j&#8217;en gardais un bon mais lointain souvenir, que David Cronenberg est un de mes réalisateurs favoris et &#8230; <a href="http://www.abscons.org/2006/12/27/le-festin-nu/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Le Festin Nu</em> de <a title="Sa page Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cronenberg">David Cronenberg</a> (1991) d&#8217;après le roman de <a title="Sa page Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_S._Burroughs">William S. Burroughs</a></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_285" class="wp-caption alignright" style="width: 214px"><img class="size-medium wp-image-285" title="aff_naked_lunch" src="http://www.abscons.org/wp-content/2006/12/aff_naked_lunch-204x300.jpg" alt="L'affiche du film" width="204" height="300" /><p class="wp-caption-text">L&#39;affiche du film</p></div>
<p>Je tenais à revoir le <em>Festin nu</em> parce que j&#8217;en gardais un bon mais lointain souvenir, que <strong>David Cronenberg</strong> est un de mes réalisateurs favoris et qu&#8217;il est toujours intéressant de revoir l&#8217;un de ses films.
</p>
<p style="text-align: justify;">Entre le moment où j&#8217;ai placé le DVD dans le lecteur et celui où j&#8217;ai lancé la lecture du film, j&#8217;ai pris le temps de comparer le cinéma du Canadien avec celui de <a title="Son site officiel" href="http://www.davidlynch.com/">David Lynch</a> que j&#8217;affectionne tout particulièrement itou. Je les trouve assez proches : ce sont tous les deux de véritables cinéastes et pas simplement des faiseurs, qui produisent un cinéma d&#8217;auteur, qui ont un univers propre et marqué, sombre et traumatique et qui flirte avec l&#8217;irrationnel. Un irrationnel peut-être plus ésotérique chez <strong>Lynch</strong> et fantastique chez <strong>Cronenberg</strong>. Il y a aussi de l&#8217;obsession et une récurrence chez chacun d&#8217;entre eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais si je devais placer <strong>Cronenberg</strong> et <strong>Lynch</strong> chacun d&#8217;un côté d&#8217;une barrière, c&#8217;est un thermomètre qui en ferait office, <strong>Lynch</strong> du côté chaud et <strong>Cronenberg</strong> de celui du froid. Ce postulat est peut-être erroné, mais c&#8217;est essentiellement leur façon de traiter leurs personnages et leurs émotions qui m&#8217;aiguille en ce sens. <strong>Lynch</strong> nous place beaucoup plus volontiers au plus près de ses personnages, nous obligeant ainsi à une certaine empathie, <strong>Cronenberg</strong> nous montre avec plus de distance et de recul et une opportunité de calcul supérieure<sup><a href="http://www.abscons.org/2006/12/27/le-festin-nu/#footnote_0_274" id="identifier_0_274" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="A History of Violence que je viens de regarder me fait mentir">1</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cronenberg</strong> nous parle pourtant beaucoup de corps et du corps, mais quand il filme celui-ci, il est toujours malade, chirurgical, infecté, à la limite de l&#8217;hypothermie.</p>
<p style="text-align: justify;">Non, je ne suis pas sûr du tout de ce que j&#8217;avance, il faudrait pour cela que je visionne à nouveau les films de chacun, mais voilà ce à quoi je réfléchissais devant le menu minimal du DVD du <em>Festin Nu</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et en quoi n&#8217;aurais-je pas le droit de penser le cinéma de <strong>Cronenberg</strong> plus froid que celui de <strong>Lynch</strong>, d&#8217;abord ? Au pire, ça se discute. Non, au pire, ça ne se discute pas et je me plante complètement, en ce cas, merci de ne point me laisser dans l&#8217;erreur.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin&#8230; Revenons au <em>Festin Nu</em>, sujet initial de ce d&#8217;ores et déjà long billet. C&#8217;est un film sobre malgré toutes les substances que peuvent s&#8217;offrir certains protagonistes et le délire qui constitue son propos, où l&#8217;on pourrait presque compter les mouvements de caméra sur les doigts des deux mains. Et cette sobriété de la réalisation est une excellente chose, elle n&#8217;interfère pas, ne complique pas une histoire qui ne l&#8217;aurait sans doute pas supporté.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux malheureusement pas aborder le sujet de la qualité de l&#8217;adaptation n&#8217;ayant jamais lu le livre (réputé inadaptable) ou plutôt n&#8217;étant jamais parvenu à le pénétrer réellement et pour en avoir ainsi abandonné la lecture au bout de quelques dizaines de pages. Mais j&#8217;y reviendrai un jour.<br />
Ceci dit, quelques détails du film permettent d&#8217;assez bien décrypter l&#8217;univers et le propos de <strong>Burroughs</strong>, du moins, c&#8217;est comme cela que je le perçois. <strong>Cronenberg</strong> nous dit par exemple que la machine à écrire de <strong>Burroughs</strong> est la drogue. Ce n&#8217;est peut-être que son propre point de vue, même si je pense que c&#8217;est également le discours de B<strong>urroughs.</strong> Oui, c&#8217;est vrai que mon exposé de ce fait est un peu simpliste, soit. Il y a donc de temps à autre de petits éclaircissements de ce genre qui recadrent un tantinet le personnage et son délire.
</p>
<p style="text-align: justify;">Plus formellement, certains détails sont assez plaisants au spectateur que je suis, qui apprécie l&#8217;auto-référence et la cohérence de certains réalisateurs (ou auteurs ou musiciens etc). Comme l&#8217;atelier de fabrication de la viande noire qui n&#8217;est pas très éloigné de ce que sera l&#8217;atelier de fabrication des pods dans <em>eXistenZ</em> ou la présence de <a title="Qui est-ce ?" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Holm">Ian Holm</a> qui est un acteur du complot dans ces deux films. Autre détail d&#8217;importance selon moi, la présence de <a title="Sa fiche IMDB" href="http://french.imdb.com/name/nm0000693/">Peter Weller</a>, qui incarne très bien son personnage (et son auteur) et que l&#8217;on a pu voir, quelques années avant le <em>Festin nu</em>, &laquo;&nbsp;incarcéré&nbsp;&raquo; dans l&#8217;armure du super-flic <em>RoboCop</em>. Quand on sait l&#8217;obsession de <strong>Cronenberg</strong> pour la transformation de l&#8217;être dans sa &laquo;&nbsp;dualité&nbsp;&raquo; avec la machine, c&#8217;est superbement raccord.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin (bis)&#8230; il y a énormément de choses à dire de cet excellent film et j&#8217;ai laissé passer un peu trop de temps entre le moment où je l&#8217;ai revu, commencé la rédaction de ce billet et celui où j&#8217;écris les présentes lignes, et que j&#8217;en perdu bon nombre en route. Mais ce n&#8217;est peut-être qu&#8217;un moindre mal pour vous.</p>
<p>Au fait, j&#8217;espère pour vous que vous ne comptiez pas apprendre à la lecture de ce billet de quoi parle le <em>Festin nu</em> ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_274" class="footnote"><em class="spip">A History of Violence</em> que je viens de regarder me fait mentir</li></ol>]]></content:encoded>
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