31 déc 2008

Musique de tables

Category: Kultur,son(s),écran(s)L'arpenteur K. @ 12:13

En feuilletant l’un de mes vieux cahiers à la recherche d’un bout de texte particulier, je suis tombé sur une note en marge :  « Concert de mains Thierry de Mey ».

Tilt !

Je me souvenais avoir vu sur Arte, il y a bientôt dix ans, une vidéo montrant trois musiciens, tour à tour frapper et caresser de leurs mains des tables. Juste des tables. Ça m’avait beaucoup plu. Mais c’est bien tout ce dont je me souvenais à ce propos et j’ignorais avoir consigné ça par écrit, approximativement, quelque part. Une petite recherche plus tard, et voici Musique de tables de Thierry de Mey. Je ne pense pas qu’il s’agisse précisément de la vidéo vue à l’époque (je revois une salle vide de toute audience, mais je me trompe peut-être) ceci dit elle fera l’affaire et a le mérite de présenter l’œuvre dans son intégralité. Enjoy !

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16 déc 2008

Derrick’s dead

Category: Kultur,écran(s)L'arpenteur K. @ 21:41

Madame me l’a annoncé hier : Horst est mort. Derrick is dead. Et je ne pensais pas spécialement en parler ici mais puisque M. Mario Cavallero Jr s’est fendu d’une notice funèbre à grand coup de Fatals Picards (avec lesquels j’ai toujours beaucoup de mal d’ailleurs), voici donc une autre ressource multimédia rendant hommage, à sa manière, à l’impassible et austère bourre teuton.

http://www.dailymotion.com/videox4duxv

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12 nov 2008

Yippee-ki-yay, motherfucker!

Category: Kultur,écran(s)L'arpenteur K. @ 20:46

Il y a une semaine ou deux, je disais à Madame que j’apprécierais de passer une soirée cinéphilique mono-maniaque. Qu’est-ce ? Rien d’aussi compliqué que ne le suggère son intitulé : il s’agit de passer une soirée devant un téléviseur après avoir choisi une thématique et d’y ajouter un petit quelque chose relevant du défi, un truc un peu masochiste, histoire que l’on s’en souvienne plus tard, un enjeu. Mais c’est une affaire de goût personnel, chacun est libre d’organiser sa soirée comme il l’entend et d’y apporter sa touche. Illustration : une soirée Back to the Future, un excellent choix pour débuter. Les trois films sont de qualité et sont divertissants et c’est une trilogie qui est assez courte. Contrairement à celle du Seigneur des anneaux et que j’avais à l’esprit au moment d’en parler Ce n’est pas que je sois particulièrement fan, c’est peut-être même tout le contraire, mais c’est ici la durée honorable de l’entreprise qui est motivante1 sans oublier le fait que l’oeuvre doit prendre une toute autre ampleur vue ainsi d’une traite.

Et voilà qu’avant-hier, au détour d’une bande-annonce, j’appris que Canal+ diffusait ce mardi 11 novembre l’intégrale, non pas du Seigneur des anneaux, mais de Die Hard. Et si là non plus, je ne suis pas un grand fan, loin s’en faut, ça faisait une belle coïncidence. Et les belles coïncidences, il faut savoir sauter dessus.

Die Hard, donc.

Si j’avais évidemment adoré, gamin, Piège de cristal, je gardais en revanche un très mauvais souvenir de 58 minutes pour vivre à tel point que j’avais ignoré le troisième volet et qu’il ne me serait jamais venu à l’idée de regarder le quatrième. Et puis, il faut le dire : l’actioner2 n’est pas mon genre préféré. Ceci dit, pour avoir discuté ici et là avec des fans hardcore de John McTiernan, j’étais assez curieux de revoir Piège de cristal.

Je me suis donc laissé tenté par l’expérience. Et j’en suis sorti lobotomisé, mais ça c’est l’effet normal quand on regarde une télévision attentivement de 14h00 à 23h00. Ou de 9h00 à 18h00 remarquez, puisque ce n’est pas tant une question d’horaire que de durée.

Neuf heures ! Neuf heures de Die Hard. Tout ça à cause d’une vicieuse envie d’intégrale cinoche et de quelques fans de McTiernan. Qui réalise les deux meilleurs opus de la franchise, il faut le reconnaître.

Globalement, je les ai tous trouvés trop longs (ils durent tous plus de 2h00) et si Piège de cristal ne l’est qu’un tout petit peu vers la fin et n’en souffre pas, Die Hard 4 : Retour en enfer l’est quasiment dès le début puisqu’il ne présente aucun intérêt, ses enjeux dramatiques ne prenant jamais et le film se contentant d’aligner les marques de fabrique pour tenter de rester fidèle à la franchise.

58 minutes pour vivre doit être long aussi, mais en s’endormant une ou deux fois, ça passe plutôt bien. Je précise que l’endormissement n’est normalement pas toléré lors des soirées cinéphiliques et mono-maniaques sauf circonstances atténuantes avérées. Pour me défendre, je dirais que je me suis laissé surprendre par une soirée qui commençait à 14h00, qu’étant seul je ne pouvais me maintenir éveillé en daubant sur ce que j’étais en train de regarder, ce qui est sans doute l’une des meilleures techniques contre l’endormissement et que… le film ronfle franchement lui aussi.

Décidément, ce 58 minutes pour vivre ne m’a guère plus convaincu aujourd’hui qu’autrefois. Parce que le personnage de McClane n’est plus aussi crédible en gars qui se trouve au mauvais moment au mauvais endroit une seconde fois ; le seul qui en veut face à une administration et une technocratie paresseuses et conformistes. Et s’il n’y avait que ça ! Alors que le scénario d’Une journée en enfer s’affranchit très bien de cette faiblesse qu’est l’absence de « fraîcheur » du personnage en prenant quelque part son contre-pied : cette fois, c’est McClane qui est pris pour cible, directement. Et la présence du personnage de Zeus Carver (Samuel L. Jackson), même s’il n’y a rien d’original à la présence d’un sidekick ((on dit « faire-valoir » en français, mais selon moi, ça n’a pas tout à fait la même signification)) dans ce type de film, oxygène un peu la formule.

Ma dernière expérience mémorable en matière d’intégrale avait été la diffusion, déjà sur Canal+, de l’intégrale Star Wars, un premier ou deux janvier. Intégrale qui a pour elle d’avoir ses meilleurs éléments à la fin, ce qui permet de s’accomoder plus facilement de l’ennui qui guette lors des trois premiers opus, alors que celle de Die Hard est plus en dent de scie et finit par le pire. Et me force à admettre que McTiernan l’emporte.

  1. plus de onze heures avec les « special extended edition » []
  2. on dit « film d’action » en français []

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12 août 2008

De la quête du Graal et de l’agneau Pascal

Category: Kultur,son(s)L'arpenteur K. @ 2:05

Aujourd’hui, fidèle lecteur, tu vas être récompensé de ta fidèle lecture (le tutoiement n’est pas ici qu’une figure de style, je m’adresse bel et bien au seul fidèle lecteur de ce blog, l’unique, l’élu).
Ah, pardon, un oeil sur les statistiques de fréquentation de ce site me laisse penser qu’ils pourraient bien être deux.
Reprenons et tutoyons donc avec style.
Prépare-toi, fidèle lecteur, toi qui es l’élite de la blogosphère et au-delà (et encore une fois les statistiques de fréquentation de ce site le prouvent, l’humanité connectée moins deux personnes, c’est de l’élite élitiste de pointe, l’élite en moins de deux, reste Jésus Christ, fils de Dieu, saint sauveur tout ça, on a connu plus dégueulasse question croix podium non ?).

Bref.

Il était une fois, il y a longtemps, très longtemps… la vie, la belle vie qui coule dans nos veines, dans un moment d’extase gracile a porté à mon existence celle, ô combien précieuse, du Graal. Enfin… d’un Graal de plus, dans la mesure où chacun le sien et dans celle où j’ai depuis longtemps une liste de Graals qui n’en finit plus de ne plus finir.

Rebref.

Je ne me souviens plus exactement pourquoi ni comment (et c’est bien la preuve de l’intervention d’une conscience supérieure et aimante), je fus en possession d’une cassette, que les marchands du temple de l’époque appelaient VHS, remplie des plus fins trésors. Dont celui-ci qui va suivre, tellement n’brick.

Cela fait aujourd’hui bientôt douze ans et sache mon ami que depuis lors, ma quête n’a jamais cessé, et que malgré l’âpre adversité de nos maigres existences qui m’a parfois ôté tout ce qu’elle a pu de mon énergie et de ma volonté afin de me voir échouer, toujours je me suis relevé, toujours, dès qu’il m’a été donné de le faire, j’ai retourné les bacs des disquaires les plus malfamés et délaissés de tous pour trouver le Graal. Il a fallu que je me fraie un chemin, sans jamais frémir ni me retourner, parmi les armées mortes de l’Enfer de la variété française, dans les limbes de la variété internationale eighties, que je traverse un noir océan de rock dur (mais qu’est-ce que tu dis ?). Diantre oui, j’en ai usé de la sandale rangers.

Sache encore qu’il m’aura fallu aller jusqu’aux lointaines contrées du Canada et du Québec (et la variété québécoise, hein, toi-même tu sais) avant de pouvoir le présenter, enfin, à la face avide d’un monde qui perd et reperd sans cesse ses repères. Et non, je n’y suis pas allé en rangers, mais Internet, tu connais ?

Enfin, fidèle lecteur parmi les fidèles, je me dois de te prévenir, sois attentif et concentre-toi, laisse-toi bercer par ce nectar musical mais ne laisse rien te détourner de la parole pascale, abandonne-toi complètement aux doux mots dits d’Eddy.

Le Graal…

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Tu as aimé ? C’est normal.
Tu en veux encore ? Bien sûr, oui, bien sûr, tu peux le ré-écouter.
Ça pose hein ? Ne me demande pas d’explications, je n’en ai pas, c’est, dans l’ordre des choses, impénétrable.

A side

A side

Mais maintenant que le fauve est lancé, on ne va pas l’arrêter comme ça. Je te prie donc de reprendre ton souffle, fidèle lecteur, avant d’aborder la face B de l’hostie noir vinyle.

et sa face B

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B side

B side

On ne va pas se mentir, c’est moins bien, mais tout de même, ce n’est pas complètement inoffensif.

Tu as eu du mal à lire les titres sur la rondelle ?
Ne bouge pas.

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au "cul") - Front

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au "cul") - Back

La complainte du goéland (ah ! si j’avais des plumes au

N’est-ce pas ?
Pardon ? Les paroles maintenant ?
Les voici :

Joyeux Portugais rame tralalalère
Trouve la morue perdue au fond des mers
Pendant que…
Tout seul dans le vent, se caillant sans rien dire
Un grand goéland se fendait la tirelire

Ah ! si j’avais des plumes au cul
Je volerais vers le soleil
Mais j’ai survolé un barbecue
Elles repoussent plus pareil
(x2)

Comme un goéland qui aurait pris sa cuite
Volant, vacillant, tout en faisant « cui ! cui ! »
Comme un goéland qui tondait sa pelouse
Vit en sautillant arriver trois barbouses
Se lamenta…

Ah ! si j’avais des plumes au cul
Je volerais vers le soleil
Mais j’ai survolé un barbecue
Elles repoussent plus pareil »
Oui, tu avais bien compris.

Bon, maintenant que nous sommes, toi, lecteur et moi, dans la vrille la plus totale et le plus grand n’importe quoi, il ne me reste plus qu’à citer mes sources : la découverte d’Eddy Pascal, je la dois à l’Oeil du cyclone, émission foutraque et regrettée diffusée par Canal +. Et voici donc le numéro consacré qui restera encore longtemps dans mon panthéon personnel des plus grands moments que la télévision a pu m’offrir, ça dure un peu moins d’1/2 heure et si l’on peut entendre Eddy à la fin, tout ce qui précède vaut largement la peine d’être vu. À ce jour, je ne me lasse toujours pas de le regarder et je suis capable d’en chanter toutes les chansons, la larme à l’oeil, devant mon téléviseur. Prends garde à toi, tu risques bien de connaître la même extase, le même sort.

http://video.google.com/videoplay?docid=311414958994349248

P.-S.

Il va sans dire que si M. Eddy Pascal ou quelqu’un de son entourage venait à faire un tour par ici, je serais ravi d’en savoir un peu plus sur la genèse de ce morceau ou sur sa carrière. Sait-on jamais, pour me contacter, ça peut se faire là : contact (arobase) abscons.org.

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